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  • : Blog pour tous les passionnés du Brésil : actualités économiques, sociales et politiques.
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  • bruno magniez

CV

Bruno MAGNIEZ

 
Email : bmagniez@netcourrier.com

 

Docteur en Sciences Economiques

 

Thèse de doctorat Université de Picardie Jules Verne (octobre 2001) :

-          « La place du secteur informel dans l’économie brésilienne : une étude centrée sur le commerce de rue à João Pessoa »
- Thèse sous la direction de B.Lautier, Professeur Université de Paris-I, Panthéon-Sorbonne. Mention très honorable.

-          Jury de thèse : Philippe Hugon, Jaime Marques Pereira, Christian Azais, Bruno Lautier, Christian Palloix


 

Professeur de Sciences Economiques et Sociales


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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 14:34

POURQUOI LE BRESIL ?

 Après un DEA en Economie Internationale, j'ai décidé de poursuivre mes études universitaires en m'inscrivant en thèse. Cette thèse avait pour objet de présenter et d'analyser le secteur informel et plus précisément la place du commerce de rue au Brésil comme une dynamique locale de développement et un système d'emploi local. Une ville moyenne du Nord-Est brésilien, Joao Pessoa, capitale de l'Etat de la Paraiba, allait me conduire à un travail de très longue haleine et devenir alors mon terrain privilégié d'investigations lors de différentes missions menées au cours des années 1990 !



 O BRASIL DO MEU CORACAO 

 

  • Il est temps de penser au Brésil autrement que pour son football, la samba ou Copacabana. Cinquième pays au monde par sa taille et sa population, le Brésil est aujourd’hui en lutte avec les Etats-Unis pour la place de premier exportateur agricole mondial. C’est aussi l’une des dix premières puissances industrielles de la planète. Le "président des pauvres" a appliqué une politique libérale et s'est imposé comme l'un des leaders des pays émergents. Le charisme de Lula le désigne comme l'un des chefs de file du monde en développement, pour lequel il a réclamait un impôt international contre la faim.
     

     

    FRANCA_BRASIL

    A RIO DE JANEIRO LANCEMENT DE L'ANNEE DE LA FRANCE AU BRESIL


    Après la réussite de l’année du Brésil en France, nous allons célébrer l’année de la France au Brésil. Ce sera en 2009 !


    En 2005, la France avait accueilli une "Année du Brésil", couronnée d'un grand succès. Quatre ans plus tard, le Brésil lui rend la pareille. Quelque 700 projets franco-brésiliens ont été approuvés. Au-delà de leur viabilité financière, assurée par les institutions et par le parrainage de dizaines d'entreprises, ils ont été choisis en fonction de trois critères : la diversité des genres, la décentralisation et une divulgation maximale.

    "Plus de 80 villes sont concernées d'un bout à l'autre du pays, souligne le commissaire brésilien, Danilo Santos de Miranda. On touchera un très large public. Nous souhaitons aussi que ces événements aient un effet d'entraînement et laissent une trace durable, au-delà de 2009." La commissaire française, Anne Louyot, se réjouit que, dans l'immense Brésil, les 26 Etats fédérés et les municipalités aient pris eux-mêmes l'initiative de proposer des projets. Le président du commissariat français, Yves Saint-Geours, résume l'objectif poursuivi : "Nous voulons montrer aux Brésiliens la France d'aujourd'hui, une France moderne, ouverte et multiculturelle."


    Il y en aura donc pour tous les goûts. La peinture, avec des expositions de
    Fernand Léger, Henri Matisse ou Marc Chagall. La photographie, avec des oeuvres de Robert Doisneau, Sophie Calle et Pierre Verger. Le lyrique, avec six opéras au théâtre Amazonas, à Manaus. Le théâtre, avec une pièce de Bernard-Marie Koltès. Le cinéma, avec un festival du muet. La mode, avec des collections de Christian Lacroix, Thierry Mugler et Yves Saint Laurent. La littérature et l'édition, avec des foires du livre et une exposition sur la langue française. Sans oublier la coopération universitaire, une centaine de colloques et de débats, l'architecture, la musique classique, le jazz, le cirque et les arts de la rue.


    La saison "França.br 2009" s'ouvrira le 21 avril à
    Ouro Preto (Etat de Minas Gerais) et à Rio de Janeiro, avec un spectacle pyrotechnique sur la lagune. Elle s'achèvera le 15 novembre 2009 à Sao Paulo. Le 7 septembre, M. Sarkozy assistera à la célébration de la fête de l'indépendance du Brésil. Le lendemain, des festivités auront lieu dans une localité symbolique : Sao Luis, capitale de l'Etat du Maranhao, et seule ville brésilienne fondée par des Français, en 1612.




    Fórum Social Mundial

    du 27 janvier au 1er
    février 2009
    Belém - Pará - Brasil




    Le prochain Forum Social Mondial se tiendra à Belém, au Brésil, du 27 janvier au 1 er février 2009. L'occasion de réfléchir aux défis auxquels est confrontée la solidarité internationale.



    L’Amazonie est le territoire-acteur du Forum Social Mondial 2009

    Du 27 janvier au 1er février, la ville de Belém cesse d'être la capitale du Pará pour devenir le cœur de la Pan-Amazonie

    La Pan-Amazonie sera le territoire de la 8ème édition du Forum Social Mondial. Pendant six jours, Belém, la capitale du Para, au Brésil, deviendra le centre de l'ensemble de la région pour accueillir le plus grand événement altermondialiste. Des militants provenant de plus de 150 pays, engagés dans un processus permanent de mobilisation, de coordination et de recherche d'alternatives pour un autre monde possible, libre des politiques néolibérales et de toutes formes d'impérialisme, s’y retrouveront.


    Composée de la Bolivie, du Brésil, de la Colombie, de l’Équateur, de la Guyane, du Pérou, du Surinam et du Venezuela, et de la Guyane française, la Pan-Amazonie est connue pour la richesse de sa biodiversité et la force et la tradition de la population et de ses organisations qui construisent un mouvement de résistance dans la perspective d'un autre modèle de développement.


    Lors d'une réunion du Conseil International (CI) du FSM, qui a eu lieu du 30 Mars au 3 avril, à Abuja, au Nigéria (Afrique), il a été décidé de réaliser le FSM 2009 Amazonie du 27 Janvier au 1 Février 2009 dans la ville de Belém, Para, au Brésil, l'un des pays qui composent la Pan Amazonie. Outre de fixer la date et l'architecture du Forum, le CI a décidé que le territoire du FSM 2009 serait composé de l'Université de Pará (UFPA) et de l'Université fédérale rurale de l'Amazonie (UFRA).


    Beaucoup plus qu'un territoire d’accueil du FSM, l'Amazonie, représentée par ses peuples, ses mouvements sociaux et organismes, sera l'actrice principale dans le processus et aura la possibilité de faire connaître ses luttes dans le monde entier et de nouer des alliances mondiales et continentales.


    Le choix de la Pan-Amazonie


    Le Conseil International du FSM, composé de quelques 130 entités, a choisi la Pan Amazonie pour accueillir le FSM 2009 en reconnaissance du rôle stratégique que la région a pour l'humanité tout entière. La région est l'une des dernières zones de la planète encore relativement préservée, au cœur d’une zone géographique d'une valeur inestimable pour sa biodiversité. Elle comprend également un ensemble vaste et varié de mouvements sociaux, de syndicats, d’associations, de coopératives et d’organismes de la société civile, articulés dans des réseaux et des forums, luttant pour une Amazonie durable, solidaire et démocratique.


    Le FSM 2009 sera guidé par trois orientations stratégiques:

    • être un espace où se forgeront des alliances qui renforceront les propositions d'actions et la formulation d’alternatives;
    • être composé d’activités autogérées ;
    • avoir un clair accent pan-amazonien.

    Cet effort et la demande de la Pan Amazonie ont été reconnus et adoptés par le CI. Le résultat sera l'une des grandes nouveautés de la 8ième édition du FSM, une journée complète consacrée au thème pan amazonien : la Journée de la Pan Amazonie. Cette journée sera marquée par la 5e édition du Forum Social Pan Amazonien (FSPA) et réunira des témoignages, des présentations, des conférences, des débats, des marches et des alliances entre les peuples de la Pan-Amazonie et ceux du monde entier.

    http://www.forumsocialmundial.org.br/


    Crise : pourquoi le Brésil est-il épargné ?

    Crise financière, boursière, chute de la production, chômage en hausse, fin du crédit… Les analyses les plus optimistes ne prévoient pas de sortie de crise avant longtemps. Et pourtant, le Brésil est serein. 


    Les exportations du Brésil sont diversifiées, à l’image d’Embraer*, 3ème compagnie aéronautique mondiale, qui exporte les avions brésiliens dans le monde entiers, à des compagnies telles que US Airways, KLM, Lufthansa ou Japan-
    Air – photo Antônio Milena/ABr


    Bien sûr, l’économie brésilienne est touchée elle aussi : la Bovespa a accompagné la chute des bourses mondiales, la croissance recule, les exportations s’effondrent… Cependant, l’économie nationale résiste bien mieux que les autres, et les spécialistes s’accordent sur le fait que le Brésil est l’un des pays les mieux placés pour faire face à la crise. Il sera peut-être l’un des grands moteurs économique mondial des prochaines décennies.

    Le principale force du Brésil est son marché intérieur en forte croissance. Le pays a amorcé une spirale vertueuse qui fait la force de son économie. La hausse du pouvoir d’achat a permis une formidable croissance du marché intérieur, qui à son tour a offert aux entreprises nationales des débouchés leur permettant de croître rapidement, d’embaucher et d’augmenter les salaires. Dans le même temps, les entreprises soutenues par ce marché intérieur et la stabilité économique et politique du pays ont développé leur internationalisation et leurs exportations. Aujourd’hui, les exportations sont diversifiées, tant par la nature des produits que par les pays destinataires, ce qui rend le Brésil moins dépendant d’un secteur ou d’une zone spécifique.
    Les réserves de change accumulées ces dernières années dépassent les 200 milliards de dollars et permettent de maintenir le cours du réais pour soutenir la balance commerciale.

    Le Brésil, en phase de devenir l’une des grandes puissances économiques mondiale grâce à la crise ?

    L’autre force du Brésil réside dans la santé de ses banques, dont Lepetitjorunal annonçait encore il y a quelques mois les bénéfices record.
      Ces derniers jours, 3 des plus grosses banques brésiliennes ont annoncé leurs résultats trimestriels, tous positifs : bénéfice de 1,9 milliards de réais pour Bradesco, 1,8 milliards de réais pour Itaú et 704 millions pour Unibanco. Dans le même temps, les banques nationales rachètent les portefeuilles des concurrentes et présentent un volume d’actifs en forte hausse. Si les banques se sortent aussi bien de la crise, c’est aussi parce qu’elles évitent les secteurs et types de prêts les plus risqués, et elle ne sont principalement impactées qu’à travers les prêts concédés aux banques étrangères.

    Outre ces éléments, les principaux indicateurs économiques sont restés au beau fixe depuis le début de l’année : taux d’investissement en hausse de 16% ; rentabilité des entreprises nationales supérieure à 10%, avec plus de 69 milliards de réais de bénéfice réalisé par les 340 plus grosses au 1er semestre, inflation maintenue au dessous de 6%, taux de chômage inférieur à 8%, croissance générale de l’économie supérieure à 6%…
    Enfin, le Brésil reste l’un des principaux territoires producteurs et exportateurs de matières premières, dont la plupart des pays sont dépendants, ce qui assure un minimum de demande extérieure pour maintenir les exportations.

    Ces atouts devraient permettre au Brésil de mieux résister à la crise que les autres et pourraient en faire l’une des futures grandes puissances économiques de l’après-crise. Ce n’est certainement pas pour rien si la maison blanche a fait appel au G20, présidé par le Brésil, pour chercher des solutions à la crise.



    Ascension sociale à tous les étages !

    20 millions de Brésiliens sont sortis de la pauvreté ces 2 dernières années et la moitié de la population du pays appartient maintenant à la classe moyenne(2). Aujourd’hui au Brésil, toutes les catégories sociales profitent du dynamisme de l’économie

    Chaque jour, le Brésil compte 164 millionnaires de plus (1) !
    © Laurent Guerinaud Photography

    Depuis quelques mois, tous les médias en parlent : la classe moyenne est devenue majoritaire au Brésil. La classe C(2) regroupe en effet maintenant 50% de la population(3). Les classes les plus pauvres (D et E) ne représentent plus que 39%, contre 51% en 2005. En fait, l’ensemble des catégories sociales ont vu leur situation s’améliorer : le salaire moyen est passé de 1.784 réais en 2002, à 1.956 en 2008, soit l’équivalent de 2.500 euros en parité de pouvoir d’achat(4).
    La pauvreté a incontestablement régressé, le pourcentage de personnes vivant sous le seuil de pauvreté(5) étant passé de 37 à 25 en 2 ans. A titre de comparaison, il était de 12% en France en 2005.
    Ainsi, les inégalités se réduisent : l’indice de Gini(6) qui mesure les inégalités sur une échelle de 0 à 1 est passé de 0,62 en 2002 à 0,56 en avril 2008. Ce chiffre reste élevé (il est de 0,27 en France, qui est parmi les pays les plus égalitaires) mais la tendance est initiée et les inégalités se réduisent de plus en plus rapidement.
    Mais la ‘‘lutte contre les inégalités’’ ne fait pas partie de la culture brésilienne. Les Brésiliens, même les plus pauvres, ne font preuve d’aucune amertume envers les plus riches, qu’ils félicitent au contraire pour leur succès, d’autant plus que pour beaucoup c’est le résultat mérité d’un travail acharné. La réduction des inégalités est avant tout un processus d’enrichissement des plus pauvres et non un ‘‘nivellement par le bas’’ comme dans beaucoup de pays occidentaux où la croissance ralentie ne permet plus d’améliorer la situation de certaines catégories qu’en détériorant celle des autres.

    La probabilité de devenir millionnaire est supérieure de 22% à celle d’être assassiné
    Après avoir créée une ‘‘formule miracle’’ en mélangeant divers produits pour en finir avec ses cheveux crépus, Heloísa Assis, 43 ans, ancienne femme de ménage carioca, est aujourd’hui millionnaire, à la tête d’un salon de coiffure qui emploie 100 personnes. Thai Quang Nghia, 50 ans, immigré vietnamien, à la tête de Goóc, une entreprise qui fabrique des tongues à partir de pneus recyclés et réalise un chiffre d’affaire de 50 millions de réais (20 millions d’euros) par ans, a suivi le même chemin…
    Ces exemples ne sont pas rares au Brésil : 60.000 personnes ont accumulé leur premier million de dollars en 2007. Aujourd’hui, 1 brésilien sur 1.000 est millionnaire !
    Des initiatives telles que
    l’Instituto Empreendor Endeavor se sont mises en place pour aider les potentiels entrepreneurs à transformer une idée en une multinationale prospère. Les ressources financières sont disponibles dans le pays et permettent aux créateurs d’entreprises de se financer, que ce soit par le crédit ou l’émission d’actions. En 2007, par exemple, 55,5 milliards de réais (23 milliards d’euros) ont été levés en bourse, soit 2.820% de plus qu’en 1995 ! Le volume de financement d’entreprises à crédit a augmenté de 338% sur la même période…
    Toutes ces données montrent que le Brésil est aujourd’hui dans un cercle vertueux de création de richesse, dont tout le monde profite. Les entreprises croissent, embauchent et versent de meilleurs salaires. Plus riches, les Brésiliens dépensent plus et favorisent à leur tour la croissance des entreprises nationales. La boucle est bouclée et la crise mondiale actuelle ne semble pas avoir atteint ce cercle vertueux.
    Laurent GUERINAUD. (
    www.lepetitjournal.com - São Paulo) mercredi 3 septembre 2008
    Sources : Insee, Ipea, CPS, IBRE, IBGE, Estado SP et Veja

    (1) Sont comptabilisées comme millionnaires les personnes possédant au moins 1 million de dollars en actifs financiers. Les valeurs des éventuels biens immobiliers (maisons, appartements, terrains usines ou fermes) ne sont pas incluses dans le calcul.

    (2) Classe E : revenus nets mensuels inférieurs à R$ 572 (215 € / 730 € en PPA(4))
    D : entre R$ 572 et 1.134 (426 € / 1.450 € PPA)
    C : entre R$ 1.135 et 2.860 (1.075 € / 3.650 € PPA)
    B : entre R$ 2.861 et 5.721 (2.150 € / 7.300 € PPA)
    A : plus de R$ 5.721

    (3) Les données sont différentes selon les sources, mais sont toujours proches de 50%.

    (4) Les comparaisons en parité de pouvoir d’achat (PPA) permettent de tenir compte du coût de la vie. Le calcul est réalisé sur la base des indices de PPA du FMI pour 2007 en France et au Brésil. Pour faire simple, X réais dépensés au Brésil correspondent à Y euros dépensés en France en PPA.

    (5) Le calcul du seuil de pauvreté est très discuté car il est difficile de fixer la limite et encore plus de faire des comparaisons dans car le coût de la vie est très différent selon les pays.
    Au Brésil, la valeur retenue correspond à un revenu inférieur à la moitié du salaire minimum, soit R$ 207,50 (83 € / 265 € PPA).
    En France, la valeur retenue est la 50% du salaire médian, soit 680 €.
    Ces deux types de mesure reflètent plus l’inégalité que la pauvreté du fait que, par exemple, une augmentation du salaire minimum entraine une augmentation du seuil de pauvreté… Certains organismes fixent la limite à 1$ par jour mais on ne dispose pas de chiffres récents pour le Brésil. De plus, cette mesure ne tient pas compte des différences du coût de la vie entre les pays.

    (6) Définition de l’indice de Gini par l’Insee : L'indice (ou coefficient) de Gini est un indicateur synthétique d'inégalités de salaires (de revenus, de niveaux de vie...). […] Entre 0 et 1, l'inégalité est d'autant plus forte que l'indice de Gini est élevé.
    Sont calcul est relativement compliqué, il est détaillé ici.

    Et vous trouverez sur ce site, l’indice de la plupart des pays en 2007.


    30 millions ... de salariés !

    Selon les données annoncées par le Ministère du Travail publiées aujourd'hui, le nombre d'emploi formel a dépassé pour la première fois la barre des 30 millions.

    En 2004, il y avait 24,8 millions de salariés dans des emplois formels. Du mois de janvier au mois de mai de cette année, pas moins de 1,05 millions d'emplois ont été crées.

    Dans le détail, les services représentent la plus grande part avec 365 000 postes, 265 000 dans le secteur manufacturier, 160 000 dans la construction et 83 000 dans le commerce.

    La prévision du gouvernement et 1,8 millions d'emplois pour 2008 - un record historique.

    Alain Rouquié, Le Brésil au XXIe siècle, éd. Fayard

     

    Naissance d’un nouveau grand



    Pourquoi et comment un ouvrier-tourneur, fils de paysans misérables du Nordeste, a-t-il pu parvenir au sommet de l’Etat au Brésil, ce pays champion du monde des inégalités sociales, où le travail manuel est encore marqué des stigmates de plus de trois siècles d’esclavage ? Lula élu président de la République, ce n’est ni un détail anecdotique, ni un hasard sans lendemain. L’élection emblématique du premier président brésilien du XXIe siècle reflète et symbolise la prodigieuse mutation qu’a connue le Brésil ces dernières décennies, et à laquelle la politique n’a pas échappé. C’est cette mutation profonde, qui permet au Brésil d’aujourd’hui de jouer un rôle de premier plan sur la scène internationale, que ce livre veut éclairer en explorant les rapports entre pouvoir et société au "pays de Lula".


    Alain Rouquié
    envoyé par Alexandre de Nunez


    Cette étude, née d’une longue familiarité de l’auteur avec le géant sud-américain, s’attache à comprendre le Brésil à travers ses singularités présentes et ses paradoxes passés. Le poids de la géographie dans la pérennité des structures représentatives, ou le rôle de l’Etat dans le lente constitution de la citoyenneté sont ainsi révélés. Alain Rouquié nous donne les clés de compréhension d’un autre Brésil, loin des clichés et des images convenues : grande démocratie métissée, créatrice d’une civilisation industrielle sous les tropiques, elle est l’une des trois grandes puissances émergentes de la planète.

    Directeur de recherche émérite à la Fondation nationale des sciences politiques, Alain Rouquié est spécialiste de l’Amérique latine contemporaine. on lui doit notamment L’Etat militaire en Amérique latine (1982), Amérique latine : introduction à l’Extrême-Occident (1987), Guerres et paix en Amérique centrale (1992). Ambassadeur de France au Brésil de 2000 à 2003, il est aujourd’hui président de la Maison de l’Amerique latine.





     L'alternance politique au Brésil et l'accession au pouvoir de Lula

         Avec à sa tête un ex-métallo, le charismatique Lula, le Brésil tente de réduire les inégalités sur son sol tout en imposant une voix différente dans le concert des nations. Il se pose ouvertement en champion des pays de l’hémisphère Sud. Le Brésil en est le premier géant.  Le Brésil est enfin entré dans une phase décisive de son histoire. Personnage hors norme, l'ancien vendeur de cacahuètes et cireur de chaussures est sans doute l'un des politiciens les plus étonnants de la scène mondiale. Né dans la misère du Nordeste, devenu successivement leader syndical (des métallurgistes), fondateur du Parti des Travailleurs (PT), puis président de la République, il symbolise le profond renouvellement de la classe politique.


    L'accession progressive de Lula sur la scène politique brésilienne

                       .

     

      
    Le parti des travailleurs, arrivé à la tête de l'Etat, a fait sa mue idéologique. S'il séduiséduisait déjà les classes moyennes, il a également su attirer les plus pauvres et une partie du milieu des affaires. Ainsi, "un fils du peuple" à la tête du Brésil, après un trés long parcours semait d'embuches. Candidat pour la quatrième fois à l'élection présidentielle, améliorant à chaque fois son score de premier tour (17,2 % des voix en 1989, 27 % en 1994, 31,7 % en 1998 et 46,2 % en 2002), Lula a été finalement élu au second tour en octobre 2002 avec plus de 61 % des voix. Pour la première fois en 150 ans, les pauvres seront représentés au pouvoir !

     


     

      Bilan Lula 1: l'équipe de Lula est loin d'avoir tenu toutes ses promesses.

    Malgré tout, lors de ses trois premières années au pouvoir des avancées significatives ont été réalisées ! 

    L'élection de Luiz Inácio Lula da Silva à la présidence de la République fédérative du Brésil, le 27 octobre 2002, a  suscité de grands espoirs, tant à l'étranger que dans son propre pays. La presse française, généralement discrète sur le Brésil, a consacré de nombreux articles à l'élection et au processus de transmission de pouvoirs entre le président Fernando Henrique Cardoso et Lula. L'arrivée au gouvernement du Parti des travailleurs (PT) et de son chef historique, souvent interprétée à partir du retentissement du Forum social mondial de Porto-Alegre, paraissait rendre possible une politique franchement progressiste dans un contexte démocratique, et enthousiasmait les partis de gauche. Quant aux partis de droite et aux hommes d'affaire, dès lors que la période de transition entre l'élection et la prise de fonction avait écarté tout risque d'aventurisme économique, ils manifestaient leur intérêt pour une expérience pouvant atténuer les graves problème sociaux qui retardent le développement du pays.

    L' expérience Lula a pris les derniers mois de son premier mandat un tour assez sombre. Les principaux éléments ont été étalés dans la presse internationale : on a appris d'abord que le Parti des travailleurs (PT), dont est issu Lula, avait monnayé le soutien de certains députés grâce à une caisse noire, localisée à l'étranger; puis que la campagne présidentielle de 2002 avait aussi été financée de cette manière. La plus grande partie de la direction du parti a dû démissionner, ainsi que certains proches collaborateurs du Président. Cette crise politique recouvre-t-elle un échec plus général, remettant en question la stratégie réformiste suivie depuis 2003 ? Pas vraiment, même si les résultats n'ont pas été à la hauteur des immenses espoirs soulevés en 2002.

    Les difficultés rencontrées pour mettre en oeuvre les politiques sociales nouvelles ont été importantes. Les programmes lancés au début de 2003, comme par exemple "Fome zéro" (Faim zéro) ont été très long à se mettre en place. Ce programme fut remplacé par celui de "Bolsa Familia" (bourse familiale) qui réunit les principaux soutiens aux plus pauvres et qui couvre désormais 68 % des ménages qui peuvent y prétendre. Ainsi, l'ensemble des 37 millions d'écoliers et collégiens bénificient dorénavant d'un programme d'alimentation, ce qui devrait limiter le travail des enfants. Ces différents programmes sociaux, relatifs par exemple à la santé ou à l'éducation, ont permis de constituer toutes les bases de données individuelles au niveau fédéral, étatique ou municipal pour pouvoir coordonner au mieux ces différentes politiques sociales.

    Après dix-huit mois de gouvernement, les commentaires venus de l'étranger ont été plus partagés et, au Brésil même, les déçus du « lulisme » rappellent ceux du socialisme de la France des années 1980. Certes le président brésilien a su maintenir, à l'extérieur comme à l'intérieur du pays, une popularité à laquelle son origine ouvrière et son style très personnel ne sont pas étrangers. Mais, après une première année jugée positive car elle a contribué à maintenir les équilibres économiques fondamentaux, les premiers mois de 2004 ont suscité davantage de doutes sur la capacité d'un gouvernement, piégé dans les méandres habituels de la politique brésilienne, à susciter la croissance et diminuer les inégalités. Par ailleurs, il est impossible de parler du Brésil sans prendre en compte ses caractéristiques géographiques. Dans un pays de 186 millions d'habitants et de dimension continentale, les inégalités régionales se superposent aux inégalités sociales.

    La richesse est très largement concentrée dans les sept Etats des régions Sud et Sud-Est, avec une domination incontestée de l'Etat de São Paulo et de sa capitale. Si un début de développement industriel est observable dans les grands Etats de la région Nord-Est (Bahia et Pernambouco), celle-ci reste encore très en retard en matière de développement économique et social. Peu peuplés, les Etats de la région Ouest connaissent pour leur part un développement économique rapide, lié notamment à l'agriculture, tandis que ceux de la région Nord cumulent les handicaps. Contrairement à l'Amérique hispanophone, l'ancienne colonie portugaise a su conserver son unité politique, et son territoire s'est progressivement unifié économiquement. Mais l'hétérogénéité reste grande, régulée par des marchandages politiques au profit des Etats du Nord et du Nord-Est.

    En effet, les obstacles au développement du Brésil sont généralement imputés à ses caractéristiques économiques (manque d'investissements d'infrastructure, endettement excessif...) ou sociales (faible niveau d'éducation de la majorité de la population, indices record d'inégalités...). La thèse qui sous-tend notre propos est que les obstacles majeurs sont d'abord de nature politique, et que tout nouveau gouvernement, pour agir efficacement, doit avant tout affronter, contourner et, si possible, réformer un système politique inadapté, qu'il s'agisse des partis, du parlement, de l'administration, de la justice, etc.

     

     


      Chronique d'une réélection annoncée : "Lula, comme Pelé, est un mythe vivant"

    Pourtant déjà un sentiment de déception s'est fait jour dans les milieux de gauche, au sein du PT, mais le Brésil est tellement complexe et les inégalités héritées de l'histoire y sont si grandes, en référence à l'IDH, que l'on ne peut pas transformer ce pays-continent en un laps de temps aussi court qu'un premier mandat, mais le petit peuple est impatient, à juste titre !

    Rappelons aux impatients de tout bord, que le PT, fondé il y a un peu plus de 25 ans, n'a jamais été un parti seulement idéologique, c'est aussi un assemblage hétérogène composé d'ouvriers, de paysans, "d'intellos", de militants alter-mondialistes et des droits de l'homme .... aux aspirations diverses, c'est ce qui fait sa richesse, mais parfois contradictoires. Pour l'instant, et depuis, le second mandat commencé en janvier 2007, c'est plutôt la "realpolitik" qui semble prévaloir, redressement de l'économie salué par le FMI, politique d'orthodoxie budgétaire impopulaire et frotement critiqué par les partisans de Lula eux-mêmes ! Soyons cependant positif, "la croissance est là", mais le vrai défi consiste à se rapprocher des taux de croissance des pays concurrents, Chine et Inde, et de la faire durer pendant plusieurs années de suite.

    Clip de campagne électorale pour le second tour de l'élection présidentielle au Brésil promouvant la réelection de Lula

     

     


     

     Le président Lula conforté par une large victoire le 29 octobre 2006

    Porté par Bolsa Familia, lâché par les couches moyennes, lula a été électoralement "victime" du PT et des affaires lors du premier tour. Mais avec près de 61 % des voix, l'éclatante victoire de Lula au second tour a finalement sans doute plus de poids que s'il l'avait emporté de justesse au premier tour. Lula a alors attribué sa victoire à la "sagesse" du peuple. "Le Brésil n'est pas à moi : je ne suis qu'un Brésilien. La victoire n'appartient ni à Lula, ni au PT, mais au peuple brésilien." Avec ferveur, il a alors expliqué que ce second mandat l'obligeait "à plus de responsabilités" et promis de gouverner pour "tous les brésiliens", même si les pauvres auront la préférence. S'il existe une troisième voie en politique, entre gauche et droite, Lula l'a trouvée avec cette formule alliant des mesures économiques néolibérales à une politique sociale qui vise à réduire la pauvreté.

    Pour cela, lors de son deuxième mandat, Lula veut relancer la croissance du Brésil en présentant un "plan d'accélération" qui devrait générer une croissance de 5 % par an entre 2008 et 2010, contre 2,6 % entre 2003 et 2006. Le gouvernement a prévu plus de 500 milliards de reais seront investis dans les infrastructures du pays, l'énergie, les transports et le logement, tout en mobilisant le secteur privé pour mettre en oeuvre un développement plus soutenu et durable.

     


      Il serait néanmoins prématuré de vouloir dresser un bilan de l'action du gouvernement Lula, dix-huit mois seulement après son entrée en fonction.


    .

    Le Brésil : autres clés pour comprendre

Le Brésil est à la fois le cinquième pays au monde par sa taille et sa population, l’une des dix premières puissances industrielles et surtout – ce qu’on ignore trop souvent – le deuxième exportateur agricole, juste derrière les Etats-Unis. Il faut en finir avec les clichés habituels – carnaval, football, samba, etc. – le Brésil est un acteur de taille sur la scène internationale.

En effet, ces clichés sont déjà un peu tombés avec l’arrivée au pouvoir du président Lula… Effectivement, la personnalité charismatique de Lula a radicalement changé la donne sur le plan international. Il est le représentant d’un Brésil à gauche, le symbole de la révolte des pays du Sud contre les pays riches. Mais à l’intérieur du pays, le virage social se fait encore attendre. Deux ans après son accession au pouvoir, Lula est finalement considéré comme le bon élève du FMI et il pratique une politique d’austérité qui suit, dans bien des domaines, le modèle libéral de Cardoso, son prédécesseur. Le bilan de ces quatre années au pouvoir est donc assez surprenant même si, bien évidemment, la vocation sociale du gouvernement reste affirmée.

Comme nous le soulignions, on sous-estime totalement la puissance agricole du Brésil. Premier exportateur mondial de sucre, de café, mais aussi de poulet, de viande de bœuf et de soja, le pays a connu, en favorisant intensivement l’agrobusiness, un développement colossal en à peine cinq ans.

Notre propos tentera d'essayer d’aller au-delà des clichés et de montrer la complexité de la situation. La question est plutôt de savoir, aujourd'hui, dans un pays-continent, comment concilier développement, respect de l’environnement et justice sociale, car soyons lucide, le nouveau gouvernement Lula a encore de nombreux défis à relever, l'un d'entre eux sera précisément de réduire les inégalités sociales, la misére et la pauvreté, si ce pays veut consolider sa démocratie durablement !  

 

Les défis à relever par le nouveau gouvernement "Lula 2" 

                   

 

       

 


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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 14:42

 Chronique du cinéma brésilien

 

   Le Brésil est jeune, son identité n’est pas encore cristallisée, c’est un pays en mouvement, où ce que l’on voit aujourd’hui est très dissemblable de ce que l’on a vu hier. Ce n’est pas par hasard qu’au fil de son histoire, la cinématographie brésilienne a produit des chefs-d’œuvre comme Vidas Secas (Vies sèches) de Nelson Pereira dos Santos, récit du voyage d’une famille de paysans fuyant la sécheresse, ou Bye Bye Brasil de Carlos Diegues, là encore un parcours à travers le pays. Ces films perpétuent une tradition née avec les premiers cinéastes documentaristes brésiliens qui, dans les années dix, ont en quelque sorte cartographié le pays. Aujourd’hui encore, ce cinéma de la route nous permet de comprendre le Brésil…

  Parallèlement à ce cinéma qui cherche à comprendre le Brésil, il y a un nouveau cinéma aujourd’hui, proche du documentaire même s’il s’agit de fiction et qui, lui, montre le Brésil. Je pense à des films comme Cidade de Deus (Cité de Dieu)…

C’est un cinéma qui parle d’une manière directe de la faillite du Brésil, du point extrême de collision sociale où nous sommes arrivés. La violence est telle que ce que l’on voit dans les rues, dans les journaux télévisés, dépasse le cadre d’une fiction cinématographique. La réalité devient trop difficile à montrer à travers la fiction. Ce qui explique l’essor du documentaire brésilien actuellement. Depuis le début des années 2000, Onibus 74, O Prisioneiro da grade de ferro ou encore O Rap do pequeno principe contra as almas sebosasFavela Rising, cherchent tous à cerner cette société en transe.

 Cela pose la question de ce que doit être le cinéma brésilien aujourd’hui.

À la fin des années quatre-vingt, Fernando Collor, premier président élu après vingt ans de dictature militaire, a supprimé Embrafilm, la société de production nationale. Cela a porté un coup fatal au cinéma brésilien…

Pour continuer à travailler, réalisateurs et acteurs ont dû se rabattre sur la télévision. De même, les spectateurs n’ont plus eu pour “ nourriture filmique ” que ce que lui proposait le petit écran. Aujourd’hui, le cinéma brésilien renaît de ses cendres.

  


 

Voici le film culte Tropa de elite en VOST. Contre point à la Cité de dieu. Si vous avez aimé ce dernier, vous allez adorer. Guerre des favelas vue sous l'angle d'un Capitao du BOPE, force spéciale de police militaire de Rio de Janeiro. Le film est une fiction survoltée sur la guerre entre la police brésilienne et les trafiquants de drogue. Le réalisateur y dénonce la corruption dans la police traditionnelle, peu entraînée, mal payée et moins équipée que les voyous surarmés des favelas avec qui elle préfère négocier.


• L'histoire de "Tropa de Elite"

"Film choc présenté au dernier festival de Rio de Janeiro, "Tropa de elite" ("Troupes d’élite") est une sorte de contrepoint à "Citade de Deus" ("La Cité de Dieu") qui épousait le point de vue des caïds des favelas. Ici, c’est de l’angle policier qu’il s’agit. Le film plonge dans la vie d’un bataillon d’élite de la police militaire en 1997 avant la visite du pape au Brésil. Superflics surentraînés, vêtus de noir (au lieu de bleu, les autres policiers), on les appelle les Caveiras à cause de leur emblême à tête de mort, guerriers incorruptibles utilisant des méthodes plus que musclées (notamment la torture) pour démanteler les gangs dans les favelas de Rio. Le réalisateur José Padilha dénonce dans son film de façon spectaculaire la corruption dans la police traditionnelle, peu entraînée, mal payée* et moins équipée que les voyous surarmés des favelas avec qui elle préfère négocier. Il n'épargne pas non plus les bourgeois cariocas qui fustigent les bandes des favelas mais vont s'y approvisionner en drogues à l'occasion."

Source, infos, critique : cinemaniac.viabloga.com









 


 

En effet, grâce à Central do Brasil, j’ai pu trouver des coproductions avec l’Europe. Aujourd’hui, j’essaie d’élargir cette possibilité et de partager avec d’autres réalisateurs qui sont dans la situation où je me trouvais moi-même il y a huit ans. J’ai avec mon frère, qui est documentariste, une compagnie de production et nous aidons des réalisateurs à faire leur premier long métrage. C’est le cas pour Karim Ailouz , dont nous avons produit Madame Sata qui était à Cannes en 2001, ou plus récemment de Cidade Baixa, de Sérgio Machado qui a été mon premier assistant pendant quatre ans. Nous aidons aussi de jeunes documentaristes et des moins jeunes, comme Eduardo Coutinho. Mais sans l’appui des coproducteurs européens, on ne pourrait pas faire tout cela.

 Le cinéma brésilien reste un espace de redéfinition constante du Brésil. Ainsi, le film, Carnets de voyage, semble s’éloigner d’une thématique brésiliano-brésilienne et de la quête identitaire.

 Carnets de voyage est né du besoin de fouiner dans nos racines communes. Central do Brasil, l’histoire d’un garçon à la recherche d’un père hypothétique, est pour moi l’histoire de la recherche d’un pays qui se redéfinit après la période Collor. En portugais, les mots père (pai) et pays (pais) sont très proches. Cette quête personnelle du père se confond avec une quête plus ample des racines brésiliennes, d’où le titre du film, Central do Brasil (centre du Brésil). Carnets de voyage mène plus loin la recherche. D’une part, deux jeunes gens, Ernesto Guevara et Alberto Granados, partent à la découverte d’un continent auquel ils appartenaient, mais qu’ils méconnaissaient, et ils portent un désir de vérité, de croire que le possible est possible.

 


 

Le cinéma brésilien : Des questionnements divers sur ce pays-continent ?

 

 Central do Brasil

 

 
 
 
 
Durée :  02:48 Pris le : 09 novembre 2006 Lieu :  São Paulo, Brésil
 
Filme em cores cuja mídia educacional foi criada a partir das cenas finais do filme CENTRAL DO BRASIL, onde Dora(Fernanda Montenegro) escreve uma carta para Josué(Vinícius de Oliveira) Interpretado por Fernanda Montenegro.Trabalho desenvolvido por Paulo Salltorelli (more)
 
 
 
 
Tieta (un hymne à la sensualité bercé par des musiques de rêve)
 

 

 
 
 
 
 
Santana do agreste, un petit village des environs de Bahia au Brésil, est en ébullition : Tieta, une fille du pays est de retour après 26 ans d'absence. Partie à cause de révélations sur sa sexualité, Tieta est aujourd'hui une femme riche et respectée. Sa beauté, ses moeurs très libres, vont mettre le village sans dessus
dessous !
 
 
FAVELA RISING
 
 

L'histoire d'Anderson Sá, un ancien trafiquant de drogue qui mena une révolution non-violente dans les favelas de Rio à travers la promotion de la culture Afro-reggae.

 
Favela Rising :
Sortie(s) : 2005 (France)02 juin 2006 (USA)
Titre original: Favela Rising
Genre: Documentaire Durée: 1h20Pays: Portugal
Réalisé par: Matt MocharyJeff Zimbalist
Avec: Jose Junior, Anderson Sa, ...
 
 
L'histoire :
   

Hanté par l'assassinat de sa famille et de ses amis, Anderson Sá, un petit dealer, se transforme en charismatique leader d'une révolution sociale dans le bidonville le plus dangereux de Rio de Janeiro : Vigário Geral. A travers la musique Hip-Hop et les danses AfroReggae, il rallie la jeunesse des Favelas pour contrer l'oppression des barons de la drogue soutenus par une police corrompue.

 

  A Cidade de deus 
 
Durée :  19:43Pris le : 08 mars 2007Lieu :  Montpellier, France
LA CITE DE DIEU - 1/7
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Date de sortie : 12 Mars 2003
Réalisé par Fernando Meirelles, Katia Lund
Avec Alexandre Rodrigues, Phelipe Haagensen, Leandro Firmino Da Hora
Film brésilien.
Genre : Drame, Documentaire
Durée : 2h 15min.
Année de production : 2002
Interdit aux moins de 16 ans
Titre original : Cidade de deus
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Plus d'infos :
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=45264.html
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Histoire :
Dans une favela qui a vu le jour à Rio de Janeiro dans les années soixante, Fusée est un gamin noir, pauvre, trop fragile pour devenir hors-la-loi, mais assez malin pour ne pas se contenter d'un travail sous payé. Il grandit dans un environnement violent, mais tente de voir la réalité autrement, avec l'oeil d'un artiste. Il rêve de devenir photographe professionnel.
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Partie 2 :
http://www.dailymotion.com/flo34mtp/video/x1e7hj_la-cite-de-dieu-partie-27
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Partie 3 :
http://www.dailymotion.com/flo34mtp/video/x1e7un_la-cite-de-dieu-partie-37
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Partie 4 :
http://www.dailymotion.com/flo34mtp/video/x1e84u_la-cite-de-dieu-partie-47
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Partie 5 :
http://www.dailymotion.com/flo34mtp/video/2343790
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Partie 6 :
http://www.dailymotion.com/flo34mtp/video/x1e8o6_la-cite-de-dieu-partie-67
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Partie 7 :
http://www.dailymotion.com/flo34mtp/video/x1e92f_la-cite-de-dieu-partie-77
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BON FILM !!!
 

La cité des hommes, 3ème épisode
 
 
 
 
 
 
 
 
Durée :  29:39Pris le : 30 août 2006 Lieu :  rio de janeiro, Brésil
 
Dans la favela, il n'y a pas de bureau de poste. Laranjinha et Acérola sont engagés par les trafiquants du quartier pour distribuer le courrier. Ils ne doivent égarer aucune lettre sinon ils auront des comptes à rendre directement au patron de la favela. Pour faciliter la distribution du courrier, ils décident de faire un plan de la cité ; les ' postiers ' pourront ainsi plus facilement effectuer leur travail. Ils découvrent aussi que cette activité peut s'avérer très lucrative. Sauf que cette idée de plan, localisant rues et impasses, n'est pas appréciée des trafiquants.
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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 17:34

Musiques du Brésil

 

  De nos jours, des noms et des genres les plus divers sont entendus et se produisent aux antipodes, faisant de la musique la nouvelle ambassadrice de la culture brésilienne à travers le monde. Par analogie avec le football, on sait qu'il y a des joueurs brésiliens un peu partout dans le monde. Il en va de même pour les chanteurs et artistes des rythmes. Sensualité, nonchalance rythmique, d'un côté, ou bien vivacité, joie et énergie, d'un autre côté, riment avec les goûts les plus divers et, de surcroît, recueillent une certaine unanimité parmi les critiques.

Mais, s’il est un domaine dans lequel le Brésil trouve son unité, il me semble que c’est dans sa musique. Du A, d’Adriana Calcanhoto, au Z de Zizi Possi, de João Gilberto à Sepultura en passant par Caetano Veloso, Gilberto Gil, Chico Buarque, Hermeto Pascoal, on retrouve toutes les facettes de la composition ethnique et culturelle brésilienne. La psychanalyste Maria Rita Khel dit que tout Brésilien a une double citoyenneté : celle du pays et celle de la musique populaire brésilienne. Le Brésil, dit-elle, n’est pleinement démocratique que dans sa musique ; ce pays sonore et multiracial, sans exclus, n’existe que par l’addition de ses courants musicaux. Paraphrasant le poète portugais Fernando Pessoa qui disait “ Ma langue, ma patrie ”, on peut dire du Brésil “ Ma musique, ma patrie ”. Donc le passage par le documentaire musical a été pour moi le moyen de me réapproprier tous ces Brésils. Par ailleurs, on retrouve dans la musique ce que ce pays a de plus généreux, de plus proche de la “ Terra sem mal ” (terre sans malveillance), nom que donnaient les Indiens à ce qui est devenu le territoire brésilien. Je pense que la musique est l’espace où nous pouvons nous réinventer.


I
l est cependant difficile - et cela demanderait des moyens et un effort considérables, ce qui dépasserait le cadre de notre propos - de vous faire connaître tous les rythmes et tous les styles de musiques de ce pays. Cependant, nous allons essayer de vous brosser un tableau qui couvrira, nous l'espérons, les facettes les plus importantes de cette musique.

  
Lenine     

 

« Lenine prend le monde, le jette dans un chaudron, remue le bouillon et avale le tout » (Lena Frias, Jornal do Brasil). La bouillonnante musique de Lénine ne peut laisser insensible.

Dans les années 80, le public brésilien voit débarquer sur scène ce jeune homme un peu fou aux cheveux en bataille, équipé de grosses caisses et mêlant les sonorités électriques incendiaires du rock aux rythmes de « maracatu », typiques du Nordeste. Lenine est né à Recife, la capitale de l’Etat du Pernambuco et y a vécu toute son enfance.

Depuis vingt ans, il vit à Rio, au pays du samba auquel il s’est parfaitement intégré. Sa musique se colore d’ailleurs de ces sonorités. Connu depuis longtemps dans son pays pour ses compositions pour Gilberto Gil, Dionne Warwick ou encore Sergio Mendes, Lenine a fait ses premiers pas sur les scènes internationales il y a moins de dix ans.

En 1996, il s’associe au percussionniste Marcos Suzano pour l’album « Olho de peixe ». Il se fait ainsi remarquer en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. En 1998, sort son premier album solo, « O Dia Em Que Faremos Contato » et découvre le public français à l’occasion d’une carte blanche offerte à Caetano Veloso par la Cité de la Musique à Paris.

L’année suivante son disque « Nao pressão » et ses concerts enflammés, l’aident à conquérir une audience européenne de plus en plus large et admirative. Il revient en 2002, avec l’album « Falange Canibale », sur lequel il invite Eumir Deodato, Ani di Franco, Régis Gizavo ou encore Doctor L. Parce qu’il entretient aujourd’hui une relation particulière avec la France , il sort en 2005, un live enregistré à la Cité de la Musique.

C’est aussi pour cette raison qu’en cette année du brésil, Gilberto Gil, ministre de la culture lui a confié la réalisation de l’hymne « Sob o mesmo ceú ». Même s’il a quitté sa ville natale, celui qui dans la lignée du mangue beat, revisite la MPB à coups de guitares électrifiées voir de sonorités hip-hop, n’oublie pourtant pas ses racines. Chaque année, quand vient l’heure du carnaval, il fait ses valises et part retrouver à Recife son bloco le « Quanta Ladeira ».

 

LENINE E VARIAS CANTORAS AO VIVO

 

  MARCELO D2 

 

 

 

NOVO VIDEO
DOR DE VERDADE DE MARCELO
  D2

 

 

 

   Marcio Faraco 

 

Après avoir vécu aux quatre coins du Brésil et amorcé difficilement une carrière d'auteur compositeur dans son pays, Marcio Faraco s'est installé en France. Il passe des années à jouer de la bossa nova dans les bars et les hôtels de la Côte d’Azur et finit par rencontrer Chico Buarque.

La légende de la MPB , enthousiasmé par ses chansons, lui présente un producteur qui lui fait enregistrer un premier album pour Universal. Sa carrière est lancée. Qu’il revisite les classiques du samba, ou compose de languides bossas, Marcio Faraco imprime toujours sa marque de fabrique, son sens inné de la mélodie, son phrasé sensuel et vaguement ironique et son jeu de guitare souple et enchanteur.

MINUANO

 


Milton Nascimento  

 

Milton Nascimento a beaucoup fait pour la reconnaissance de la culture de sa région d'origine, le Minas Gerais, mais son intérêt pour des musiques aussi diverses que le jazz, le rock et toutes les musiques latines ont fait de lui l'un des musiciens les plus influents du Brésil.

Les deux albums qu'il enregistre en 71 et 78 avec les frères Borges, Wagner Tiso, Beto Guiedes, Ronaldo Bastos, Fernando Brant et Eumir Deodato. "Clube da esquina" et "Clube da esquina vol. 2", auxquels participent de nombreux invités, tels Danilo Caymmi, Paulo Jobim, Chico Buarque, Ellis Regina montrèrent la voie à suivre à de nombreux artistes.

Aujourd’hui des artistes novateurs comme Lenine ou Marcio Farraco se réclament de ces manifestes esthétiques. Les musiciens de jazz l'adorent. Milton est un habitué des jams sessions avec Wayne Shorter. Il se lie d'amitié avec le guitariste Pat Metheny et est invité sur des disques de Manhattan Transfert ou Sarah Vaughan. Sa carrière est ponctuée de reprises des Beatles et, sur scène ou en studio, il fréquente de nombreuses stars de la pop musique : James Taylor, Jon Anderson, Peter Gabriel pour son disque Angelus, mais aussi Sting, Paul Simon et même Duran Duran.

Il a connu les honneurs de l'Ordre de Rio Branco (la décoration la plus importante au Brésil), le titre de "Chevalier des Arts et des Lettres", le Shell Prize, le Sharp Awards, il a été nommé ambassadeur du tourisme environnemental brésilien, mais ce dont il peut être le plus fier, c'est d'avoir su conjuguer popularité, exigences artistiques et conscience politique.


 

Milton Nascimento - Travessia (ao vivo)

 

 

Orquestra do Fubà   

 

 

Le Fubá a vu le jour à Paris. Il est formé de six jeunes musiciens, trois Paulistes (deux Ricardo Teperman et Herz et Fernando do Cavaco), deux Cariocas (Natallino Neto et Wander Pio) et un Parisien d’origine portugaise (José Carlos Moura). Ensemble, ils ont pour ambition de faire connaître le Forro, musique populaire du Nord Est brésilien.

Il y a 10 ans, cette musique effectuait un retour remarqué dans les universités du pays de la cachaça. Ce phénomène de mode a permis aux jeunes générations de redécouvrir cette tradition festive et populaire. Avant même que l’idée du groupe existe, chacun des musiciens voulait venir en Europe.

C’est à Paris qu’ils se sont retrouvés en 2002. « Forroleidoscope », leur premier album sort en 2004. L’idée n’est pas simplement de rendre l’ambiance des bals brésiliens mais de frotter leur tradition aux nouveaux courants musicaux comme le funk. Après une belle réussite en France, la bande de six est de retour au pays pour une série de concerts et pour l’enregistrement de leur prochain album filmé au parc Montreau de Montreuil sous Bois
.

 

AU BOUT DU MONDE

 

 Nana Vasconcelos 

 

Nana Vasconcelos est un sorcier brésilien des percussions, particulièrement habile à tirer des sons poétiques du berimbau, cet arc musical à calebasse dont il est le maître absolu. Faire la liste de toutes ses collaborations serait impossible : Jan Garbarek, Pat Metheny, Gato Barbieri, B.B. King, Jean-Luc Ponty, Don Cherry, Milton Nascimento, Trilok Gurtu, Lenine, Gilberto Gil, David Byrne, Pierre Akendengué…

Il est né à Récife en 1945, d’un père chef des Batuas de São José, le groupe ancestral du carnaval de Récife, et d’une mère prêtresse du candomblé (religion afro-brésilienne). Sa carrière musicale débute dans les années 60 aux côtés de Geraldo Azevedo au sein du Quarteo Livre.

Il passe les années soixante-dix en Europe, où il collabore avec des artistes aussi prestigieux que le saxophoniste argentin Gato Barbieri tout en s'occupant de thérapie musicale auprès de très jeunes pensionnaires d'hôpitaux psychiatriques à Paris. Durant les années qui suivirent, il aborde le monde des boîtes à rythmes, le free jazz ou l'écriture de bandes originales de films pour Susan Seidelman ou Jim Jarmusch.

Aujourd'hui, Nana Vasconcelos continue à se produire, souvent accompagné de ses deux compères Antonello Salis à l’accordéon et Peppe Consolmagno aux percussions, donnant de fascinants spectacles où son imagination et son talent transforment l'amateur le plus exigeant en enfant émerveillé.

 

 

   Tom Zé  

 

  Tom Zé est un ouvrier de la musique, un bâtisseur. Il forge dans les sons, visse, soude des souvenirs à des bruits et crée des instruments déconcertants. Perpétuel avant-gardiste, ce génial inventeur fut dans les années 60 avec Caetano Veloso, Gilberto Gil ou Gal Costa, l’un des principaux bâtisseurs du mouvement tropicaliste.

Fuyant les modes, toujours en avance sur son temps, il joue d’un instrument fait de mixer, d’aspirateur et de machines à écrire mais s’arrête quand le tropicalisme se fait banal et commercial. Ce savant fou a bien failli tomber dans l’oubli.

En 1989, il pense même à raccrocher son marteau et sa scie sauteuse (dont il joue en concert) pour partir travailler entre l’épicerie de son père et la station-service de son cousin. Ce fut sans compter sur le flair de David Byrne qui entend un de ses anciens albums et voit en lui le son de l’avenir. Le patron de « Luaka Bop » récupère les anciens enregistrements et relance sa carrière.

Un « best of » sort en 1990 et un nouvel album, « Hips of tradition » en 1992. Viennent ensuite « Com defeito de fabricaçao » puis « jogos de amar » qui comprend un deuxième CD fait des sons en pièces détachées de l’album. Pour mieux nous entraîner dans sa démarche, il nous invite à jouer avec lui à son jeu favori : la construction et la déconstruction. Bien loin d’être simplement illuminé, Tom Zé, se sert de son univers pour aborder des questions bien terre à terre. Dans des textes acides, encore aujourd’hui censurés par les radios, il attaque le patronat, le FMI et lance toutes ses révoltes. Son audace est sans limite.

 

O JEITINHO DELA

 

 


 

Cazuza 

 Dans les années 1980, un poète a conquis la scène du rock brésilien. Cazuza, de son vrai nom Agenor de Miranda Araújo Neto, naît à la fin des années 1950 et grandit avec la jeunesse dorée d’Ipanema. Il arrête la fac au bout d’un mois et vit à fond le « sex, drugs & rock’n’roll » de la fin des seventies, menant une vie de bohème dans le Baixo Leblon et faisant tourner ses parents en bourrique. Un bourgeois dévergondé, qui oblige son père à venir le chercher au poste pour détention et usage de drogues et sa mère à accepter sa bissexualité.

  Puis après quelques cours de théâtre, il se rend compte que ce qu’il aime c’est la scène, et que ce qu’il a envie de faire c’est de chanter. Son père, directeur d’une maison de disques, lui met des bâtons dans les roues par peur d’être accusé de favoritisme envers son fils, mais en 1981, le premier album de son groupe, Barão Vermelho, sort dans les bacs. De bonnes critiques, mais ce n’est pas un succès commercial. Le deuxième disque, Barão Vermelho 2, (pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?), sorti l’année suivante, connaît le même destin : succès dans la critique mais faiblesse des ventes. Puis le groupe compose la musique d’un film, ce qui profite au troisième album, premier succès commercial

  CAZUZA : O TEMPO NAO PARA

 

 

CAZUZA : BURGUESIA

 

CAZUZA : IDEOLOGIA

 

CAZUZA : HOMMAGES

 

 VIDA LOUCA VIDA

 

 




Tim Maia        

 

 

   Tim Maia est un musicien de premier ordre, celui par qui la soul américaine est arrivée au Brésil, l’initiateur du mouvement Soul Brasileiro. Tout naturellement, sa conversion nouvelle envahit sa musique et les chansons de ‘Racional Vol. 1’ et ‘Racional Vol. 2’ qui sortent en 74 et 75 sur son propre label, Seroma sont truffées de références à la doctrine de la secte tandis que les pochettes s’ornent des illustrations simplistes de ‘Universo em desencanto’.

  

   

 





Tim Maia, considéré comme le père de la soul brésilienne, a commencé comme batteur vers la fin des années 50 dans le rock. C’est aux Etats Unis lors d’un long séjour qu’il est entré en contact et s’est senti très proche de la soul music. Au début des 70’s il connaît énormément de succès au Brésil, avec son style et sa musique, un mélange de pop, soul et forro, très dansante. Ses compositions, ses arrangements et surtout sa puissante voix plaisaient beaucoup, et ses morceaux sont alors enregistrés par toutes les stars de la musique populaire brésilienne, de Elis Regina jusqu’à Marisa Monte.

 

 

 

 

 

 

 

DIA DE DOMINGO

 

 

PEDE A ELA   

 

 

 


 MARISA MONTE

 

La chanteuse brésilienne Marisa Monte concocte une samba métissée de jazz, funk, blues et de bossa nova. A mis chemin entre un répertoire classique – enfant, elle rêvait d’être chanteuse d’opéra – et sonorités ultra modernes qu’elle entremêle avec élégance. Depuis son émergence à la fin des années 80, l'icône pop a toujours fait preuve d'acuité dans le choix de ses partenaires musicaux, développant durant plus d'une décennie, au fil des quatre albums studio que compte sa discographie, une collaboration avec l'avant-gardiste brasilio-new-yorkais arty, Arto Lindsay. Cette fois, Marisa Monte convie trois caïds aux arrangements ciselés : Philip Glass, Eumir Deodato et João Donato sur l'influx mélodique et sentimental d' Infinito Particular. «En dépit de leurs accents différents, je voulais qu'il se crée une unité. Je leur ai donc demandé de travailler autour de l'instrumentation de base, c'est-à-dire basson, violoncelle, violon et trompette», précise-t-elle Soin et finesse portés à cette orchestration fortifiée par les guitares acoustiques, la sienne et celles de sa fidèle garde de cordes rapprochée, l'inséparable Dadi (ex-Novos Baïanos) et Pedro Baby, qui fait aussi merveille sur scène.

O bonde de Dom

 

 

 

       Segue o seco

 

 

O que me importa

 

  

 

  

 Néanmoins ne dites plus : « J'aime - ou je déteste - La musique brésilienne ». C'est en effet un non-sens, car les musiques du Brésil sont d'une grande variété. Chaque région, chaque ville, chaque époque possède ses genres, styles et artistes originaux. 

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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 14:32

UNIVERSITE DE PICARDIE JULES VERNE

FACULTE D’ECONOMIE ET DE GESTION

La place du secteur informel dans l’économie Brésilienne :

une étude centrée sur le commerce de rue à João Pessoa

Thèse pour le Doctorat en Sciences Economiques (Arrêté du 30 mars 1992)

présentée et soutenue publiquement

par

MAGNIEZ BRUNO

Directeur de thèse : LAUTIER BRUNO

JURY

CHRISTIAN AZAIS, Maître de conférences, Université de Picardie Jules Verne

PHILIPPE HUGON, Professeur, Université Paris X-Nanterre

BRUNO LAUTIER, Professeur, Université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne (IEDES)

JAIME MARQUES PEREIRA, Professeur, Université de Lille-I

CHRISTIAN PALLOIX, Professeur, Université de Picardie Jules Verne

La place du secteur informel dans l’économie Brésilienne : une étude centrée sur le commerce de rue à João Pessoa ( Etat de la Paraíba)

L’objectif de cette thèse est de démontrer en quoi le fonctionnement du secteur informel au Brésil, en particulier du commerce de rue, peut être affecté par une dynamique locale de développement. Pour cela, nous avons associé notre analyse du commerce de rue de João Pessoa à une conception nouvelle du développement articulée autour de la notion de système d’emploi local pour analyser le fonctionnement de ces « micro-activités ». Cette constatation nous a conduits à une double démarche méthodologique. Nous avons tout d’abord présenté les débats théoriques clés portant sur le secteur informel et « l’économie informelle » pour démontrer que la configuration de l’emploi est beaucoup plus complexe que ne le laisse à penser la simple dichotomie : formel-informel. Dans ce cadre, nous avons soumis ces différents construits théoriques à la validation des données empiriques, en analysant la place et le rôle du commerce de rue dans le processus d’ajustement macro-économique, pour présenter ensuite les résultats des enquêtes menées sur les commerçants de rue de João Pessoa.

Ces enquêtes nous ont permis de déterminer les modalités de leur insertion sur le marché du travail et de repérer l’ensemble de leurs « stratégies ». Enfin, nous avons examiné les relations conflictuelles entre ces acteurs sociaux et les autorités locales débouchant sur une fragmentation du territoire et de nouvelles formes de régulation de ces « micro-activités » pour promouvoir, le plus souvent, des intérêts communs.

The place of the informal sector in the Brazilian economy: a study centred

on the street trade of João Pessoa

The objective of this thesis is to show the running of the informal sector in Brazil, in particular street trade which can have an affect on dynamic local development. To show this, we have linked our analysis of the street trade of Joao Pessoa to a new concept of development centred on the notion of local employment system and to analyse the functioning of these « micro-activities ». This leads to a double methodological process. We started by presenting theoretical keys of debate on the informal sector of employment informalisation to demonstrate the configuration of employment and there are many complex things which do not let us think of a simple dichotomy : formal-informal. We submitted different theoretical constructions and the validation of empirical data, analysing the place and the role of the street trade in the process of macro-economic adjustment to present the results of the surveys concerning the retailers of the street Joao Pessoa. These surveys allow us to determine the mode of their insertion on the labour market and to see their strategies. To conclude, we have examined the conflicting relations between social players and the local authorities leading to a fragmentation of the territory and new forms of regulation of these « micro-activities ».

MOTS-CLES : Brésil/ Travail/ Informel/ Emploi urbain/ Illégalité/ Informalité/ Commerce de rue

 

 

 

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2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 13:09

 

 

 

   

MASTER 2 PROFESSIONNEL «  Etudes ibériques et latino-américaines appliquées, entreprises et échanges internationaux »   

 2007/2008   

 

 

 

 

LE BRESIL : Enjeux et perspectives   

 

 

Responsable :

 

 

 

 

  • Bruno Magniez, Docteur en Sciences Economiques
  • Thèse de doctorat soutenue en 2001 : « La place du secteur informel dans l’économie brésilienne, une étude centrée sur le commerce de rue à João Pessoa (Etat de la Paraiba, Nordeste du Brésil) »
  • Professeur en Sciences Economiques

 

Objectifs du séminaire  : 

 - Le Brésil fait aujourd’hui figure de puissance régionale en Amérique latine et dans le monde. Son rôle dans l’économie mondiale et pour l’avenir du continent sud-américain rend la connaissance de ce pays indispensable pour tous les latino-américanistes.  

 

 

 

 

 - Transmettre aux étudiants des connaissances générales sur le Brésil, dans ses aspects géographiques, et socio-économiques en leur donnant des clés pour comprendre le pays de l’intérieur et dépasser les stéréotypes.

  

Méthodes : 

 Supports polycopiés, transparents, exposés et discussions 

 Programme :  

  • Le Brésil : changement de cap ?   

Ø      Ajustements économiques, démocratie et …… malaise social. Qu’en est-il aujourd’hui des défis de Lula et du Brésil ? 

 

  • Le Brésil, puissance régionale ou acteur global ?  

Ø      Le Brésil et l’intégration de l’Amérique du Sud 

 

  • Agrobusiness  brésilien et insertion dans le commerce mondial   

Ø      Le rôle du Brésil dans le cadre des négociations agricoles internationales 

 

  • Le Monde des Affaires au Brésil, attractivité territoriale et stratégies de localisation des entreprises françaises

Modalités d’évaluation   :

 

 

 

1 – Evaluation écrite obligatoire d’une durée de 3 heures correspondant soit à 100 % de la note finale de l’étudiant, soit pour 70 % de la note finale du séminaire si l’étudiant s engage à réaliser un travail de recherche lié au séminaire ;

 2 – Sur la base du volontariat, les étudiants pourront  être amenés à rédiger alors une fiche technique de six à huit pages. Ce travail de recherche sera à remettre au plus tard le 9 février 2008. Il donnera lieu à une notation comptant pour 30 % de la note finale du séminaire. 

 

 

 

 

 3 – Les critères d’évaluation de cette fiche technique seront les suivants :  

-         plan structuré et rédigé qui repose sur une démonstration argumentée,  

-         pertinence et précision de l’information récoltée et traitée,  

-         cohérence et justification du raisonnement,  

-         rigueur du raisonnement (respect des sources, utilisation des résultats de recherche, réflexion personnelles …) 

 

Contact : bmagniez@netcourrier.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 13:08

MASTER 2 PROFESSIONNEL «  Etudes ibériques et latino-américaines appliquées, entreprises et échanges internationaux »

 

 

 

 

 

 

2007/2008

 

 

AMERIQUE LATINE : Economie et société  

 

 

 

Responsable :  

 

  • Bruno Magniez, Docteur en Sciences Economiques

     

  • Thèse de doctorat soutenue en 2001 : « La place du secteur informel dans l’économie brésilienne, une étude centrée sur le commerce de rue à João Pessoa (Etat de la Paraiba, Nordeste du Brésil) »

     

  • Professeur en Sciences Economiques 

       

     

Objectifs :

 

 

 Au-delà de sa diversité géographique et culturelle, l’Amérique latine ou les Amériques latines ont longtemps présenté un certain nombre de caractères communs : des régimes politiques instables et autoritaires, une absence de leadership régional et le poids incontournable des Etats-Unis dans la région, et le caractère parfois « périphérique » du continent sur la scène internationale. On a donc retenu d’un côté des questions qui permettaient d’utiles comparaisons – le développement, les évolutions politiques et religieuses, les fortes inégalités économiques et sociales – et de l’autre, nous avons choisi l’analyse individuelle de certains des plus grands Etats de la région. Enfin, nous tenterons de mettre en évidence les évolutions récentes notables : avec l’enracinement de la démocratie et l’ouverture diplomatique et surtout économique à l’égard du reste du monde.

 

 

 Méthodes :

 

 

 Supports polycopiés, transparents, exposés et discussions …..

 

 

 Programme :

 

 

 Amérique latine : les legs de l’histoire, espaces, ressources et peuplement

 

 

 Les traits du développement : activités économiques, les inégalités économiques et sociales

 

 

 Expressions et styles politiques : populisme, autoritarisme, transitions démocratiques et démocratie participative

 

 

 L’Amérique latine et le monde : régionalisme, « difficile voisinage » avec les Etats-Unis, la quête d’un nouveau statut international

 

 

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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 15:15

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Université de Picardie Jules Verne

 

 

 

Direction de l’Education Permanente

FICHE PEDAGOGIQUE
année 2007 /2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Intitulé de la formation : Diplôme Universitaire de Formateur d’Adultes

 

 

 

 

 

 

Sous la responsabilité pédagogique de : Dominique Maréchal, Christine Berzin responsable scientifique

 

 

 

Intitulé du module (et/ou séquences du module) :

 

 

 

 Analyse du cadre institutionnel et économique de la formation

 

 

 

 

 

 

Intervenant : Bruno Magniez

 

 

 

Docteur en Sciences Economiques, Professeur en Sciences Economiques et Sociales

 

 

 

 

 

 

OBJECTIFS PEDAGOGIQUES

 

 

 

 connaissances à acquérir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

capacités à

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Appréhender  et comprendre l’évolution historique des formes d’organisation du travail au sein des entreprises ainsi que les évolutions récentes des formes flexibles  d’organisation et des formes de mise au travail des individus. L’objectif principal de ce module est de prendre conscience des processus d’évolution économique, sociétale et professionnelle.

Permettre aux stagiaires d’appréhender les grilles de lecture pour identifier les différentes composantes de l’environnement de l’entreprise en terme d’opportunités et/ou de menaces dans la prise de décision de l’entreprise en la reliant aux problématiques de l’emploi, de la formation et de l’insertion des individus.

 

 

 

PROGRAMME ET PROGRESSION PEDAGOGIQUE

 

 

 

Séances 1 et 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Séance 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Séance 4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La transformation des organisations : Quels impacts pour l’organisation du travail ?

Analyse des principales sources de transformations des organisations : économiques, politiques, technologiques et sociales

 

 

 

 Diffusion des nouvelles formes d’organisations du travail et développement des compétences.

Présentation des nouvelles formes d’organisations ; basées sur la flexibilité, elles supposent de la part des travailleurs, l’obtention de nouvelles compétences, autonomie, sens des responsabilités, capacités de travail en équipe, polyvalence….

Du travail à l’emploi : Mutations socio-économiques et perspectives analytiques

 

 

 

L’étude du travail dans les sociétés industrialisées s’est longtemps limitée à celle de l’organisation du travail dans les grandes entreprises industrielles. Cependant, le travail est aussi une expérience sociale créatrice d’identités ou a contrario trente ans de chômage de masse en France ont abouti à l’insécurité sociale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


PROGRAMME ET PROGRESSION PEDAGOGIQUE (suite)

 

 

 

Séance 5

 

 

 

 

 

 

Dispositif de formation professionnelle continue en Picardie

 

 

 

Analyse destinée aux « futurs professionnels » qui vont informer et orienter le public au sein des réseaux d’accueil spécialisés sur l’emploi et la formation professionnelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

METHODES D’ENSEIGNEMENT et OUTILS PEDAGOGIQUES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Face à face pédagogique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

G.Duval (2000), L’entreprise ? Non des entreprises !, hors-série n°43,  Alternatives économiques, pp-6-7

 

 

 

D.Clerc (2000), Le management conserve ses secrets, hors-série n°43, Alternatives économiques, pp-16-19

 

 

 

M.Mousli (2006), Taylor et l’organisation scientifique du travail,  Alternatives économiques, n°251, octobre, pp-83-85

 

 

 

G.Vindt (2003), Ford était-il fordiste ?, Alternatives économiques, n°220, décembre, pp-72-75

 

 

 

C.Halpern (2006) La société précaire : lorsque le provisoire dure …, Sciences humaines, n°168, février, pp-34-37

 

 

 

Dossier Alternatives économiques (2006), Comment la France (mal) traite ses chômeurs, septembre, pp-54-64

 

 

 

N.Gadrey, F.Jany-Catrice et M.Pernod-Lemattre (2005), Le retour de l’emploi non qualifié, Alternatives économiques, n°237, juin, pp-68-71

 

 

 

C.Yerochewski (2003), Formation continue : bientôt la seconde chance ?,  Alternatives économiques, Hors-série, n°58, pp-40-41

 

 

 

Conseil Régional de Picardie (2003), Formation continue des demandeurs d’emploi en Picardie, Qui finance quoi ?

 

 

 

OREF (2005), L’insertion professionnelle des femmes, Département de l’Association OCEF Picardie, janvier, pp-1-12 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EVALUATION DES CONNAISSANCES

 

 

 

 

 

 

Moyens et modes d’évaluation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fréquence et nature des contrôles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Absence d’évaluation finale

 

 

 



 

 

 


 

 

 

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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 20:26

mardi 11 mars 2008

Le Brésil en antarctique

Lors d'une visite en antarctique, le Président Lula a affiche sa volonté d'accorder plus de moyens pour améliorer les travaux de recherches brésiliens sur ce continent. Il a expose une vision brésilienne clairement en faveur de l'exploration scientifique de la région mais sans visées économiques. Lula a ainsi évoque la nécessite de l'augmentation du nombre de chercheurs et de l'achat d'un navire-laboratoire plus grand. L'ambition est de faire de la base brésilienne un véritable modèle dans l'appui a la recherche en antarctique.

(Voyage officiel en antarctique, le 18 Février 2008 - Photo: Ricardo Stuckert/PR)

La base brésilienne se situe dans la baie de l'Amiraute et son budget actuel s'élève a 14,5 millions de réais par an. La Marine estime qu'il faudrait 10 millions de réais supplémentaires chaque année pour développer la recherche et les infrastructures. Le Président Lula n'a pas donne de données chiffrées sur le montant des investissements supplémentaires qu'il souhaiterait réaliser.

Pour en savoir plus, contacts :
http://www.jornaldaciencia.org.br/Detalhe.jsp?id=54301
Sources : Jornal da Ciencia
Redacteur : Maxence Motte


lundi 17 décembre 2007

 

La Bolivie, Le Brésil et le Chili vont unir l'océan Atlantique et Pacifique.

 

Les présidents Michelle Bachelet (Chili) Evo Morales (Bolivie) et Luiz Inácio Lula da Silva ont signés ce dimanche à La Paz (Bolivie), un accord pour la construction d'une autoroute interocéanique pour un montant de près d'un milliards de dollars et qui devrait être terminé fin 2009.

(Photo Marcello Casal Jr/Abr)
L'accord prévoie la liaison, la construction ou l'amélioration des routes existante depuis le port de Santos (Etat de São Paulo) au port Arica au Chili.

Au Brésil la route traversera les etats du Mato Grosso, Mato Grosso do Sul, Goiás, Minas Gerais et São Paulo, pour un total de 2550 km au Brésil et 3350 km avec les deux autres pays.

 

lundi 3 décembre 2007

Début de la Télévision Numérique au Brésil

 

Le Brésil a commencé dimanche 2 décembre 2007 la diffusion numérique (TNT, TV Digital en portugais) dans la région métropolitaine de São Paulo.

(Le président lors de la cérémonie de lancement de la Télévision numérique - Photo : Ricardo Stuckert/PR)

Comme la TNT en France, les téléspectateurs souhaitant bénéficier de la qualité numérique doivent acheter un adaptateur ou un téléviseur équipé. Les prix des adaptateurs sont entre 499 et 1000 réaux (190 euros et 382 euros). Le ministre des communications Hélio Costa indique que dans quelques mois l'adaptateur coutera moins de 100 réaux (38 euros).

D'ici mi-2008, le numérique arrivera à Brasília, Belo Horizonte et Rio de Janeiro et l'objectif de l'arrêt de la télévision analogique est prévu pour 2016 (2012 pour la France).

Basé sur la norme Japonaise, le système de télévision numérique prévoit l'utilisation d'un logiciel développé par deux université Brésilienne (Université Fédérale de l'Etat de Paraíba e la PUC de Rio) nommé "Ginga" pour l'interactivité, avec une voie de retour du téléspectateur vers la chaîne, pour l'achat de produits, par exemple.

Lors de la cérémonie de lancement, le président Lula a annoncé que la Banque Nationale de Développement Economique et Sociale (BNDES) investira 1 Milliards de réaux (380 millions d'euros) pour la télévision numérique et notamment pour faire diminuer le coût des adaptateurs.

mardi 13 novembre 2007

Le Brésil devient une puissance énergétique

 

La découverte que l'entreprise publique Petrobras a annoncée dans le champ "Campo de Tupi" dans le bassin de Santos (Etat de São Paulo) représente selon la première estimation entre 5 et 8 millions de barils de Pétrole.

(Le Président Lula visite le chantier de construction de la plate-forme pétrolière de Petrobras P-52, dans le port d'Angra dos Reis dans l'Etat de Rio de Janeiro - Photo Ricardo Stuckert/PR)

Ce volume est suffisant pour augmenter de +50 % la production actuelle du Brésil. La zone de la découverte couvre 800 km et le pétrole se trouve entre 6 et 7000 mètres de profondeur. Le Brésil devra donc adapter sa technologie, déjà en pointe sur ce domaine, pour son exploitation. Il faudra entre 5 et 7 ans pour pouvoir exploiter ce champ.

Selon le président, cette découverte ne changera pas les investissements du Brésil en faveur des Biocombustibles en affirmant au contraire que les pays européen et américain auront de plus en plus besoin de mélanger du carburant fossile avec des biocarburants.

Le président a rappelé que l'éthanol ou le biodiesel génère des milliers d'emplois au Brésil et que le Brésil souhaite aider l'Afrique à utiliser son potentiel tout en respectant l'agriculture familiale.

jeudi 8 novembre 2007

Le TGV Rio de Janeiro - São Paulo pour la coupe 2014 ?

 

Les gouverneurs des Etat de Rio de Janeiro et de São Paulo ont annoncés la commande d'une étude pour évaluer les besoins d'une liaison à ferroviaire a grande vitesse entre les deux capitales.

(Le Président Lula, lors de sa visite en Espagne après son voyage dans le TGV de la Renfe - Photo : Ricardo Stuckert/PR)

Selon le gouverneur de Rio de Janeiro, le plan du gouvernement du Fédéral prévoit que l'enchère pour la concession soit lancée en 2008 avec une mise en service en 2015. Cependant, après la sélection du Brésil pour la coupe du Monde 2014, le délai pourrait être raccourci coïncider avec cette événement.

Avec cette étude le gouvernement de l'état de Rio souhaite pouvoir définir plus précisément les besoins et notamment les arrêts intermédiaires possibles. Autre nouveauté, la Banque Nationale de Développement Economique et Social (BNDES) et maintenant associée au groupe de travail pour cette liaison grande vitesse.

mardi 30 octobre 2007

La coupe du monde de football 2014 aura lieu au Brésil

 

Le président de la FIFA a annoncé aujourd'hui l'organisation par le Brésil de la coupe du monde 2014. Même si le Brésil était l'unique candidat, le président de la FIFA a indiqué que le niveau d'exigence fixé par la FIFA a été primordial pour l'attribution.

(Le Président et le comité pour la cérémonie de présentation officielle de la candidature - Photo : Marcello Casal JR/ABr)

Entre le 23 août et le 1er septembre les inspecteurs de la FIFA ont visités cinq capitales et on rendu un rapport favorable en tenant compte des stades et l'infrastructure déjà existants.

Il s'agit de la deuxième fois que le Brésil organise la coupe du monde, la première était en 1950, le Brésil avait alors perdu en finale contre l'Uruguay.

Les cinq villes quasi-assurés d'organiser un match sont Brasília (DF), Rio de Janeiro (RJ), São Paulo (SP), Belo Horizonte (MG) et Porto Alegre (RS).

Treize autres villes sont aussi intéressés est ont été présentés aux inspecteurs : Fortaleza (CE), Recife (PE), Campo Grande (MT), Goiânia (GO), Manaus (AM), Rio Branco (AC), Belém (PA), Maceió (AL), Curitiba (PR), Cuiabá (MS), Florianópolis (SC), Natal (RN) et Salvador (BA).

 

5% de Biodiesel dès 2010 dans le diesel

 

En raison de l'augmentation de la production, l'Agence Nationale du Pétrole, à annoncé aujourd'hui, vouloir anticiper pour 2010 au lieu de 2013 la mise en place du B-5, mélange de 5% de Biodiesel et 95% de diesel.

(Du Biodiesel de Ricin, Mamona en portugais, présenté par l'Embrapa - Photo Marcello Casal Jr/ABr)

Avec seulement les deux enchères de novembre, de 800 millions de litres, vas permettre d'atteindre l'objectif de la législation qui prévoie 2% de Biodiesel (B-2) dès le mois de janvier 2008.

En décembre, de nouvelles enchères de 700 à 800 millions de litres, vont permettre alors de garantir plus du double de l'objectif.

Le Brésil possède 42 unités de productions habilitées en production qui garantissent la production de 2 milliards de litres en 2008.

La production élevée permet aussi à l'agence de travailler sur des mécanismes afin que les grands consommateurs puissent intégrer un pourcentage plus élevés dans leur flotte, 5, 20 voir 30%.

Le biodiesel est fabriqué avec du Ricin, Palmier à Huile et Tournesol. Afin de favoriser les agricultures familiales du nord-est qui ont des conditions plus difficiles que dans le sud du Brésil, les industries doivent acheter 10% dans le centre-ouest et le nord, 30 % dans le sud/sud-est et 50% dans le nord-est.

En échange les industries qui respectent ces pourcentages profitent d'un label, de réductions d'impôts, d'un droit aux enchères publiques et de conditions financières plus avantageuses.

 vendredi 19 octobre 2007

Du manioc dans le réservoir

 

L'Entreprise Bresilienne de Recherche en Agronomie (Embrapa) a mis au point un manioc dont le tubercule contient du sucre a la place de l'amidon.

Cette variete s'avere donc tres interessante pour la production d'alcool puisqu'elle permet d'eliminer l'etape d'hydrolise, couteuse en energie, qui etait necessaire pour produire du sucre a partir de l'amidon.

Ce nouveau manioc permet une reduction de de 25% du cout energetique.

(Un agriculteur présente ses 20 hectares de cultures de Manioc, Riz, Café et Fruit de la passion, dans le Cerrado, Mato Grosso - Photo - Antonio Cruz/ABr)

Cette variete n'a cependant pas vocation a concurrencer la cane a sucre mais plutot a etre utilisee sur certaines niches complementaires ou la cane ne pourrait pas etre une option viable comme dans le cas du Cerrado bresilien.

La production de cane a sucre gagne progressivement les etats de la region Centre-Ouest mais ce mouvement prendra environ une decenie notamment a cause de la necessite de developper de nouvelles varietes. Pendant ce temps l'ethanol de manioc pourrait entrer sur le marche des 2010.

D'autres recherches sont en cours sur cette plante notamment sur la production d'hydrogene et de bio-hydrogene a partir du sucre de cette variete en vue de produire des piles a combustible. D'autres travaux, en phase de dimensionnement industriel, concernent le developpement de biopolymeres utilisables dans la metallurgie pour la purification du fer.

Pour en savoir plus, contacts :
http://www.agencia.fapesp.br/boletim_dentro.php?id=7887
Sources : Fapesp
Redacteur : Maxence Motte
BE Bresil numero 108 (18/10/2007) - Ambassade de France au Bresil / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com

Début des enchères pour la concession de routes fédérales

 

Le BOVESPA (Bourse de Valeurs de São Paulo) reçoit aujourd'hui les enchères prévues dans le cadre du Plan d'Accélération de la Croissance (PAC) pour 2600 kilomètres de routes fédérales.

(photos : Gervásio Baptista/ABr)

Les concessions seront attribués pour 25 ans, avec comme obligation d'investir sur la période plus de 20 Milliards de réaux, soit 10 Milliards de dollars US, en travaux de maintenance et d'amélioration du service aux usagers.

Les routes concernées sont :   

  • BR 116 - 401 km - São Paulo et Curitiba
  • BR 381 - 562 km - Belo Horizonte et São Paulo
  • BR 116/376 - 382 km - Curitiba et Florianópolis  
  • BR 101 - 320 km - Entre l'état d'Espírito Santo et Rio de Janeiro comprenant le pont Rio-Niterói
  • BR 153 - 321 km - Frontière en l'état du Minas Gerais et Rio de Janeiro et la frontière entre São Paulo et le Paraná
  • BR 116 - 412 km - Entre Curitiba et la frontière entre l'état de Santa Catarina et du Rio Grande do Sul

  •  BR 393 - 200 km - Entre la frontière de l'état du Minas Gerais et de Rio de Janeiro.  

Ces routes fédérales sont considérées comme les plus rentables. Le gagnant des enchères sera celui qui proposera le plus petit tarif de péage avec les meilleurs critères techniques.

 

 
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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 20:13

Economie
Le Brésil classé parmis les 10 premières économies

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/33183.htm

Le taux de croissance estimé à plus de 4% pour 2006 devrait replacer le Brésil dans le classement des 10 premières économies mondiales, d'après une étude d'Austin Rating, agence brésilienne de conseil en économie et gestion du risque pays. Pour cela, le pays devrait dépasser la Corée.
La valorisation de la monnaie (le réal) a fait du Brésil la 11ème économie de monde en 2005. En 2004, le pays occupait la 15ème place. Le Produit Intérieur Brut (PIB) a totalisé 540 trillions d'euros en 2005, selon l'IBGE (Institut Brésilien de Géographie et Statistiques). Après trois années passées derrière le Mexique, le Brésil est redevenu la première économie d'Amérique Latine. "C'est la variation du taux de change qui a fait la différence. Sans cet élément, le Brésil serait resté à la même place", déclare Alex Agostini, auteur de l'étude. L'an dernier, la monnaie a enregistré une valorisation de 20,2% la plus importante depuis le début du Plan Real en 1994. Les deux éléments qui ont aussi contribué à cette remontée dans le classement sont une inflation constante de 5,2% et un accroissement du PIB de l'ordre de 2,3%. Le document révèle qu' en 2005 le Brésil a dépassé la Hollande, l'Inde, le Mexique et l'Australie.
Pour dépasser la Corée, le Brésil devrait assurer en 2006 une légère valorisation du taux de change et contenir son inflation. M. Agostini insiste sur le fait qu "il y a de grandes chances que le Brésil entre en 2006 dans le "Top 10" des économies mondiales " à condition que la croissance du PIB atteigne environ 4%, que le taux de change soit valorisé de 5,5% et que l'inflation se maintienne à 4,8%.

Pour en savoir plus, contacts :

http://www.big-jb.com.br/big/pdf/62frances.pdf

Coopération
Nouvelles relations Brésil - Afrique

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/41918.htm

Le Ministre des Affaires Etrangères, Celso Amorim, et le Président de la Commision de l'Union Africaine, Alpha Konaré, ont signé le 28 février un accord visant à stimuler le développement socio-économique du Brésil et de l'Afrique. Il comprends des volets sur l'agriculture, la santé, l'enseignement, le développement économique, l'environnement et l'énergie. L'organisation d'un séminaire sur la production de biocarburants est prévue en mai. Les importations de produits brésiliens par les pays africains s'élèvent actuellement à 7 milliards de dollars.

18 ambassadeurs africains ont été accueillis au siège de l'Entreprise Brésilienne de Recherche en Agronomie (Embrapa) au début du mois. Cette réunion fait suite à l'installation de l'Embrapa Afrique au Ghana il y a trois mois. Cela a été l'occasion de présenter la nouvelle structure mais surtout de prendre connaissance des demandes et des actions de chaque pays intéressé par le transfert et l'utilisation des technologies de l'Embrapa pour l'agriculture tropicale. L'utilisation de ces technologies devrait favoriser la croissance, contribuer à la réduction des inégalités, au combat contre la faim et la pauvreté.

Dans ce contexte, notons la tenue d'une rencontre internationale au Centre Culturel Brésil Allemagne (CCBA) de Recife afin de débattre sur la relation Brésil - Afrique - Allemagne. L'objectif de cet événement, organisé par le CCBA en partenariat avec l'Université Fédérale de Pernambouco et l'Université Humboldt de Berlin, est d'approfondire les liens et les échanges entre les trois parties.

Agriculture
Le Brésil est le troisième producteur au monde de plantes transgéniques

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/31861.htm

Selon le rapport annuel 2005 de l' ISAAA (International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications), organisation de conseil et de soutien pour la plantation et la commercialisation d'OGM dans l'agriculture, le Brésil occupe la troisième position mondiale dans la culture de plantes génétiquement modifiées.
Depuis que la CTNBio (Commission Technique Nationale de Biosécurité) a autorisé la culture du soja transgénique au Brésil en 2005, le pays est passé de la quatrième à la troisième place mondiale, derrière les Etats-Unis et l'Argentine. En 2005, la surface occupée dans le monde par des champs de plantes transgéniques a représenté 90 millions d'hectares, soit 11% de plus qu'en 2004. Parmi les plantes transgéniques principales (soja, maïs, coton, tournesol), la superficie occupée par des champs de soja demeure majoritaire avec 60% de la superficie totale de cultures transgéniques. En 2005 les cultures transgéniques au Brésil s'étendaient en 2005 sur 9,4 millions d'hectares, soit 53% de surface en plus qu'en 2004. La production de soja est concentrée dans le sud du pays, et presque 50% de la récolte 2005-2006 est génétiquement modifiée. Selon Ivo Carraro, Directeur de la Coodetec (Coopérative Centrale de Recherche Agronomique), l'avantage principal des cultures transgéniques est la réduction de l'usage de pesticides. Hormis le glysophate, aucun autre herbicide n'est pulvérisé sur la plantation, car les graines possèdent un gène supplémentaire qui les rend plus résistantes à ce produit, dont l'efficacité constatée contre les mauvaises herbes fait l'objet de polémiques.
La variété de soja la plus répandue au monde est la Roundup Ready (RR), commercialisée par l'entreprise Monsanto. Le système appliqué au Brésil consiste à faire payer des royalties aux agriculteurs qui utilisent les semences de soja RR. Le coût est de 0,88 Réais (0,3 euros) par kilo, soit 30% plus cher que le soja conventionnel.

Politique

Plan 2007 - 2010 Recherche, Technologie, Innovation

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51063.htm

Luiz Antônio Rodrigues Elias, Secrétaire Executif du Ministère de la Science et de la Technologie (MCT), a présenté le Plan 2007-2010 pour la Recherche, la Technologie et l'Innovation lors du forum annuel du Conseil National des Secrétaires d'Etat à la Recherche, la Technologie et l'Innovation (Consecti) et du Conseil National des Fondations d'Appui à la Recherche (Confap).

39 milliards de reais seront investis sur la période 2007-2010. Cette somme sera ventilée entre quatre objectifs stratégiques : 8,9 milliards pour l'expansion et la consolidation du système national de recherche et d'innovation, 13,5 milliards pour la promotion de l'innovation technologique dans les entreprises, 15,3 milliards pour la recherche développement dans les domaines stratégiques, 1,4 milliard dans la science et la technologie pour le développement social.

Le plan prévoit notamment un ensemble d'instruments et d'initiatives pour inciter la création d'entreprises de technologie, l'internationalisation des activités d'innovation dans les entreprises, et l'amplification du rôle des instituts technologiques dans l'appui aux entreprises

Innovation

L'innovation dans les entreprises brésiliennes

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/50792.htm

L'Institut Brésilien de Géographie et Statistique (IBGE) a publié les résultats de son sondage sur l'innovation technologique dans les entreprises (le Pintec) organisé tous les deux ans. Que peut-on retenir de l'édition 2005 ? Globalement que le taux d'innovation des entreprises n'a pas beaucoup évolué entre 2003 et 2005, respectivement 33,3% et 33,4%.

La baisse du taux innovation observée dans les plus petites entreprises (moins de 50 salariés) de 31,1% à 28,9% a été compensée par l'augmentation importante de ce même taux dans les entreprises comptant plus de 50 salariés, de 44% et 50,4%. Autre donnée intéressante, le pourcentage d'entreprises ayant réalisé une innovation produit pour le marché national est passée de 2,7% à 3,2%, un chiffre encore très faible. Les dépenses de R&D ont également augmenté passant en moyenne de 2,5% à 2,8% du chiffre d'affaires net.

De nombreuses mesures en faveur de l'innovation (Loi "du bien", Loi Innovation) ont été mises en place en 2005. Il faudra attendre les résultats du Pintec 2007 pour connaître les premiers effets de ces incitatifs.

Médecine


500 millions de reais pour la santé

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/50793.htm

Sergio Rezende, Ministre de la Science et la Technologie, et José Gomes Temporão, Ministre de la Santé, ont renouvelé pour 5 ans la coopération et l'assistance technique pour la recherche et le développement technologique dans le domaine de la santé. En trois ans l'accord initial a investi près de 368 millions de reais dans plus de 2000 projets. Le nouvel accord prévoit 500 millions de reais d'investissements sur les quatre prochaines années.

Ces nouvelles ressources seront repassées au travers d'appels d'offres de l'Agence de Financement d'Etudes et de Projets (Finep) et du Conseil National de Développement Scientifique et Technologique (CNPq). Les financements sont issus de deux sources : le Fond National de Santé (FNS) et le Fond Sectoriel de Santé (CT-Saude).

Outre les aspects financiers, des professionnels du système de santé brésilien seront formés par la Finep aux méthodes d'évaluation de technologies afin d'améliorer leur capacité en matière de gestion. L'objectif est d'aider les gestionnaires à investir dans des technologies sûres et efficaces.

Publication


Les universités d'excellence brésiliennes - Volume 1 : Sao Paulo, Parana, Rio Grande do Sul

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43949.htm

Cet annuaire des "Universités d'excellence brésiliennes" a été réalisé dans le cadre de la Première Caravane France-Brésil organisée par Campus France Brésil. Ce document a pour objectif de donner une présentation rapide des meilleurs établissements d'enseignement supérieur des états de São Paulo, du Paraná et du Rio Grande du Sud. Il s'appuie essentiellement sur l'évaluation triennale de la Coordination pour le Perfectionnement du Personnel de l'Enseignement Supérieur (Capes) du Ministère brésilien de l'Education qui permet d'identifier les meilleurs établissements de l'Etat. Il est enrichi de quelques établissements conseillés par nos contacts.

Les informations disponibles pour chaque établissement sont : quelques éléments de présentation, les meilleures formations, un point sur les relations internationales, les coordonnées du responsable des Relations Internationales.

Au sommaire de ce document :

1. L'Etat de São Paulo :
- Université de São Paulo
- Université d'Etat de Campinas - Unicamp
- Université d'Etat Paulista Julio de Mesquita Filho - Unesp
- Université Fédérale de São Paulo - Unifesp
- Université Pontificale Catholique - São Paulo
- Université Fédérale de São Carlos - UFSCAR
- Institut National de Recherche Spatial - INPE
- Institut de Technologie Aéronautique - ITA
- Fondation Getulio Vargas - São Paulo
- Universidade Metodista de Piracicaba - UNIMEP
- Universidade Metodista de São Paulo - UMESP
- Université de Mogi das Cruzes - UMC
- Université Presbitérienne Mackenzie
- Université São Francisco - USF
- Fondation Antonio Prudente - Hospital A. C. Camargo - FAP
- Université de la Vallée de Paraiba - Univap
- Institut de Recherche sur l'Energie et le Nucléaire - IPEN

2. L'Etat du Rio Grande do Sul :
- Université Fédérale du Rio Grande do Sul - UFRGS
- Université Pontificale catholique du Rio Grande do Sul - PUCRS
- Université Fédérale de Santa Maria - UFSM
- Université Fédérale de Pelotas - UFPEL
- Université de Vale do Rio dos Sinos - UNISINOS
- Fondation de l'Université Fédérale du Rio Grande do Sul (FURG)
- Ecole supérieure de Théologie - EST
- Université de Caxias do Sul - UCS

3. L'Etat du Paraná :
- Université Fédérale du Paraná
- Université d'Etat de Maringá
- Université d'Etat de Londrina - UEL
- Université Pontificale Catholique du Paraná - PUC/PR
- Université Fédérale Technologique du Paraná
- Centre Universitaire Franciscain du Parana - UniFae


Téléchargez gratuitement ce rapport au format pdf :
http://www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm07_055.htm

Coopération Universitaire, Scientifique et Technologique

Des entrepreneurs brésiliens en France

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/41076.htm

Une mission technique de 10 jours, prévue entre les mois d'avril et de mai 2007, va emmener en France cinq entreprises brésiliennes issues d'incubateurs ou de parcs technologiques. L'objectif est de développer des partenariats technologiques entre ces PME et des entreprises et/ou des instituts français. L'initiative est le fruit d'un accord de coopération scientifique et technique signé entre les gouvernements français et brésilien. L'Association Nationale brésilienne de Promotion de l'Entrepreunariat Innovant (Anprotec), le Réseau français des Incubateurs et Parcs Technologiques (Retis) et le Ministère français délégué au Commerce Extérieur sont chargés de l'organisation.

Pour participer à cette mission, plusieurs conditions devront être remplies par l'entreprise : être une PME (entre 10 et 250 salariés) technologique de plus de trois ans, originaire d'un parc ou d'un incubateur de l'Anprotec. Le président devra parler couramment le français ou l'anglais. En outre, il sera demandé de produire un rapport technique de fin de mission dans un délai de 20 jours après le retour au Brésil.

Durant le séjour les entrepreneurs brésiliens évolueront dans un environnement totalement prêt à développer des partenariats : les contacts et les visites auront été préalablement organisés. Les coûts liés au voyage seront pris en charge par les entités françaises dans la limite de 5000 euros par participant. Les gestionnaires des incubateurs pourront également participer à cette mission mais l'ensemble des frais resteront à leur charge.

Biocombustibles

Séminaire franco-brésilien

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/40477.htm

Les premières rencontres franco-brésiliennes sur les biocarburants ont eu lieu à Brasilia du 27 au 29 novembre. L'événement a regroupé près de 280 participants dont une délégation française de 50 personnes. L'objet des rencontres fut d'identifier des thèmes scientifiques et technologiques pouvant faire l'objet d'actions concrètes de coopération entre les entreprises et les laboratoires français et brésiliens dans ce domaine scientifique prioritaire. La délégation française a ensuite fait plusieurs visites dans l'Etat de São Paulo.
Les thèmes de coopération qui se sont dégagés de ces rencontres :

Biomasse à des fins énergétiques :
- Détermination génétique et biologique de la qualité de la ligno-cellulose des graminées
- Approche comparative dans différentes régions de la collecte et de la mobilisation de la ressource
- Bilan carbone, azote et hydrique dans systèmes de production de biomasse

Biodiesel :
- Catalyse hétérogène et fabrication d'ester éthyliques d'huiles végétales
- Transformation et valorisation de sous-produits glycérines
- Utilisation de procédés enzymatiques dans la transformation des lipides
- Stabilité du biodiesel à l'oxydation et à l'altération par les micro-organismes

Biocarburants de seconde génération :
- Gazéification, hydrogénation du biodiesel
- Hydrolyse enzymatique de la cellulose et optimisation des fermentations
- Nouvelles voies biologiques

Jean-Pierre Courtiat, Ambassade de France au Brésil, jean-pierre.courtiat@diplomatie.gouv.fr
- http://www.iar-pole.com/presentationbresil/congresfrancobresilien.htm

 

 

 

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Published by bruno magniez - dans brunomagniez
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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 18:00

Brésil : la nouvelle puissance agricole

samedi 6 octobre 2007 :

SE REPORTER A LA VIDEO DE FRANCE 24 "Intelligence économique"

L’agriculture française face à de nouveaux défis  :

De nouvelles attentes s'expriment aujourd’hui envers l'agriculture. La nécessité d’une agriculture respectueuse de l'environnement est au centre des débats comme en témoigne le Grenelle de l’environnement (table ronde sur le développement durable, devant déboucher sur un ensemble d’actions pour refonder la politique écologique française). L’Union Européenne et en particulier la France sont en retard sur ce sujet. Depuis longtemps déjà, des pays comme le Brésil sont pionniers dans l’agriculture durable avec l’utilisation d’une nouvelle technique alternative à l’agriculture conventionnelle: le semis direct.

Le semis direct repose sur différents principes. Cette technique permet aux champs de ne plus être labourés. Les sols sont recouverts d’une couche végétale constituée de résidus de récoltes qui vise à copier les écosystèmes naturels. Le semis direct place la semence directement dans le sol à l’aide d’outils appropriés. Ces outils « piquent » la terre avec précision et permettent ainsi de mettre les semences au bon endroit avec une perturbation minimale du sol.

Cette nouvelle technique propose des solutions pour les défis essentiels que le monde agricole devra affronter à court terme. Alors que l’agriculture basée sur le labour apparaît incapable de répondre aux principaux challenges en matière de conservation de l’eau et des sols, de protection de l’environnement…le semis direct offre des solutions pour répondre à ces enjeux. En effet, il permet d’une part l’amélioration de la fertilité des sols et prévient d’autre part de l’érosion grâce à la couverture végétale permanente. Il permet d’associer les défis environnementaux planétaires avec les réalités économiques. Le semis direct combine donc les attentes en matière de productivité et de compétitivité avec les nécessités environnementales … ce qui était jusqu’à présent souvent des enjeux contradictoires. Alors que l’agriculture française est en perte de vitesse face aux pays du Sud qui grignotent petit à petit depuis les années 90 des parts de marché, cette nouvelle technique apparaît plus que jamais d’actualité. L’Union Européenne et les États-Unis sont en effet concurrencés par des pays comme le Brésil. Avec plus de 40 millions d’hectares cultivés et une croissance en moyenne 10% de ces exportations agricoles chaque année, le Brésil est en phase de devenir la plus grande puissance agricole mondiale. Ces performances remarquables lui assurent d’ailleurs une place privilégiée sur les marchés mondiaux du sucre, du soja, du coton, et rendent ainsi plus vulnérables les positions européennes et françaises.

A l’échelle de la planète, l’efficacité des techniques sans labour et du semis direct en particulier n’est plus un mystère. Le Brésil, l’Argentine, les Etats-Unis, l’Australie ou plus récemment les pays de l’Est se convertissent en masse à ces techniques de travail du sol. En France, quelques organismes se sont impliqués sur cette question. C’est le cas par exemple de l’association BASE (Bretagne Agriculture Sol et Environnement) dirigée par monsieur Konrad Schreiber ou encore de syndicats tels que la FNSEA où Xavier Beulin (1 er vice-président) ne cesse de réaffirmer son engagement en faveur de l’agriculture durable. Les énormes intérêts du non labour ne restent néanmoins pas suffisamment mis en valeur en France et ils sont un peu moins de 10% d’agriculteurs à avoir optés pour le semis direct. Comment expliquer cette frileuse évolution dans les exploitations agricoles françaises ? Plus que les problèmes techniques qu’engendrent la mise en place du semis direct, le véritable frein est avant tout culturel comme le précise Francis Forest du Cirad. Beaucoup d’agriculteurs français semblent avoir des difficultés à accepter de « jeter la charrue » !! D’où la création d’un nouveau lobby qui milite pour l’agriculture durable : l’Institut de l’agriculture durable. Lobby qui accepté d’apparaître pour la première fois sur France 24.




Pour plus d'informations, consultez le rapport du Sénat sur l'avenir de la filière agricole à l'horizon 2050.

 

Les ravages du soja transgénique au Brésil

  

 

Main basse sur les terres du paranà brésilien

 

 

   « Terra roxa. » La « terre rousse », l’une des plus fertiles au monde... Elle abonde dans cet Etat du sud du Brésil, le Paraná. « Un véritable rêve », s’enthousiasme M. Laércio Trucolo, qui gère la production de la fazenda  (1) Chapadão, paradis agricole de 1 400 hectares. « Ici, on obtient sans problème deux récoltes par an. De quoi faire des envieux en Europe ! » Un rêve en effet. Rêve de profits juteux pour les uns, grâce à une agriculture toujours plus « moderne » et « technologique ». Rêve de subsistance et de dignité pour les autres... beaucoup plus nombreux. 

Trente mille fazendeiros se partagent près de 70 % des 16 millions d’hectares cultivés du Paraná, avec plus de 100 hectares par exploitation... parfois beaucoup plus. A leurs côtés, quelque 300 000 petits propriétaires exploitent des domaines compris entre 5 et 40 hectares pour la plupart, soit environ 27 % de la surface cultivée. Pendant ce temps, 300 000 familles de « sans-terre » se partagent la surface restante, avec moins de 5 hectares chacune. Il en faudrait pourtant une quinzaine pour nourrir une maisonnée de six personnes. 

Ces familles ont été les premières victimes de la modernisation accélérée de l’agriculture dans les années 1980. Il fallait de grandes surfaces pour l’expansion du « modèle de l’agrobusiness, avec son cocktail de mécanisation, d’herbicides, d’engrais chimiques et d’irrigation intensive », explique M. Roberto Baggio, du Mouvement des sans-terre (MST). Entre 1985 et 1995, chaque année, dans l’ensemble du pays, 100 000 propriétés agricoles ont disparu. « Révolution verte », prétendit-on. Une appellation somme toute ironique au regard de la violence sociale et des dégâts environnementaux qu’elle engendra, à commencer par une massive déforestation.

 

Au début du XXe siècle, la forêt couvrait plus de 16 des 19 millions d’hectares du Paraná. Sous les haches et les tronçonneuses des immigrants, cette couverture sylvestre a reculé au point de ne plus atteindre que 1,5 million d’hectares à peine (8 % de la surface de l’Etat).

 

Pendant ce temps, la région s’emparait d’un triste titre, celui de principal consommateur de pesticides et de fertilisants chimiques du Brésil. Alors qu’on commence à faire le lien entre l’utilisation intensive de ces produits et l’autre record national du Paraná – celui des cancers du foie et du pancréas –, de plus en plus nombreux sont ceux qui suggèrent, avec M. João Pedro Stedile, de la direction nationale du MST, que la révolution verte avait tout d’une « contre-réforme marron ». 

 

Toutefois, si le processus de concentration de la terre est pratiquement stabilisé, il pourrait reprendre avec l’arrivée des semences transgéniques, notamment par le biais d’une contrebande en provenance d’Argentine, où elles sont autorisées, et à la grande satisfaction de la multinationale Monsanto  (2). Certes, totalement inconnu il y a peu au Paraná, le soja modifié génétiquement n’y atteint « pas plus de 2 % de la production », comme le souligne le gouverneur du Paraná, M. Roberto Requião. Mais, autour de Francisco Beltrão, « près de 70 % des gens font du transgénique », estime M. Juan Bedenaski, bien placé pour se faire une idée – il vend des herbicides et des engrais chimiques aux agriculteurs locaux. La contamination progresse, le système des « royalties » – taxe indépendante du prix de vente final perçue par Monsanto pour l’utilisation de ses semences, que la firme a bien sûr protégées par des brevets très stricts – peut alors montrer son vrai visage  (3).

 

Monsanto n’ayant pas cherché à percevoir cette taxe les premières années, beaucoup d’agriculteurs ont été tentés par des semences « gratuites » que vantaient les services commerciaux de la puissante multinationale et... la très large majorité des médias. Toutefois, en 2004, Monsanto impose soudain des royalties de 0,62 real par sac de 60 kg. Comble de l’absurde, bon nombre de producteurs se résignent petit à petit à payer, même pour du soja « conventionnel », préférant ne pas risquer l’amende de 1,5 real par sac (en 2004) imposée aux « resquilleurs », parfois eux-mêmes victimes involontaires d’une contamination spontanée, de champ à champ, que nul ne contrôle... 

 

De son côté, la multinationale s’assure le soutien des grandes coopératives en les intéressant à une rente d’autant plus lucrative qu’une hausse des tarifs de 100 % a déjà été annoncée pour la récole 2005-2006 ! Alors que la sécheresse fait baisser la productivité et que l’évolution du cours du dollar n’a rien de favorable  (4), l’étau se resserre sur les « petits », menacés d’exclusion...

 

Ce sont pourtant eux qui génèrent 80 % des emplois, assurent la redistribution des revenus de la terre, renforcent l’implantation rurale et contribuent à la disponibilité d’aliments de base qui n’intéressent guère les agro-exportateurs. Selon l’Institut brésilien de géographie et de statistiques (IBGE), la production de haricot noir – lequel est typique des tables brésiliennes – est passée de 38 kg par habitant en 1938 à moins de 10 kg à l’heure actuelle, tandis que le feijão reste toujours aussi populaire. Qu’à cela ne tienne. L’agrobusiness réussit à imposer sa vision de l’agriculture... Il serait même sur le point de remporter une victoire décisive selon M. Baggio, pour qui les transgéniques représentent rien de moins que « l’ultime bataille pour la domination de la terre, non plus par un petit groupe de latifundistes, mais par un groupe encore plus restreint de multinationales ».

 

Un espoir était pourtant né lors de l’élection de M. Luiz Inácio Lula da Silva à la présidence du pays, en 2002, mais il en fut de la promesse d’interdire les OGM comme de beaucoup d’autres. La nomination de M. Roberto Rodrigues au ministère de l’agriculture avait d’ailleurs valeur de programme : il siège au conseil d’administration de la fondation Bunge, l’une des grandes multinationales du marché des semences.

C’est avec l’autorisation de la commercialisation puis de la culture du soja transgénique dans l’Etat du Rio Grande do Sul qu’a commencé, en octobre 2003, une longue série de rebuffades pour les opposants aux OGM. Leurs derniers espoirs se sont évanouis le 24 mars 2005, quand a été approuvée la « loi de biosécurité » qui ouvre la voie à leur commercialisation. Si la constitutionnalité du texte est mise en doute, notamment par l’Institut de défense du consommateur (IDEC) brésilien, celui-ci n’en constitue pas moins une victoire importante pour la demi-douzaine de multinationales qui se trouvent en bonne voie de s’assurer un monopole et une rente permanente dans un marché inexistant il y a encore vingt ans. Quant au gouvernement, sa décision, en 2003, de surtaxer de 35 % les importations de glyphosate  (5) chinois sans que celui de Monsanto soit inquiété laisse quelque peu rêveur...

 

Le danger de voir s’établir un monopole a fait entrer dans l’arène le gouverneur du Paraná, M. Requião. Alors que, sous la pression des consommateurs, la demande des grands importateurs (l’Europe et l’Asie) s’oriente de plus en plus vers les produits non OGM, les exportations de soja des Etats-Unis, principalement transgéniques, chutent (– 41,5 % en 2004) au profit de la production brésilienne. Une compétition qui dérange, au Nord. Dans ce contexte, M. Requião ne peut tolérer que la « souveraineté nationale » soit soumise à des brevets détenus par une poignée de multinationales dont les intérêts sont souvent proches de ceux de Washington. « S’ils parviennent à généraliser l’utilisation des transgéniques, ils parviendront à contrôler notre production. » L’arme alimentaire au service d’enjeux géopolitiques, en quelque sorte...

 

Après avoir tenté de se déclarer « zone libre de transgéniques » en octobre 2003 – sous la pression des mouvements sociaux –, le Paraná a dû concentrer sa lutte sur Paranaguá, principal port céréalier de l’Amérique latine, dont il détient la gestion. Celui-ci fut fermé aux produits transgéniques sur la base d’arguments techniques. « Nous n’avons qu’un silo, explique le gouverneur. Si nous mettons du soja transgénique dans le circuit, nous aurons une contamination, et tout le soja du Paraná sera considéré comme transgénique. » Pourtant, un second silo, destiné aux céréales « conventionnelles », est en construction ! Dénonçant une tentative de manipulation, l’opposition – proche des multinationales du marché des semences, et favorable à l’ouverture du port aux transgéniques – enchaîne lock-out et enquêtes parlementaires visant à ce que l’Union – le Brésil étant un Etat fédéral – reprenne le contrôle des installations. Une « fédéralisation » qui, dans la très grande majorité des cas, là où elle a eu lieu ailleurs dans le pays, s’est révélée être une étape intermédiaire vers la privatisation des ports... et leur ouverture aux transgéniques.  

Pragmatisme économique  

Le Paraná s’arc-boute sur la défense du principe de précaution, inscrit dans la Constitution de 1988, mais c’est la détermination des consommateurs européens et asiatiques à refuser l’arrivée dans leur assiette des produits modifiés génétiquement qui fera la différence. En effet, si le directeur commercial du port de Paranaguá, M. Ruy Alberto Zibetti, se gargarise de bons sentiments, derrière l’« éthique » à laquelle il fait tant référence transparaît... le « pragmatisme » économique et la nécessité pour le Paraná de proposer un produit différencié, économiquement viable sur le marché international ! En revanche, cette même logique d’intégration au marché ne remet nullement en cause la logique productiviste.

 

« Nous avons besoin d’une agriculture de masse », assène M. Requião. De son côté, le secrétariat à l’agriculture aime à rappeler que le Paraná continue à « battre des records », stimulé par d’importants « gains de productivité »  (6). Il est vrai qu’avec 2,3 % du territoire national il trône en tête des Etats céréaliers, comptant pour 23 % dans la production brésilienne en 2004. L’agrobusiness y est devenu la principale activité économique (environ un tiers du produit intérieur brut) et s’est concentré sur le maïs, le blé, l’orge, l’avoine (le Paraná en est le premier producteur au Brésil) mais aussi, bien sûr, le soja (deuxième producteur), dont le poids relatif ne cesse de croître. Entre 1990 et 2003, la surface occupée par ces cultures a augmenté de 14 %, pour atteindre 8 millions d’hectares. La production, elle, est passée de 12 millions à plus de 30 millions de tonnes... Et ce n’est pas fini. 

 

« Il faut produire, produire, produire... », martèle M. Marcos Prochet, représentant l’Union démocratique ruraliste au Paraná (une organisation créée par les grands propriétaires dans le but de « répondre » à la naissance du MST), en frappant du poing le volant de sa berline. « Vous comprenez, les pauvres reçoivent de l’argent quand ils ont des enfants, alors... – un sourire entendu – il faut bien que nous fassions en sorte qu’il y ait assez à manger ! » Pourtant, si la forêt recule, ce n’est le cas ni de la pauvreté ni de la faim... Pour le réseau Ecovida  (7), l’argument ne tient tout simplement pas. « La faim est un problème social et politique, pas technologique. » Il ne sera pas réglé par « la modernisation conservatrice, polluante et inégalitaire de l’agriculture ».

 

Ce modèle est loin d’avoir fait la preuve de sa viabilité. Une étude montre que la « modernisation conservatrice » de l’agriculture implique une augmentation deux fois plus rapide des coûts que de la productivité, se soldant par une réduction de la valeur ajoutée brute de la production  (8). Par ailleurs, au coût de la pollution des nappes phréatiques (responsable de plus de 6 000 cas reconnus et de 30 000 cas estimés d’intoxication au Paraná depuis 1993 [9]), on commence à ajouter celui de l’épuisement des sols lié à la trop fréquente monoculture du soja. En Argentine où, contrairement au Brésil, le phénomène est assez ancien pour permettre une estimation, cet appauvrissement des sols en minéraux correspondait à 20 % des recettes agricoles en 2002  (9). Pour M. Stedile et pour M. Frei Sergio Gorgen, député du Parti des travailleurs (PT) au Rio Grande do Sul, les comptes sont rapidement faits : l’agrobusiness « ne survit aujourd’hui que grâce aux subventions et facilités consenties par l’Etat brésilien ».  

 

Un exemple : entrée en vigueur en 1997 et considérée comme le coup d’accélérateur qui a permis à l’agrobusiness de se développer, la loi Kandir exonère les exportateurs de matières premières du paiement de l’impôt sur la circulation des marchandises et des services (ICMS) – impôt sur la valeur ajoutée de 13 % payé aux Etats. Le gouvernement fédéral s’était engagé à couvrir le manque à gagner pour les Etats, mais il ne l’a jamais fait entièrement. Pour le seul Paraná, « c’est un cadeau de plus de 4 milliards de reals [plus de un milliard 500 millions d’euros] qui a été consenti depuis la mise en application de la loi », affirme M. Baggio. Le passage au modèle intensif opère ainsi un transfert de richesse des « petits » agriculteurs vers les « grandes » entreprises (de l’agrochimie, notamment), et de la sphère publique vers la sphère privée. Les recettes éprouvées du néolibéralisme...  

Des problèmes environnementaux et sociaux  

A ce système, les mouvements sociaux opposent un autre, plus respectueux des hommes et de l’environnement, qui s’appuie sur deux concepts : la réforme agraire, et un modèle agricole durable et écologique. Le fameux « produire moins, pour produire mieux »... « et pour le marché interne ! », ajoute M. Vanderley Ziger, directeur de la coopérative Cresol-Baser, créée en 1996 dans les régions du sud-est et du centre-ouest du Paraná. Son objectif : permettre aux petits agriculteurs l’« accès au crédit coopératif, aux technologies d’exploitation biologique et durable ». Il s’agit aussi de constituer « un système de commercialisation qui sorte du réseau capitaliste des grandes coopératives », de retrouver des circuits courts d’approvisionnements, et d’en finir avec les « aliments touristiques » qui sortent du pays pour y revenir en ayant enrichi les intermédiaires. Le but affiché n’est autre que d’aider les agriculteurs à « reprendre les rênes de leur vie et de leur environnement » en affirmant leur identité. Comme l’explique M. Gilmar Ostrovksi, d’Ecovida, « la réappropriation de l’agriculture est une réappropriation politique et sociale ». Programme farfelu, coupé des réalités ? « C’est le seul qui nous permette de régler à la fois nos problèmes environnementaux et sociaux, comme le chômage et l’exode rural », assure-t-on dans les bureaux de Cresol-Baser. D’ailleurs, « le projet est déjà inscrit dans la loi ! ».

 

En effet, la Constitution de 1988 établit qu’il est « de la compétence de l’Union d’exproprier (...), dans l’optique de la réforme agraire, les terres qui ne remplissent pas leur fonction sociale ». Par fonction sociale, on entend l’« utilisation adéquate des ressources naturelles et [la] préservation de l’environnement », le « respect des dispositions qui régulent les relations de travail » et la protection du « bien-être des propriétaires et des travailleurs ». 

 

Dans un bureau feutré de Curitiba, le directeur général du secrétariat à l’agriculture, M. Newton Ribas, balaie l’idée d’un revers de la main. « La réforme agraire est déjà faite au Paraná : nous avons assez de petits agriculteurs ! Et puis, il n’y a pas de terres disponibles ici. (...) Le Brésil est grand : les sans- terre peuvent aller ailleurs ! » Rejoindre les légions de travailleurs exploités dans le Cerrado  (10), par exemple ? Selon l’Institut national de colonisation et de réforme agraire (Incra), pourtant, 2,6 millions d’hectares de terre manquent au cadastre officiel du Paraná, probablement occupés illégalement par des agriculteurs ayant « oublié » de les déclarer. Un motif suffisant pour l’expropriation... « De toute façon, explique l’agronome Christophe Lannoy, même si on doublait les surfaces occupées par les gens qui n’ont que 25 hectares aujourd’hui, il resterait des terres au Paraná. Le problème est un problème de volonté politique ! » Il est vrai qu’en la matière la déception est grande pour tous ceux qui attendaient du Brésil de « Lula » qu’il ouvre la voie à des solutions de rechange au modèle libéral.

 

Au niveau fédéral, le gouvernement n’a pas su briser la vision d’une « agriculture de classe » ancrée dans les institutions mêmes. L’impossibilité d’apporter une réponse structurelle aux questions agricoles s’y manifeste par l’existence, d’un côté, du ministère de l’agriculture de M. Rodrigues, et, de l’autre, de celui du développement rural, qui tente de pourvoir aux besoins des agriculteurs familiaux. Dans les Etats, la même bicéphalie règne. Alors que dans la plupart des secrétariats du gouvernement on dit vouloir « défendre les petits » et « protéger l’environnement », notamment avec le lancement d’une école d’agro-écologie en partenariat avec Caracas et La Havane, le gouverneur Requião affirme que « l’agro-écologie n’est guère qu’une utopie ».

 

De son côté, le secrétaire d’Etat au budget, M. Reinhold Stephanes – issu du Parti du front libéral (PFL) et impliqué dans la préparation du plan real  (11) –, se félicite de ce que « l’aide que reçoivent les agriculteurs familiaux ne [nous] coûte pas cher : elle provient principalement de l’Union et de la Banque mondiale ! ». Banque mondiale dont M. Frei Betto, membre démissionnaire du gouvernement car critique à l’égard de sa politique, explique qu’elle « interdit au Brésil toute réforme structurante  (12) ».

 

Ainsi, entre autres mesures, l’Union offre des crédits soumis aux desiderata de Banco do Brasil (qui gère tous les fonds selon un agenda favorisant ses clients les plus solvables) et qui entretiennent la chaîne de la dette. De son côté, l’Etat construit des granges (pour que les agriculteurs « stockent et vendent leurs céréales au meilleur prix ») et « certifie » la production pour faciliter les exportations. Sont ainsi perpétrées les bases mêmes du modèle en place. Faut-il lire ici un manque d’ambition politique ou la démonstration d’une crise structurelle empêchant le changement dans le pays ? A l’heure des bilans, le débat fait rage entre les déçus du PT et les « lulistes » acharnés.

 

Prises ou reprises de contrôle d’entreprises stratégiques dont l’activité est circonscrite aux frontières de l’Etat (comme la compagnie d’électricité du Paraná, Copel), renégociations des « contrats immoraux » qui liaient le Paraná à des firmes prédatrices, réforme profonde de l’éducation, participation à Telesur  (13) (à travers un partenariat avec la télévision publique Paraná Educativa), etc. : par comparaison, l’ampleur des mesures prises par le gouverneur du Paraná suggère indéniablement qu’il existe au niveau de l’Etat fédéral une forte inertie, et, particulièrement dans le domaine de l’agriculture, secteur stratégique pour la classe dominante brésilienne, une élite avant tout agraire. 

Une volonté d’émancipation 

 

Dans un pays où la doxa néolibérale est à ce point intériorisée qu’en termes d’orthodoxie économique « le pouvoir de l’Union sur les Etats est plus fort que celui du FMI sur l’Union  (14) », le recul des pouvoirs publics devant les intérêts privés apparaît, pour beaucoup, comme une fatalité. La crise qui affecte le PT met à mal l’espoir d’un changement mû par le pouvoir politique  (15). Dans ce contexte, on évoque le nom de M. Requião pour conduire la « gauche » si M. Lula da Silva ne se représentait pas. Mais son « nationalisme musclé » ne se heurterait-il pas aux mêmes limitations, imposées par des mandats trop courts et des institutions perverties par la corruption et le clientélisme ? De plus, sa vision d’un « capitalisme non spéculatif » basé sur des politiques « compensatoires  (16) » se contentant d’adoucir les effets d’un système structurellement injuste est-elle en phase avec la volonté d’émancipation profonde des agriculteurs familiaux, des sans-terre, de tous ceux qui sont décidés à sortir du statut de dominé auquel les condamne le modèle actuel ? 

En tout cas, pour ceux-ci, il faudra faire vite... avant que le soja transgénique n’ait contaminé tout le pays.

 Par Renaud Lambert

 Notes : 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(1) Grande propriété agricole. Son propriétaire est le fazendeiro. 

(2) Interdit au Brésil, mais y ayant été introduit par ce biais, le soja transgénique a bénéficié, le 25 septembre 2003, d’une « mesure provisoire » autorisant sa récolte pour la campagne 2003-2004. Depuis, le provisoire dure... 

(3) Lire Jean-Jacques Sevilla, « Chancelante résistance aux OGM », Le Monde diplomatique, décembre 2003.

 (4) Lors de la « super-récolte » de 2003-2004, le soja valait environ 17 dollars le sac, et le dollar 4 reals. En 2005, le soja évolue autour de 11 dollars le sac, et le dollar autour de 2,5 reals. Source : Entreprise d’assistance technique et de développement rural du Paraná (Emater-PR), entretien avec l’auteur. 

 

 

 

 

 

(5) Herbicide. Le soja transgénique fabriqué par Monsanto est conçu pour lui résister.  

(6) Plaquette du secrétariat d’Etat à l’agriculture et à l’approvisionnement, Curitiba, 2004.  

(7) Réseau de soutien à l’agro-écologie de la partie sud du Brésil. 

(8) Etude réalisée par Sistema Cresol 2002, citée dans « Terceiro encontro estadual - Paraná - Brasil », Jornada de agroecologia, Lance Livre Design, Produções e editora Ltda, Curitiba, 2004.  

(9) Voir le documentaire de Marcelo Viñas intitulé Hambre de soja, Icaro, Buenos Aires, 2004.

(10) Région de savane boisée de plus de 2 millions de kilomètres carrés, principalement brésilienne, qui s’étend sur plusieurs Etats, de l’intérieur des terres aux limites de l’Amazonie. 

(11) Tentative de dollarisation de l’économie menée par le président Fernando Henrique Cardoso en 1994, étape-clé du tournant néolibéral de la politique économique brésilienne.  

(12) Propos tenus lors du Forum franco-brésilien de la société civile, les 12 et 13 juillet 2005, au Conseil économique à Paris.  

(13) Chaîne de télévision latino-américaine lancée à l’initiative du président vénézuélien Hugo Chávez pour contrer l’influence des chaînes commerciales et de CNN en matière d’information. En sont actionnaires l’Argentine, Cuba, l’Uruguay et le Venezuela.  

(14) Propos tenus par M. Stephanes.  

(15) Lire Ignacio Ramonet, « Brésil, le gâchis », Le Monde diplomatique, octobre 2005.

(16) Entretien, Caros amigos, Vila Madalena, juillet 2005.

 Documentaire du Sociologue Mauricio Torres sur les questions de l'expropriation et de la deforestation en Amazonie

 

 

 

 

 

Résumé :

Lors de cette première expédition réalisée entre août 2006 et janvier 2007, nous avons collaboré avec les principaux spécialistes des communautés du Parà, le sociologue Mauricio Torres, la biologiste Wilsea Figueiredo et le procureur de la République Felipe Fritz Braga. Durant ce travail, nous avons suivi plusieurs communautés Caboclos dans leur accès à la propriété foncière et la création de zones de protection environnementales. L’environnement étant au centre des débats politiques internationaux, ce travail vise à accroître les connaissances sur une population de l’Amazonie et la biodiversité qu’elle utilise. Sa portée médiatique permettra à la communauté Mangabal de disposer d’un support de communication pour exprimer ses revendications et accéder à la création de la réserve naturelle extractiviste proposée le 2 décembre 2006. Aujourd'hui nous sommes à la recherche d'investisseurs et de producteurs afin d'achever le montage du documentaire.

   Autre situation dramatique: le cas du soja transgénique en Argentine

 

 

 

 

 

 


 

Pour aller plus loin sur les enjeux et les défis de l'agriculture brésilienne

 lundi 8 octobre 2007

En 34 ans, l'Embrapa a révolutionné l'agriculture

 

Dans son traditionnel programme de Radio, "Café avec le Président", Le Président Lula a rappelé l'importance de l'Embrapa pour l'agriculture Brésilienne.

(Brasília - Présentation de la Biomasse du Cerrado par l'Embrapa - Photo : José Cruz/ABr)

L'Embrapa, l'Entreprise Brésilienne de Recherche Agro-alimentaire est une institution publique, dépendant du Ministère de l'Agriculture. Elle emploi 2221 chercheurs (dont 53% de docteurs) réparties dans 38 centres de recherches au Brésil et un bureau en Afrique (Ghana).

Le Président a rappelé qu'il y a quelques années, le Cerrado qui est la végétation typique du centre du brésil, équivalent de la savane africaine, était considéré comme inexploitable.

Aujourd'hui, grâce aux recherches de l'Embrapa, le Cerrado est devenu le premier producteur de grain du brésil et du monde.

Dans un récent entretien au New York Times, Colin Powell, l'ancien secrétaire d'état a rappelé l'importance de l'Embrapa pour ce qu'est aujourd'hui le Brésil, une superpuissance agroalimentaire.

L'Embrapa est doté d'un budget annuel de 1 milliards de réaux, soit 550 millions de dollars US, travail notamment sur le Café, Soja, l'agro-énergie et biocarburants (Canne à sucre, ...) ou encore la problématique de culture dans le Sertão et son climat semi-aride.

http://www.embrapa.br/
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Published by bruno magniez - dans brunomagniez
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