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  • : Blog pour tous les passionnés du Brésil : actualités économiques, sociales et politiques.
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Bruno MAGNIEZ

 
Email : bmagniez@netcourrier.com

 

Docteur en Sciences Economiques

 

Thèse de doctorat Université de Picardie Jules Verne (octobre 2001) :

-          « La place du secteur informel dans l’économie brésilienne : une étude centrée sur le commerce de rue à João Pessoa »
- Thèse sous la direction de B.Lautier, Professeur Université de Paris-I, Panthéon-Sorbonne. Mention très honorable.

-          Jury de thèse : Philippe Hugon, Jaime Marques Pereira, Christian Azais, Bruno Lautier, Christian Palloix


 

Professeur de Sciences Economiques et Sociales


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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 12:54

Le gouvernement brésilien a informé qu'il espère produire d'ici 2014 une carte où figurent les nouvelles zones géographiques à explorer, comportant les 17 éléments chimiques utilisés dans l'industrie de haute technologie.

Initié en janvier, le projet brésilien compte un apport de 18,5 millions de Reais et il est conduit par le Service Géologique du Brésil (CPRM), organe lié au Ministère des Mines et de l'énergie.  arton23369.jpg

 

L’essor des énergies vertes risque d’accroitre la dépendance aux terres rares, ces métaux dont la production est pour l’instant le monopole de la Chine. Mais d’autres technologies cruciales misent également dessus.


L’institut allemand d’écologie appliquée Öko, a publié début 2011 une étude approfondie sur les terres rares et leur recyclage. Elle passe en revue, application par application, l’usage dans l’industrie de cette famille de 17 métaux qui se révèlent indispensables dans de nombreux secteurs.

 

 

 

 

EJ-AA158_Commod_G_20111208170003.jpgLe rapport recense également les stratégies qui se développent pour limiter leur utilisation, augmenter le recyclage ou tout simplement les substituer. On y apprend que le remplacement est rarement possible sans une baisse de performances, et que certaines technologies stratégiques pour l’avenir en dépendent fortement :

 

 

 

 

- réfrigération magnétique : alternative aux gaz comprimés et aux fluides frigorigènes, cette technique emploie des terres rares, principalement des aimants néodyme-fer-bore ou du gadolinium ;

 

- potabilisation et dépollution de l’eau : la société américaine Molycorp a conçu des dispositifs à base de terres rares pour rendre l’eau potable, ou filtrer l’arsenic et d’autres contaminants ;


- piles à combustible : l’yttrium et un alliage de terres rares appelé mischmétal sont les meilleurs matériaux pour fabriquer à bas coût des piles à combustible efficaces.

 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 20:55

 

Pour Signer la Pétition sur la forêt brésilienne (1.700.000 signatures déjà): au cœur d’une âpre bataille avant Rio+20, c'est ici : http://www.avaaz.org/en/veto_dilma_global/?wwf

Le Brésil s’apprête à porter un sérieux coup à ses efforts dans la lutte contre la déforestation. C’est une nouvelle d’autant plus pénible que ce pays avait pris les devants dans ce domaine. En 2009, le président Lula s’était engagé à réduire la déforestation de 80% à l’horizon 2020. Ce faisant, il propulsait son pays au rang des leaders de la lutte pour le climat. La déforestation ayant catapulté le Brésil à la quatrième place des pays émetteurs de CO2, il était en effet temps de réagir.

 

En effet, le code forestier brésilien qui apportait jusque-là une protection importante à la forêt amazonienne est en voie d’être modifié et très affaibli sous la pression des puissants lobbys de l’agriculture brésilienne. Suite à un probable vote du Sénat brésilien en faveur de la nouvelle version du code forestier, seule la présidente Dilma Roussef pourra encore empêcher le pire d’arriver en usant de son droit de véto.

 

GP03BXS.jpg

 

C'est un conflit de longue date qui vient de monter d'un cran. Depuis deux semaines, les défenseurs de l'environnement exhortent la présidente du Brésil Dilma Rousseff à mettre son veto à une loi controversée ouvrant la voie à une déforestation accrue en Amazonie. Mercredi, 1,7 million de personnes avaient signé une pétition contre ce texte qui embarrasse le pays, presque un mois avant le sommet Rio+20 sur le développement durable.

 

 

La mobilisation, entraînée par des OGN écolos, des réalisateurs (comme le cinéaste Fernando Meirelles)  ou des hommes politiques (à l'instar de l'ex-ministre de l'environnement Marina Silva), s'est accélérée le 26 avril, lorsque la chambre des députés a définitivement approuvé, à une large majorité, une réforme du code forestier du pays, dans la foulée du vote du Sénat en novembre, mettant ainsi fin à près de trois ans de discussions et revirements.

Cette nouvelle législation, poussée devant le Congrès par le puissant lobby agricole (l'agriculture représente 5 % du PIB du pays), prévoit d'amnistier les propriétaires qui ont illégalement défriché des forêts par le passé et de permettre une déforestation dans des zones qui étaient auparavant protégées, comme les berges des rivières ou le sommet des collines. Surtout, la "réserve légale" - la superficie qu'un propriétaire ne peut pas exploiter - se verrait réduite, passant de 80 % à 50 % dans les Etats d'Amazonie, considérée comme le poumon vert de la planète.

 

 

 

Selon les groupes de défense de l'environnement, ce projet pourrait conduire à la destruction de 220 000 kilomètres carrés de forêt tropicale amazonienne, soit la taille combinée des forêts de la France et du Royaume-Uni. Une étude de l'université de Brasilia estime même que la nouvelle loi pourrait augmenter de 47 % la déforestation d'ici à 2020, constituant une menace pour les engagements du pays.

 

En 2009, le gouvernement a en effet promis de réduire de 36 % ses émissions de CO2 d'ici à 2020. Près des deux tiers de cette baisse devraient provenir d'une réduction de 80 % de la déforestation de l'Amazonie et de la région du Cerrado. Si les mesures de protection des forêts, et notamment la traque de la déforestation illégale par satellite, ont pour l'instant porté leurs fruits - le déboisement en Amazonie a été réduit de 27 000 km2 en 2004 à un peu plus de 6 000 en 2011 (voir l'infographie de la BBC) -, la tendance pourrait s'inverser, prévient l'Institut national d'observation des espaces brésilien (INPE).

 

 

Avant d'entrer en vigueur, la réforme du code forestier doit toutefois être approuvée par Dilma Rousseff. Les ONG et une majeure partie de la société civile espèrent que la présidente cèdera à la pression internationale alors qu'elle accueille le Sommet de la Terre de l'ONU du 20 au 22 juin. Plus de 125 chefs d'Etat ainsi que 45 000 délégués, attendus à cette immense conférence, doivent en effet s'engager à protéger les forêts et développer l'"économie verte". "La présidente analysera avec beaucoup de sérénité, sans animosité" la possibilité d'opposer son veto au moins à certains articles, a déclaré le ministre de la Présidence Gilberto Carvalho, un proche de Dilma Rousseff.

 

La présidente brésilienne a jusqu'au 25 mai pour faire son choix : s'opposer à ce projet de loi et s'exposer aux foudres du Congrès ou ne pas tenir ses promesses de lutte contre la déforestation, l'un de ses principaux thèmes de campagne, lors de l'élection présidentielle.

 

Pour aller plus loin sur ces questions épineuses se reporter aux travaux de recherches de  Nadine Dessay : 

www.lthe.fr/PagePerso/boudevil/THESES/dessay_06.pdf

 

 

 

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 20:27

Après que le FMI (décembre 2011) annonça que le Brésil a monté désormais à la sixième place entre les économies du monde, le ministre de Finances brésilien  a affirmé qu'avant le 2015, le Brésil, (présidé en ce moment par la présidente Dilma Rousseff    déplacera à la France du cinquième poste     . Toutefois de nombreux analystes de la géopolitique latinoaméricaine signalent  que pendant le PBI (Produit Brut Interne) continue effectivement à croître, le pays par contre se situe  loin dans la table concernant le développement humain, tenant compte des inégalités et de la pauvreté qui perdurent au sein du géant d´Amérique Latine. article_270.jpeg

 

Dilma Roussef, commence à penser, voir  tracer le scénario géopolitique pour tenter de consolider la tâche de son prédécesseur "Lula" en matière de politique internationnale brésilienne. La tâche semble simple mais pas pour cela moins complexe. Il s´agit de travailler afin de  positionner au plus haut possible à niveau international le  géant latinoaméricain, nouvelle puissance mondiale du XXI siècle et profiter surtout le très favorable contexte régional et mondial que traverse le Brésil, ceci en dépis de la crise économique globale qui caractérise ce 2011.

 

 

 

 

index.jpgPour cela, la prioirté de la présidente Dilma Rousseff semble être couper de racine le problème de la corruption au Brésil, même  si cela lui implique, comme  c´est le cas se débarasser de ses propres ministres (la plupart placés par l´ancien président "Lula". Il est clair que Dilma commence à tracer son propre chemin, la chasse à la corruption semble être son nouveau leitmotiv. 

 

La dernière victime de l´administration de Dilma Rousseff?: son ministre du travail, Carlos Lupi. En comptant ce dernier ce sont 7 maintenant les ministres "décapités", 6 par des cas flagrants de corruption et 1 par "arrogance" (celui de la défense, Nelson Jobim), tous des hommes de Lula ou bien d´alliés politiques appartenant à d´autres partis.  

Géopolitique régionale du Brésil 
Comme principaux défis régionaux il s´agit  de continuer à faire de la puissance brésilienne, le moteur de l´UNASUR, bloque régionale qui regroupe l ´Amérique Latine Sud-Américaine, dont la consolidation des relations bilatérales avec chacun des pays membres.
Pour de nombreux experts en matière de géopolitique latinoaméricaine, il est clair que le Brésil vaut son poid individuel, mais il s´avère autant ou plus intéressant, voir important, par son incontestable leadership latinoaméricain et sa capacité d´armoniser les différentes tendances idéologiques du continent latinoaméricain.


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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 18:34

2012-04-23-oglobobanniere.jpg

 

 

Article publié par Deborah Berlinck

 

headshot.jpgDeborah Berlinck est née à Rio de Janeiro, elle est correspondante en Europe du quotidien "O Globo" l’un des plus importants journaux brésiliens. Elle a couvert de nombreux sommets internationaux mais aussi des conflits en Bosnie et plus récemment en Libye. Elle est actuellement à Paris pour suivre les élections présidentielles. Deborah Berlinck vient d’obtenir le statut de grand reporter.

 

 

François Hollande a déjà de puissants alliés dans sa lutte pour renverser la politique de rigueur à tout prix recommandée par l'Allemagne: les pays émergents. Le leader socialiste est méconnu pour la plupart des Brésiliens, mais pas pour le gouvernement de Dilma Rousseff au Brésil, qui a déclaré hier ouvertement son soutien au changement de cap en France avec le retour au pouvoir des socialistes.

capa_20120508.jpg

 

Il n'y a rien d'idéologique à ce sujet, même si on peut s'attendre à une sympathie naturelle entre les gauches au pouvoir dans les deux pays: ce que le Brésil veut, c'est que la France reprenne sa croissance pour pouvoir acheter plus de produits brésiliens et poursuivre sa coopération économique et stratégique avec le pays. La gauche pragmatique du Brésil travaille avec ceux qui sont au pouvoir en Europe, qu'ils soient de gauche ou droite. Les pays émergents n'ont aucun intérêt de voir l'Europe s'enfoncer dans la crise et cela a été dit ouvertement par la dirigeante brésilienne.

 

Le Brésil tient le même discours depuis que la crise s'est aggravée: l'Europe a besoin de croissance, pas une répétition de l'histoire des crises en Amérique latine des années 80 -où de nombreux pays ont été poussés, en même temps, à prendre des doses trop élevées d'austérité prolongée prescrites par le Fonds monétaire international (FMI). Le résultat a été une décennie "perdue".

 

Dans un message envoyé hier au nouveau président français, Dilma Rousseff a déclaré avoir suivi avec "grand intérêt ses propositions visant à surmonter la crise que traverse l'Europe avec la responsabilité macroéconomique, mais surtout avec les politiques qui favorisent la croissance, l'emploi, l'inclusion et la justice sociale", et a évoqué le passé douloureux du continent latino-américain. Elle a souhaité pouvoir partager avec le nouveau président français des positions communes dans les forums internationaux tels que le G20 (groupe qui comprend les pays riches et émergents), "pour inverser les politiques de récession, encore répandue, et qui dans le passé ont causé le malheur au Brésil et dans la plupart des pays latino-américains".

 

Mais le Brésil que François Hollande va connaître en tant que président est un pays gouverné par une gauche plus pragmatique qu'on ne l'imagine. L'ancien président Luiz Inácio Lula da Silva - l'idole d'un grand nombre de sympathisants de la gauche française -s'est entendu à merveille avec Nicolas Sarkozy, avec qui le Brésil a signé une alliance stratégique. Lula a eu également de bonnes relations avec l'un des présidents américains le plus détesté internationalement, George W. Bush. La gauche en charge du Brésil est également devenue le modèle sur les marchés pour avoir poursuivi une discipline budgétaire à l'allemande -un exploit que la droite brésilienne n'avait jamais réussi.

 

Le Brésil de Dilma Rousseff, par conséquent, va regarder avec anxiété le bras de fer en Europe entre la France et l'Allemagne -c'est-à-dire, entre la croissance et la rigueur. Elle espère que les Français gagneront. Mais le nouveau gouvernement français ne doit pas être dupe: pour sa première visite officielle en Europe, Dilma Rousseff est allée en Allemagne, le pays qui mène maintenant le rythme et les règles du continent. C'est la gauche pragmatique du Brésil en action.

 

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 18:10

dilma-rousseff-premiere-femme-presidente-du-bresil-10375034.jpgLa présidente Dilma Rousseff, a "très chaleureusement" félicité dimanche soir François Hollande pour son élection. "Je tiens à lui transmettre un salut très chaleureux après son élection à la présidence française", a annoncé Mme Rousseff dans un message diffusé dimanche soir sur le blog de la présidence brésilienne. "J'ai suivi avec un grand intérêt ses propositions pour surmonter la crise que connaît l'Europe, avec de la responsabilité macroéconomique, mais surtout avec des politiques qui favorisent la croissance, l'emploi, et la prise en compte de la justice sociale", a annoncé Mme Rousseff, qui appartient au Parti des travailleurs (PT, gauche) de l'ancien président  Luiz Inacio Lula da Silva. "La France et le Brésil sont liés par d'ambitieux projets bilatéraux, en vertu de l'alliance stratégique que nous avons établie. Je suis certaine que nous allons poursuivre cette coopération au cours des prochaines années", a ajouté la présidente. Mme Rousseff a enfin invité son futur homologue à participer au Sommet sur le développement durable "Rio+20", qui doit réunir du 20 au 22 juin des chefs d'Etat du monte entier. "J'espère pouvoir le compter parmi nous, ici au Brésil", à cette occasion, a-t-elle conclu.

 

A seguir, a íntegra da mensagem divulgada às 19h59 deste domingo 6 de maio, hora do Brasil.Telechargements16-001_1.jpg

"Excelentíssimo Senhor

 

François Hollande

Presidente Eleito da República Francesa

 

Prezado Presidente,

 

Quero transmitir-lhe meus mais efusivos cumprimentos por sua eleição para a presidência da França.

 

Acompanhei com grande interesse suas propostas de vencer a crise que enfrenta a Europa com responsabilidade macroeconômica, mas, sobretudo, com políticas que favoreçam o crescimento, o emprego, a inclusão e a justiça social. Estou segura que poderemos compartilhar posições comuns nos foros internacionais – dentre eles o G20 – que permitam inverter as políticas recessivas, ainda hoje predominantes, e que, no passado, infelicitaram o Brasil e a maioria dos países da América Latina.

 

França e Brasil estão unidos por ambiciosos projetos bilaterais, como conseqüência da aliança estratégica que estabelecemos. Estou segura que daremos continuidade a essa cooperação nos próximos anos.

 

Reiterando minha saudação por sua vitória, espero poder tê-lo entre nós, aqui no Brasil, em junho próximo, na Conferência das Nações Unidas sobre o Desenvolvimento Sustentável, a Rio+20.

 

Receba, prezado Presidente, meu apreço e simpatia,

 

Cordialmente,

 

Dilma Rousseff"

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 13:44

 

 

 

 

La 14ème édition du plus grand festival de cinéma brésilien d’Europe se tiendra à Paris du 9 au 22 mai. Deux semaines intenses de cinéphilie brésilienne, avec les meilleurs films de l’année, fictions et documentaires et une sélection des plus grandes œuvres cinématographiques nationales.

 

Cette année, le grand écrivain et poète brésilien Jorge Amado sera à l’honneur pour les cent ans de sa naissance. Le film « Capitães de Areia » (Capitaine des Sables), adapté de son roman homonyme, sera en ouverture du festival et présenté par sa réalisatrice Cecília Amado, petite-fille de l’auteur.

 

Il vous sera proposé par l’association Jangada, en plus de thématiques variées à l’image du Brésil, une sélection des meilleures sorties cinéma (dont plusieurs films déjà récompensés).

 

L’équipe du Festival est déjà en train de vous concocter une programmation spéciale pour célébrer ensemble 2012, qui portera les couleurs du drapeau brésilien puisque le Brésil recevra en juin le grand Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, avant d’accueillir aussi la Coupe du Monde de Football en 2014 et les Jeux Olympiques en 2016. On l’a bien compris, le Brésil est à l’honneur pour les prochains grands événements mondiaux !

 

 

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Ouverture :
 


CAPITAINES DES SABLES
Brésil 2011. Réal.: Cecília Amado. 96 minutes. Couleur. VOSF

Titre original: Capitães da Areia

Scénario: Cecília Amado, Hilton Lacerda
Montage: Eduardo Hartung
Photographie: Guy Gonçalves, ABC
Son: George Saldanha
Producteur: Bruno Stropianna, Cecília Amado
Production: Lagoa Cultural, Maga Filmes
Avec: Jean Luis Amorim, Ana Graciela, Robério Lima, Paulo Abade, Israel Gouvêia de Souza, Jordan Mateus, Ana Cecília Costa.


Synopsis:

Dans un coin abandonné et désert des entrepôts de Salvador, grand port brésilien, vivent en marge de la société de nombreux gamins surnommés les "Capitaines des Sables". Vêtus de guenilles, sales, jurant et fumant des mégots, ils sont en vérité les maîtres de la ville, ceux qui la connaissent totalement, ceux qui l'aiment, ses poètes. Ils volent, participent à toutes sortes de mauvais coups, si habilement, que la police ne peut jamais leur mettre la main dessus. Leur chef s'appelle Pedro Bala, ses lieutenants : le Professeur (parce qu'il aime lire), le Chat, Dora, etc. Ce film raconte l'existence mouvementée, dramatique et poétique à la fois, de cette bande de petits voyous, dont l’innocence et le charme enfantins se mêlent à la ruse et l'audace des adultes, des caractères dépeints parfaitement par le roman de Jorge Amado.


Festival:

Festival International de Rio 2011


Biographie de la réalisatrice:

Cecília Amado
, petite fille de Jorge Amado, est née en 1976 à Rio de Janeiro. Elle commence sa carrière cinématographique en 1995 en faisant ses armes dans les plateaux de grandes productions comme Quatre jours en septembre (O que é isso Companheiro?) de Bruno Barreto et Guerre de Canudos de Sergio Rezende. Ces dix dernières années, Cecília Amado a travaillé au cinéma et à la télévision en tant qu’assistante de direction des films Onde anda você (2004) et Batismo de Sangue (2006) ainsi que de la série Cité des hommes (Cidade dos homens) (2004-2005). Capitaines des sables est son premier long-métrage.


Ventes internationales :

Giorgia Lo Savio - Ondamax Films - Tel: 305-535-3577

 

   



Bande-annonce :

 



 

Film de la cérémonie de remise de prix
 


MAUTNER, LE FILS DE L'HOLOCAUSTE
Brésil 2012. Réal.: Pedro Bial et Heitor D’Alincourt. 93 minutes VOSF

Titre original: Jorge Mautner - O filho do holocausto

Scénario: Pedro Bial e Heitor D’Alincourt
Photographie: Gustavo Hadba, ABC
Montage: Leyda Nápoles
Son: Daniel Carvalho
Production: Canal Brasil
Avec: Jorge Mautner, Gilberto Gil, Caetano Veloso, Bem Gil, Amora Mautner.



Synopsis:


Ce documentaire met en lumière la vie de Jorge Mautner, musicien visionnaire qui a révolutionné le paysage musical brésilien. Jeune prodige de la littérature, il termine son premier livre "Deus da Chuva e da Morte" à l’âge de 18 ans et sera récompensé par le prix Jabuti, la plus prestigieuse récompense littéraire brésilienne. Artiste aux facettes multiples, Jorge Mautner est à la fois musicien, poète, pop star et philosophe. A travers les témoignages de ses plus proches collaborateurs et amis (Nelson Jacobina son éternel partenaire musical, Domenico Lancelotti, Pedro Sá, Kassin, et Berna) nous découvrons le parcours atypique et l’univers complexe de Jorge Mautner. Ce « document de vie » co-réalisé par Pedro Bial et Heitor D’Alincourt nous permet surtout de comprendre comment cet artiste du 20ème siècle, a su prévoir et construire une nouvelle culture brésilienne, plus moderne et contemporaine, celle du 21ème siècle.


Biographie des réalisateurs:

Originaire de Rio, Pedro Bial, débute sa carrière de réalisateur et de producteur avec le long-métrage Outras estórias (1999), un film inspiré des contes de Guimarães Rosa. Amoureux de littérature, Pedro Bial continue son voyage dans l’univers de Guimarães Rosa avec un autre documentaire intitulé Os nomes do Rosa (1997). Parallèlement à son travail de réalisateur, Pedro Bial est également journaliste pour la chaîne Globo depuis 1980. A la fin des années 1990, il couvre la révolution sociale qui a lieu en Europe, évènement qu’il raconte dans son livre Leste europeu, a revolução ao vivo. Il est également l’auteur de livres de poésie et est associé gérant des productions Bial Cultura e Arte et Theo Filmes.




Dans les années 1990, Heitor D´Alincourt était musicien, avec son groupe de musique A Tribo, il a eu l’occasion d’accompagner Jorge Mautner dans plusieurs shows et de créer ainsi quelques partenariats musicaux avec le chanteur-compositeur. Par la suite, il s’est lancé dans l’écriture de livres et la réalisation de documentaires sur le football. En 2002, il a coréalisé : Saudações Tricolores, le documentaire officiel pour le Centenaire du Club Fluminense. Il produit actuellement deux programmes pour la chaîne Canal Brasil : O Estranho Mundo de Zé do Caixão et Preliminares.

 

   



Film de Clôture
 


RAUL
Brésil 2012 Réal.: Walter Carvalho Co-réal.: Evaldo Mocarzel. 120 minutes. VOSF

Titre original: Raul – O início, o fim e o meio

Scénario: Leonardo Gudel
Photographie: Lula Carvalho
Montage: Pablo Ribeiro
Producteur: Denis Feijão
Production: A.F. Cinema e Vídeo




Synopsis:

Documentaire sur la vie et l’œuvre d’un des plus grandes icônes du rock brésilien: Raul Seixas. Ce film révèle ses multiples facettes, sa collaboration avec Paulo Coelho, ses mariages et ses fans, qu’il continue à faire vibrer vingt ans après sa mort.


Biographie du réalisateur:

Primé directeur de la photographie, Walter Carvalho a travaillé avec de grands noms du cinéma national, tels que Glauber Rocha (Jorge Amado au cinéma) et Nelson Pereira dos Santos (Cinema de lágrimas). Avec le cinéaste Walter Salles, il établit un vrai partenariat en travaillant sur plusieurs de ses films. Il a déjà reçu plus de 40 récompenses, des trophées dans les festivals internationaux de photographie, comme CameraImage en Pologne, où il a reçu le Golden Frog pour le film Central du Brésil, ou encore le Festival de Macédoine, où il reçoit la caméra d’argent pour Terra estrangeira et deux caméras d’or pour Central do Brasil e Lavoura arcaica (2001). Pour ce film est également primé pour la meilleure image dans les festivals de Cartagena et de La Havane, reçoit le prix de l'Association Brésilienne de la Cinématographie (ABC) et le Grand Prix BR du cinéma brésilien. À la télévision, il a également dirigé quelques épisodes de la série - Carandiru outras histórias (2005), pour la Rede Globo.


Ventes internationales:

Alain Fresnot / Denis Feijão – adm@afcinema.com.br

 

       





 

Informations pratiques


Informations générales: katia@jangada.org


Lieu et date:
 Cinéma Le Nouveau Latina 
Du 9 au 22 mai 2012 
20, rue du Temple
75004 – Paris


Métro:
 
Hôtel de Ville / Rambuteau

 

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 17:12

Les efforts déployés par les procureurs fédéraux pour ouvrir une enquête criminelle sur des violations des droits humains commises dans le passé marquent un moment crucial dans l'histoire du Brésil, a déclaré Amnesty International, après que des procureurs fédéraux de São Paulo ont inculpé, mercredi 24 avril 2012, le colonel à la retraite Carlos Alberto Brilhante Ustra et le commissaire de police Dirceu Gravina de l'enlèvement du dirigeant syndicaliste Aluízio Palhano Pedreira Ferreira en 1971.


"Cette remise en question de dizaines d'années d'impunité permet d'espérer que le Brésil va enfin pouvoir assumer les responsabilités qui lui incombent aux termes du droit international, comme l'ont fait d'autres pays de la région", a déclaré Atila Roque, directeur exécutif d'Amnesty International Brésil. impunidade-reina-o-brasil.jpg

Il y a 41 ans, en mai 1971, Aluízio Palhano Pedreira Ferreira a été arrêté de manière arbitraire par des agents des forces de sécurité du régime militaire. Sa famille ne l'a jamais revu. Il aurait été conduit au DOI-Codi, le service responsable du renseignement et de la répression sous le gouvernement militaire d'alors. À ce moment-là, ce service était dirigé par le colonel Carlos Alberto Brilhante Ustra. Selon les témoignages de l'époque, Aluízio Palhano Pedreira Ferreira aurait été torturé durant sa détention par les services de sécurité.

Au Brésil, la loi d'amnistie de 1979, qui ne concernait à l'origine que les crimes politiques commis sous le régime militaire, a depuis été interprétée de manière à inclure les actes de torture et les exécutions extrajudiciaires perpétrés par les membres du régime, les protégeant ainsi de toute enquête ou poursuite judiciaire.

Les procureurs ont inculpé le colonel Carlos Alberto Brilhante Ustra et Dirceu Gravina d'enlèvement car, la victime étant toujours portée disparue, le crime est considéré comme se poursuivant au-delà de 1979 et n'est donc pas couvert par la loi d'amnistie. Bien que la Cour suprême fédérale du Brésil ait récemment confirmé que certaines infractions commises alors que l'armée était au pouvoir entraient dans le cadre de la loi d'amnistie, elle a jugé, en deux occasions distinctes, que cette loi ne protégeait pas les personnes impliquées dans des disparitions forcées ou des enlèvements. Ces décisions ont été prises dans deux cas d'extradition visant un militaire uruguayen, en 2009, et un militaire argentin, en 2011 [Extradições 974 e 1150].

Après des années d'inertie, d'importants progrès ont été réalisés au Brésil concernant les terribles crimes commis entre 1964 et 1985, lorsque le régime était en place; une loi portant création d'une Commission de vérité a notamment été adoptée en novembre 2011.

C'est la deuxième fois que des poursuites pénales sont engagées par des procureurs fédéraux pour des violations des droits humains commises lorsque l'armée était au pouvoir. Les poursuites engagées en mars 2012 contre le colonel Sebastião Curió Rodrigues de Moura pour la disparition de cinq guérilleros dans l'État du Pará en 1974 ont été abandonnées par un juge fédéral. Cette décision fait actuellement l'objet d'un recours.

En avril 2010, la Cour suprême brésilienne a confirmé, dans une décision controversée, que la loi d'amnistie s'appliquait aux violations graves des droits humains commises sous le régime militaire. Quelques mois plus tard, en novembre 2010, la Cour interaméricaine des droits de l'homme a estimé, dans l'affaire Gómez Lund, que cette loi n'était pas compatible avec la Convention américaine relative aux droits de l'homme, qu'elle n'avait pas d'effet juridique et qu'elle ne devait plus constituer un obstacle à la tenue d'enquêtes et à l'ouverture de poursuites contre les responsables présumés de violations des droits humains, ni à la condamnation de ceux reconnus coupables.
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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 13:19

Pendant des décennies, l’Amérique latine a été "l’arrière-cour" des États-Unis. Le rapport de forces est en train de changer avec l’émergence du Brésil et du Mexique et leurs ambitions géopolitiques. Entretien avec Luisa Parraguez Kobek enseignante et chercheuse au Tecnologico de Monterrey, Grande école mexicaine, et spécialiste de la politique étrangère des États-Unis.

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Par Florencia Valdés Andino :   100_183223_vignette_parraguez.jpg

 

En décembre dernier les pays latino-américains ont fondé la Communauté des États latinos américains et des Caraïbes (Celac) en partie pour contrer l’Organisation des états américains sous l’influence de Washington.  Est-ce le début d’une coopération plus étroite entre ces pays ?
Effectivement, cette organisation a été créée pour contrer le pouvoir de l’OEA, qui existe depuis 1948, et le grignoter peu à peu. Son siège est à Washington et les États-Unis ont toujours eu une grosse emprise dessus.  Mais il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas très longtemps l’Union des nations sud-américaines a été fondée, ce sont les pays du cône sud qui s’unissent toujours dans la même démarche. Ce n’est pas le début d’une coopération plus étroite, la volonté de travailler ensemble est historique, elle remonte au XIXè siècle. 

Pendant sa première campagne électorale et le début de son mandat Barack Obama a promis que le rapport avec l’Amérique-latine allait changer.  Il n’a pas tenu ses promesses. Quels impacts sur les relations avec ce continent aujourd’hui ?
Il n’a pas tenu ses promesses et les rapports restent similaires. Lors du dernier sommet des Amériques, il s’est présenté toujours comme le leader du continent alors que les choses ont changé. Néanmoins, les différents chefs d’Etat présents ont eu la liberté d’exprimer longuement leurs doléances, du jamais vu.  Barack Obama les a écoutés attentivement et il a été applaudi pour cela. Ceci étant dit, lors de ce sommet la Colombie et les États-Unis ont signé un accord commercial bilatéral. La même stratégie menée par l’Amérique depuis des années. La Colombie est aujourd’hui son principal allié dans le continent.
290_183444_vignette_cumbre-colombia.jpgSi les États-Unis mènent la même politique depuis des années alors on peut affirmer qu’ils ne perdent pas de terrain en Amérique latine.
Il y a sans doute un status quo, il faudra attendre quelques années pour que les rapports de force changent durablement. Les cartes sont pourtant en train d’être redistribuées. Depuis 1994 le continent devient de plus en plus indépendant économiquement et l’économie est plus diversifiée. Côté politique, l’axe des pays bolivariens (Cuba, Équateur, Venezuela, Bolivie) est convaincu que l’impérialisme américain est en recul. Les autres pays ne sont pas indifférents à cette analyse.
Un autre grand enjeu c'est la lutte contre les drogues et le crime organisé. Pendant très longtemps on débattait du sujet en tant que problématique propre à un seul pays. Maintenant on commence à avoir une approche un peu plus globale et on se dit que c’est une lutte qu’il faut mener ensemble et qu’il faut arrêter de croire que les États-Unis doivent s’occuper du problème car c’est le premier consommateur de drogue au monde. Un autre débat commence à émerger : la dépénalisation de la drogue. Il y a quelques années on n'aurait même pas évoqué le sujet. Barack Obama ne parlera pas de dépénalisation mais sa politique en la matière prend un tournant. Il parle désormais de prévention plus que de répression.  Avec son passé, la Colombie se présente comme le pays de référence.

Le sujet de Cuba divise toujours...
Bien sûr. Barack Obama a appelé Cuba à mener des réformes démocratiques. Ce serait le commencement du changement du rapport entre les deux pays. Mais cette année rien ne va bouger. Nous sommes en période électorale, le candidat Obama n’a aucun intérêt à faire un pas vers Cuba, la communauté cubaine de la Floride est un énorme réservoir électoral pour les démocrates. Cette élection américaine sera très importante pour les latinos. En Amérique-latine la situation évolue également, les chefs d’Etats ont manifesté leur souhait d’accueillir Cuba au prochain sommet des Amériques, le pays a été expulsé en 1962. Et le pays de Castro appartient à presque toutes les différentes organisations supra-étatiques.

Nouvel acteur, la Chine...Comme dans le reste du monde, la Chine est un redoutable concurrent. Depuis environ une décennie, les Chinois renforcent leur présence et leurs liens économiques. Même la coopération chinoise s’installe durablement dans le continent. Le Brésil et la Chine ont des échanges très importants. Il faut évidemment compter sur la Chine dans les nouveaux rapports géopolitiques.  D’ailleurs, le Brésil est déjà un leader incontestable dans la communauté de par sa prospérité économique. Ce n’est pas un hasard que la Chine se rapproche autant de ce pays.

Peut-on dire qu'on va vers un fédéralisme latino-américain pour limiter définitivement le pouvoir américain ?
C'est le rêve bolivarien des pays comme le Venezuela et la Bolivie. Mais c'est très difficile de trouver un agenda commun à 34 pays très différents.
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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 15:26

Sans grande expérience en politique étrangère, la présidente brésilienne Dilma Rousseff vient de se soumettre à une sorte d’ « intensive diplomatique », avec un véritable périple à travers le monde au cours des six dernières semaines. De toute évidence, cet exercice commence à lui plaire. Et si l’on en croit un expert, Rubens Ricupero, elle apprend vite et s’en sort plutôt bien.

Travaux pratiques sur le terrain diplomatique

Dilma Rousseff était plus connue pour son penchant pour les grands travaux d’infrastructure dans un Brésil de taille continentale que pour la géopolitique. Au cours de sa première année de mandat, elle s’était surtout concentrée sur la politique intérieure, la chasse à la corruption (sept ministres limogés) et la cohésion de sa majorité. 1433681_3_5d37_dilma-rousseff-l-ex-guerillera-devenue.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis mars, on assiste à un effort manifeste en matière de politique étrangère. Après sa rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel, Dilma Rousseff a participé au sommet des grands pays émergents, les BRICS (avec la Russie, la Chine, l’Inde et l’Afrique du Sud), s’est entrenue à New Delhi avec le premier ministre indien Manmohan Singh. Puis elle s’est rendue aux Etats-Unis pour une rencontre avec Barack Obama, avant de participer ce weekend au Sommet des Amériques à Carthagène, en Colombie.

 

Comme si cela ne suffisait pas, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton sera cette semaine au Brésil. Les Etats-Unis se sont déjà engagés à simplifier les procédures pour délivrer des visas aux Brésiliens, et à rouvrir leurs consulats à Porto Alegre (sud du Brésil) et à Recife (Nordeste). Ceux ci avaient été fermés dans les années 90.

Fermeté

Sans coup d’éclat, Dilma Rousseff a toutefois fait preuve de fermeté en défendant l’intérêt du Brésil - sur le terrain de la « guerre des monnaies »- et des entreprises brésiliennes, comme Embraer – dont un contrat avec l’US Air Force a été remis en cause récemment. Singulier retournement de situation, le Brésil de Dilma Rousseff exige des Etats-Unis le sacro-saint « respect des contrats »...

 

Dilma Rousseff n’en est encore qu’à ses débuts sur la scène diplomatique, mais elle semble apprendre vite. Même les critiques de la politique étrangère menée par Lula, son prédécesseur et mentor, estiment que son bilan provisoire est « très raisonnable ».

 

Selon l’ancien ministre des Affaires étrangères Rubens Ricupero, « elle a essayé de corriger les pires excès de la deuxième phase du gouvernement Lula, notamment à l’égard de la politique malheureuse que le Brésil avait adopté en matière de droits de l’homme, à Cuba ou en Iran ».

L’ancien secrétaire général de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED), précise :

« elle a pris ses distances par rapport à cette politique. Elle s’est éloignée de l’Iran, elle a su tirer la leçon de l’accord que le Brésil avait tenté de promouvoir avec la Turquie – finalement, le président Lula avait été dupe d’une manoeuvre iranienne ».

« Les pieds sur terre »

Ricupero, auteur d’un essai sur la place du Brésil dans le monde, publié par l’Institut Fernand Braudel d’économie mondiale qu’il préside, ajoute encore :

« Dilma Rousseff a beaucoup amélioré les rapports avec les Etats-Unis. D’une manière générale elle a adopté un style beaucoup plus pragmatique, beaucoup plus justifié par des réalités économiques [qu’idéologiques].

Personnellement, j’ai beaucoup aimé, au cours de cette visite aux Etats-Unis , l’emphase qu’elle a donnée à la question des bourses d’études, à la coopération en matière de recherche, et à l’envoi d’étudiants brésiliens dans des universités américaines - mais pas seulement américaines.

Elle a annoncé un programme [“ Sciences sans Frontières ”] de 100000 bourses, dont 20% seraient destinés aux étudiants qui vont étudier dans des universités américaines...

Cela me réjouit car cela touche un point faible du développement brésilien : les problèmes de l’innovation, de la faible qualité de la main d’oeuvre. Dilma Rousseff me semble de ce point de vue là beaucoup plus en phase avec les réalités du pays.

Alors que Lula s’était un peu laissé emporté par une sorte d’idolâtrie qui s’était créée autour de lui, aussi bien au Brésil qu’à l’étranger. Dilma a davantage les pieds sur terre ».

La diplomatie conduite par Dilma Rousseff demeure certes balbutiante, par certains égards. Le Brésil veut décrocher un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, mais cette revendication n’a pas été soutenue par Obama - alors que l’Inde a reçu un coup de pouce de Washington sur ce dossier crucial.

 

Mais cette « Dilma-diplomatie » pourrait devenir prometteuse si elle parvient à trouver le ton juste entre l’obséquiosité et la confrontation – en sachant défendre les positions du Brésil avec fermeté, mais sans débordement.

Publié initialement sur
Aujourd'hui le Brésil
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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 17:10

Le sixième sommet des Amériques, qui s'achève aujourd’hui en Colombie, rassemble 32 chefs d’Etat, dont le président américain Barack Obama. Celui-ci a été notamment interpellé par les leaders latino-américains sur la mise à l’écart de Cuba et sur la lutte contre les trafics de drogues.

 

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Une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement de l'Organisation des Etats Américains (OEA) se sont rendus dans cette ville côtière des Caraïbes pour participer à cette rencontre, consacrée à l'intégration régionale et la prospérité économique.

 

Les débats se déroulent dans un centre d'affaires situé près du centre historique de cette cité coloniale, placée sous la surveillance de 17.000 policiers et militaires. L'hymne colombien a été chanté en ouverture par la vedette de la pop colombienne Shakira.

 

Arrivé la veille pour sa première visite en Colombie, M. Obama est d'abord venu parler de commerce à ses voisins d'Amérique latine, une région qui absorbe 40% des exportation des Etats-Unis.

 

Toutefois ses voisins du Sud comptent aussi aborder des sujets plus polémiques comme le trafic de drogue, source d'une forte criminalité notamment en Amérique centrale, ainsi que l'absence de Cuba.

 

Les dirigeants latino-américains réclament l'intégration au sommet de l'île communiste, qui n'a jamais réintégré l'OEA depuis son exclusion en 1962, au plus fort de la guerre froide.

 

Seuls trois dirigeants manquent à l'appel lors du sommet, le chef d'Etat du Venezuela, Hugo Chavez, affaibli par un cancer, ainsi que son allié socialiste d'Equateur, Rafael Correa, qui a boycotté la rencontre en solidarité avec Cuba, et le président du Nicaragua, Daniel Ortega.

 

Le président colombien Juan Manuel Santos a donné le ton dès le discours inaugural du sommet. Il a d’abord qualifié d’anachronique l’embargo sur Cuba, exclu de la rencontre à la demande des Etats-Unis. « Un prochain sommet sans Cuba serait inacceptable », a-t-il insisté, rappelant la position de l’ensemble des pays latino-américains.

 

 

 

 

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Les présidents de l’Equateur et du Nicaragua ont donc boycotté la rencontre pour ce motif, tandis qu’un autre absent, le Vénézuélien Hugo Chavez, atteint d’un cancer, se faisait soigner à La Havane.

 

Juan Manuel Santos a aussi évoqué les « milliers de victimes » de la lutte anti-drogue défendue par Washington. « Il est plus que nécessaire de faire une pause. Malgré nos immenses efforts, le trafic est toujours florissant », a-t-il lancé. De plus en plus de chefs d’Etat de la région osent parler de légalisation, une solution rejetée d’emblée par les Etats-Unis.

 

Plus tôt dans la journée, un Barack Obama sur la défensive avait dû affronter les critiques de la présidente brésilienne Dilma Roussef qui exige pour la région un traitement d’égal à égal.

 

Dans ce contexte, les thèmes officiels des rencontres, échanges commerciaux et intégration économique, ont été occultés, et certains doutent qu’une déclaration commune puisse être signée.

 

 

 

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