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  • : Blog pour tous les passionnés du Brésil : actualités économiques, sociales et politiques.
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Bruno MAGNIEZ

 
Email : bmagniez@netcourrier.com

 

Docteur en Sciences Economiques

 

Thèse de doctorat Université de Picardie Jules Verne (octobre 2001) :

-          « La place du secteur informel dans l’économie brésilienne : une étude centrée sur le commerce de rue à João Pessoa »
- Thèse sous la direction de B.Lautier, Professeur Université de Paris-I, Panthéon-Sorbonne. Mention très honorable.

-          Jury de thèse : Philippe Hugon, Jaime Marques Pereira, Christian Azais, Bruno Lautier, Christian Palloix


 

Professeur de Sciences Economiques et Sociales


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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 14:46
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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 14:36
Des Brésiliennes protestent à Rio de Janeiro (Brésil), le 27 mai 2016, après le viol collectif d'une jeune femme. (ELLAN LUSTOSA / CITIZENSIDE / AFP)

Des Brésiliennes protestent à Rio de Janeiro (Brésil), le 27 mai 2016, après le viol collectif d'une jeune femme. (ELLAN LUSTOSA / CITIZENSIDE / AFP)

La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a été officiellement écartée du pouvoir par le Sénat. Le géant d'Amérique latine tourne la page de 13 ans de gouvernement du parti des travailleurs

Certains sénateurs brésiliens savourent leur victoire, ce jeudi 12 mai. Ils viennent de mettre fin à 13 ans de gauche au pouvoir. 55 voix pour, 22 contre. Le Sénat a entériné la décision prise avant lui par le Congrès : l'ouverture d'un procès en destitution à l'encontre de la présidente Dilma Rousseff. Depuis décembre, l'opposition tente de l'évincer du pouvoir. Elle l'accuse d'avoir maquillé les comptes publics pour se faire réélire.

"Un coup d'État"

Les brésiliens ne se sont pas rendus aux urnes, pourtant depuis jeudi 12 mai, c'est le vice-président Michel Temer qui est à la tête du pays. Une promotion qu'il doit au vote des sénateurs en faveur d'une procédure de destitution contre Dilma Rousseff.

Selon Dilma Rousseff, tous ses prédecesseurs ont eu recours à cette pratique sans jamais être inquiétés. Devant la foule venue l'acclamer, elle parle de coup d'État. "Ce processus est un coup d'État. C'est une destitution sans crime. Je n'ai pas commis de crime de responsabilité. Je suis la cible d'une grande injustice", a déclaré Dilma Rousseff.

La présidente destituée est écartée du pouvoir le temps du procès, soit pendant 180 jours au maximum.

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 17:31
L’économie et la société brésilienne sous tension

Nous revenons sur les menaces qui pèsent sur le pouvoir brésilien. La procédure de destitution de la présidente Dilma Rousseff, et la suspension de la nomination de Lula au gouvernement, alors qu'une nouvelle journée de mobilisation est prévue aujourd'hui, le 18 mars 2016.

L'ex-président Lula, dont l'arrivée au gouvernement hier était censée aider Dilma Roussef, ne fait finalement que l'enfoncer davantage dans la crise. La justice et une partie de la presse reprochent à Dilma Roussef d'avoir tenté de mettre Lula à l'abri de poursuites judiciaires en relation avec le scandale de corruption Petrobras. Les conversations téléphoniques, enregistrées par l'appareil judiciaire et publiées, semblent conforter cette thèse.

Pour le doyen du Tribunal Suprême de Justice le contenu de ces conversations montre « une réaction honteuse et indigne, typique de mentalités autocratiques et arrogantes», rapporte O Globo. Le juge se veut ferme : il n’y aura pas de traitement de faveur pour les puissants. « Tous ceux qui ont commis un délit ou un crime doivent être punis, indépendamment du poste qu’ils occupent ».

Attaqué de tout part, Lula se défend. Dans une lettre ouverte, l'ex-président affirme que les enregistrements et la divulgation des conversations téléphoniques avec Dilma Rousseff ont violé l’intimité de sa famille, peut-on lire dans les colonnes de la Folha de Sao Paolo. « Pendant les huit années de ma présidence, j'ai toujours respecté les décisions du pouvoir judiciaire », rappelle Lula dans sa lettre. « Je n’espère que la justice, pour moi et pour tous, dans le respect de l’Etat de droit démocratique » conclut-il.

L'éditorialiste de la Folha de Sao Paolo critique lui aussi l'attitude du juge anti-corruption, Sergio Moro, qui a divulgué les écoutes téléphoniques et ainsi mis le feu aux poudres. « Il ne s’agit pas de minimiser les infractions et la corruption. La population doit savoir ce qui se passe au sein du pouvoir. Mais aujourd’hui plus que jamais, le pouvoir judiciaire doit donner l’exemple et ne pas tomber dans l'excès ».

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 15:22
Feliz ano novo
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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 16:29
 
 

Réforme politique

Peu après la confirmation de son élection, Dilma Rousseff a assuré à ses militants rassemblés à Brasilia que le pays n’était pas coupé en deux, en dépit de l’âpreté de la campagne électorale, marquée par des accusations de corruption au sein de Petrobras , la compagnie pétrolière contrôlée par l’Etat. «Dilma» a évoqué les réformes qu’elle envisage de promouvoir, notamment la réforme politique, qu’elle souhaite soumettre à référendum au cours de son second mandat. Elle a également tracé les grandes lignes de son projet politique. «Nous allons continuer à construire un Brésil meilleur, tourné vers l’inclusion, un pays plus moderne, plus productif. Un pays de solidarité et d’opportunités. Un Brésil qui valorise le travail et l’esprit d’initiative. Le Brésil qui traite des gens avec un regard attentif envers les femmes, les Noirs et les jeunes.»

 
 

Avant même le scrutin d’hier, Dilma Rousseff avait laissé entendre qu’elle remanierait profondément son gouvernement dans les mois à venir, mais sans préciser qui sera le nouveau titulaire du portefeuille des finances, ni quelle politique économique elle envisage de suivre.

«Nouveau cycle de développement»

Dilma Rousseff a promis un «nouveau cycle de développement» lors de son second mandat qui commence le 1er janvier, après avoir accordé la priorité au social, à la création d’emplois et au logement. Avec, en toile de fond, un taux de chômage au plus bas niveau de l’histoire (7%). Mais son bilan s’est aussi également soldé par un niveau d’investissement très faible (inférieur à 20% du PIB), notamment dans les infrastructures, et une croissance économique anémique sur fond d’inflation persistante. Autant d’éléments qui inquiètent les investisseurs.

«La présidente doit en outre relever le défi de former une coalition qui se tient, alors que la composition du Congrès est de plus en plus morcelée, avec 28 partis à la Chambre des députés et 17 au Sénat», estime Alberto Ramos, chef des études économiques pour l’Amérique latine à Goldman Sachs.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 16:03

Le second tour du scrutin qui s'est déroulé dimanche reflète des clivages sociogéographiques très marqués.

Les résultats du premier tour ont mis en lumière cette bipolarisation géographique des votes. Le Nord est en effet la région la plus pauvre du pays. Selon l’Institut brésilien de géographie et de statistiques, il ne regroupait en 2010 que 5,3% du PIB du pays. L'immense région du Nord-est n'en regroupait que 13,5%. Le Sud-est, au contraire, représente 55% des richesses du pays, et la région du Sud plus de 16%. Le Nord et le Nord-Est sont encore des régions pauvres et peu développées. Elles ont davantage bénéficié des politiques sociales du PT et ont voté massivement pour Dilma Rousseff. Le Sud et le Sud-Est sont les régions les plus riches du pays. Elles tendent à être plus conservatrices, et à avoir un vote plus libéral et ont voté pour Aecio Neves.

Un compte Tumblr brésilien est en train de rassembler tous les messages xénophobes glanés sur la toile, dans les médias sociaux à la suite de la qualification de Dilma Rousseff pour le second tour des élections brésiliennes.

La candidate du Parti des Travailleurs a remporté une grande quantité de ses voix dans les régions plus pauvres du nord et du nordeste, où une partie significative de la population est bénéficiaire de l'aide sociale, telle que le programme “bolsa familia” entre autres allocations. Depuis 2006, certains critiquent le PT sur ce sujet, qu'ils assimilent à de “l'achat de voix” de pauvres.

Ce compte Tumblr, dont le titre est “Esses nordestinos…” ou “Ces nordestins…” en français, encourage les utilisateurs à porter plainte contre ceux qui publient des messages négatifs, auprès du procureur public, au Ministère Public Fédéral, puisque mettre en ligne de tels messages relève de la définition pénale de racisme. À la suite de la victoire de Dilma Rousseff en 2010, l'étudiante en droit Mayara Petruso avait été poursuivie pénalement pour avoir publié des commentaires racistes à propos des nordestins, sur son compte Twitter. Elle avait écopé en 2013 de 1 an et 5 mois de prison, mais sa peine avait été réduite à du travail d'intérêt général et une amende.

Beaucoup d'utilisateurs du compteTumblr se sont empressé de supprimer scrupuleusement leurs messages, mais “Esses nordestinos…” prend aussi des photos d'écran de commentaires offensant :

"Eleição devia ser feita só no sul e sudeste"

Les élections ne devraient avoir lieu que dans le sud et le sudeste !

"Engraçado: Nós estados responsáveis pelo trabalho e pela economia nacional, em sua maioria (salvo MG e RJ) o Aécio ganhou da Dilma. Já naqueles com baixo índice de desenvolvimento econômico a Dilma vence. Desse jeito começo a pensar em um movimento separatista… se vocês gostam tanto do bolsa família, ótimo, fiquem com o PT e o retrocesso que ele representa… it is up to you! Aqui para baixo e para o centro-oeste nós vamos trabalhar para ter o que comer e produzir. Só não acho que precisamos ficar vinculados a esse atraso econômico e comodismo social…."

C'est drôle : Dans les états qui travaillent et portent l'économie nationale, à l'exception du Minas Gerais et de Rio de Janeiro, Aecio l'emporte sur Dilma. Dans ceux qui ont un faible niveau de développement économique, Dilma a gagné. Ça me fait vraiment réfléchir sur l'idée d'un mouvement séparatiste. Si vous aimez ‘bolsa família’ tant que ça, super, restez avec le PT [Parti des Travailleurs] et toute la stagnation qu'il représente… c'est à vous de voir! Ici en bas (NdT: dans le sud) et dans le centre-ouest on va travailler pour avoir de quoi manger. Je pense juste qu'on ne devrait pas être les otages des défaillances économiques et de la fainéantise…

Le programme bolsa família, lancé par l'ex-président Luiz Inácio Lula da Silva en 2003, verse aux familles qui disposent d'un revenu mensuel per-capita inférieur à 56 US dollars (le seuil de pauvreté) une allocation de 13 dollars pour chaque enfant vacciné de moins de 16 ans allant à l'école (dans la limite de 5 enfants), et 15 dollars pour chaque enfant de 16 à 17 allant à l'école (dans la limite de 2). Aux familles qui ne disposent que d'un revenu mensuel per-capita situé sous la barre des 28 dollars (l'extrême pauvreté), le programme offre “l'allocation de base qui est de 30 dollars mensuels auxquels peuvent s'ajouter les allocations familiales des enfants.

Ces types de remarques sont des preuves du fameux gouffre économique entre le nord et le sud du Brésil qui s'est approfondi depuis que le centre politique et économique a déménagé des villes côtières du nordeste vers Rio de Janeiro et São Paulo à la fin du 19ème siècle.

Présidentielle au Brésil : Roussef contre Neves, un combat Nord-Sud parfois haineux
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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 12:03

La présidente de gauche brésilienne Dilma Rousseff a été réélue dimanche pour un mandat de quatre ans et a aussitôt appelé ses adversaires au dialogue, s'engageant à mener une profonde réforme politique et à renforcer la lutte contre la corruption.

La candidate du Parti des travailleurs (PT) l'a emporté avec 51,64 % des voix contre 48,36 % pour son adversaire de centre-droit Aecio Neves, du Parti socialiste brésilien (PSDB), au terme d'une campagne électorale âpre et virulente qui a divisé les Brésiliens en fonction de leurs classes sociales.

Le résultat de ce second tour est le plus serré depuis la fin en 1985 de la dictature militaire au Brésil, le plus grand pays d'Amérique latine.

Tirant les leçons de ce succès en demi-teinte, Dilma Rousseff a immédiatement prononcé un discours d'apaisement au côté de son mentor, l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva.

«Le dialogue, c'est le premier engagement de mon nouveau mandat», a lancé Mme Rousseff à Brasilia devant la foule en liesse de ses partisans, promettant d'être «une bien meilleure présidente que jusqu'à présent.»

«Je ne crois pas dans le fond de mon coeur que ces élections aient divisé le pays en deux. Je comprends qu'elles ont mobilisé des idées et émotions parfois contradictoires, mais que cette énergie mobilisatrice aura préparé un bon terrain pour bâtir des ponts» dans l'intérêt supérieur du pays, a-t-elle dit.

Mme Rousseff n'aura pas la tâche facile. Elle devra redresser une économie en panne et réconcilier les Brésiliens alors qu'elle sera confrontée à un parlement morcelé et plus conservateur qu'en 2010, et à des milieux d'affaires qui l'ont prise en grippe en raison de son interventionnisme.

La présidente a promis de «combattre avec rigueur l'inflation» et de donner «plus d'impulsions aux secteurs économiques, y compris l'industrie, afin que nous reprenions notre rythme de croissance en garantissant notre niveau élevé d'emploi et la valorisation des salaires.»

La présidente a également promis de mener un combat déterminé contre la corruption, alors que les scandales à répétition dans ce domaine ont terni l'image du PT. Et de rechercher activement un consensus pour mener à bien une réforme d'un système politique décrié par les Brésiliens, en consultant le Parlement et le peuple par référendum.

Aecio Neves a sobrement reconnu sa défaite depuis Belo Horizonte. «Je viens de féliciter la présidente réélue, je lui ai souhaité pleine réussite dans la conduite de son prochain gouvernement, et j'ai souligné que la principale priorité était d'unir le Brésil autour d'un projet honnête», a-t-il déclaré.

Cette élection était largement considérée comme un plébiscite sur 12 ans de gouvernements du PT, sous lesquels le géant émergent d'Amérique latine a connu de profonds bouleversements économiques et sociaux.

Malgré les nuages économiques et les affaires de corruption, les Brésiliens ont tranché en faveur de la poursuite de ce cycle initié par l'ex-président Lula (2003-2012), un ancien ouvrier métallurgiste et leader syndical resté extrêmement populaire.

La victoire s'est jouée sur à peine trois millions de votes sur un total de plus de 142,8 millions d'électeurs.

Dilma Rousseff l'a comme prévu largement emporté dans les régions pauvres du Nord-Est. Elle a été sévèrement battue dans l'Etat de la capitale économique Sao Paulo, fief du PSDB. Mais elle a enregistré des victoires déterminantes dans les deux autres grands États du sud-est industrialisé, à Rio et Minas Gerais, où M. Neves avait été deux fois élu gouverneur.

Cette campagne électorale, émaillée d'attaques personnelles, a scindé le pays en deux blocs, selon les appartenances sociales: les plus pauvres en faveur de Dilma Rousseff, les plus aisés pour le candidat «du changement».

Le candidat de centre-droit promettait, sans toucher aux programmes sociaux populaires de la gauche, un «choc de gestion» libéral pour relancer l'économie et lutter contre l'inflation.

Dilma Rousseff a finalement remporté la bataille au centre, au sein des classes moyennes intermédiaires du sud-est industrialisé du pays qui avaient longtemps penché pour M. Neves.

Élue en 2010 dans l'euphorie finissante de l'âge d'or de la présidence de son mentor Lula, l'ex-guérillera Dilma Rousseff avait hérité d'une croissance économique annuelle de 7,5 %.

Elle a amplifié les programmes sociaux qui bénéficient à un quart des 202 millions de Brésiliens, ce qui lui a valu un large soutien dans les couches populaires et les régions pauvres du Nord-Est.

Mais elle a été confrontée à des vents hostiles: quatre années de croissance au ralenti jusqu'à l'entrée en récession au premier semestre, revendications d'une classe moyenne dont l'ascenseur social est tombé en panne, scandales de corruption.

Sao Paulo, Rio de Janeiro, Belo Horizonte avaient été à l'épicentre de la fronde sociale historique de juin 2013 contre les coûts du Mondial, l'état de délabrement des services publics et la corruption.

Dans la campagne acharnée de l'entre deux-tours, la présidente avait mis en garde contre le retour aux potions d'austérité douloureuses administrées par l'ancien président social-démocrate Fernando Henrique Cardoso (1995-2002) en cas de victoire de M. Neves.

Et comme la crise n'a pas affecté pour le moment le quasi plein emploi (5 % de chômage) et que le salaire minimum a continué d'augmenter ces dernières années, la balance a penché en sa faveur.

Brésil: Dilma Rousseff, réélue, mais de justesse pour 4 ansBrésil: Dilma Rousseff, réélue, mais de justesse pour 4 ans
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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 11:42

SAMEDI 4 OCTOBRE

Fête d’ouverture au Studio de l’Ermitage avec Forró de Balkão

Plus d’infos ici et sur Facebook

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MERCREDI 8 OCTOBRE

OUVERTURE au Cinéma La Clef

19h : Pot d’ouverture

20h : AVANT-PREMIÈRE de Hautes Terres

Sortie nationale le 15 octobre

Projection suivie d’une rencontre avec la réalisatrice, Marie-Pierre Brêtas.

A cette occasion, Terra Libra proposera une dégustation de la cachaça artisanale fabriquée à la COPAVI, coopérative collectivisée du Mouvement des Sans Terre dans l’état du Parana, cachaça qui sera proposée tout au long du festival.

Importateur et distributeur de produits équitables et biologiques, Terra Libra est fortement engagée auprès de différents mouvements de lutte paysanne. Depuis sa création en 2006, Terra Libra est en lien étroit avec la COPAVI par l’importation de la cachaça et du sucre complet Mascavo, apportant ainsi un soutien économique, mais participant surtout à faire connaitre la lutte du Mouvement des Sans Terre pour l’accès à la terre et contre l’agro-business, au Brésil ou ailleurs.

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JEUDI 9 OCTOBRE

// INDIENS : IMAGES ET (AUTO) REPRESENTATIONS //

18h : As Hiper Mulheres

20h : O Mestre e o Divino

Projections suivies d’un débat :

Les Indiens du Brésil sont confrontés à des menaces grandissantes : expulsion de leurs terres et non-respect de leurs droits. Ils ne sont toujours pas considérés comme des citoyens brésiliens à part entière. Les représentations construites par l’extérieur n’ont fait qu’aggraver la place qui leur est accordée dans la société brésilienne. Comment le cinéma autochtone permet-il de repenser le rapport Indiens/non-Indiens aujourd’hui, entre complémentarité, confrontation et dialogue ?

Intervenants :

Divino Tserewahu – Cinéaste xavante et protagoniste de O Mestre e o Divino

Michel Riaudel – Enseignant-chercheur, Université de Poitiers

Sophie Gergaud – Ethno-cinéaste, De la Plume à l’Écran

Modération : Sylvie Brieu, journaliste

Soirée organisée en partenariat avec l’association De la Plume à l’Écran.

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VENDREDI 10 OCTOBRE

// MÉMOIRES ET EMPREINTES DE DICTATURE //

18h : Setenta

Séance spéciale en présence de la réalisatrice le mercredi 8 octobre à 13h50.

20h : Os dias com ele

Projections suivies d’un débat :

2014 marque les 50 ans du coup d’état militaire au Brésil et le début de la dictature civile-militaire qui a sévi de 1964 à 1985. Le Brésil est confronté au devoir de ne pas oublier cette période qui a marqué son histoire. La consolidation de la démocratie est fortement liée au travail de mémoire, qui suscite de nombreux débats au Brésil. Comment ce travail se traduit-il aujourd’hui ? Quels en sont les impacts sur la société brésilienne ?

Intervenants :

• João de Oliveira – Docteur en cinéma, professeur et critique, Université Paris 3

• Jader Cunha Neves – Sociologue et ex-prisonnier politique

• Maud Chirio – Historienne spécialiste de la dictature militaire, Université Paris Est – Marne la Vallée

Modération : Erika Campelo, Autres Brésils

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SAMEDI 11 OCTOBRE

14h15 // SESSION JEUNE PUBLIC //

O menino e o mundo

à partir de 7 ans

16h // SESSION COURTS //

Caixa D’água: Qui-lombo é esse?

Desterro

Memória de rio

E

17h30 : // URBANISATION, (EN)JEUX POLITIQUES //

Projection de Casas marcadas et A cidade é uma só

Films suivis d’un débat :

Expulsions d’habitants, destruction de quartiers populaires, les politiques urbaines ont toujours été au cœur d’enjeux politiques et sociaux au Brésil. Quelle participation pour les habitants dans ces processus ? Récupération et stratégies politiques.

Intervenants à confirmer

21h : Projection de Em busca de um lugar comum

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DIMANCHE 12 OCTOBRE

// MOBILISATIONS ET ACTUALITÉS POLITIQUES //

15h30 : Projection de Occupying Brazil et We don’t like samba

Projection suivie d’un débat

17h -18h30 : DÉBAT

Les manifestations de juin 2013 et les mobilisations sociales qui ont suivi ont vu naître de nouvelles revendications et modes d’action. Quels liens entre luttes historiques et nouveaux mouvements ? Que se joue-t-il au Brésil aujourd’hui, en pleine période électorale ?

Intervenants :

Réalisateurs du film « We don’t like samba »cis-Berlin

Glauber Sezerino – Doctorant au Centre de sociologie européenne/EHESS

Francine Iegelski – Membre du Comité pour la Constituante

Un-e représentant-e du collectif « La coupe est pleine »

Modération : Ivan du Roy – Basta !

18h45 : Rétrospective, 10 ans de festival

> Un assortiment varié de films incontournables passés par la case BEM !

21h : Projection de Damas do Samba

CLÔTURE EN MUSIQUE

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 16:41

Elle pourrait être la menace la plus sérieuse pour la réélection de Dilma Rousseff : Marina Silva vient d'accepter sa nomination en tant que candidate du PSB, le Parti socialiste brésilien, à la prochaine élection présidentielle. Après la mort tragique, il y a une semaine, de l'ancien candidat Eduardo Campos dans un accident aérien, la très populaire Marina Silva se lance donc dans la course et risque de jouer les trouble-fêtes. Selon un dernier sondage, elle battrait la présidente sortante au second tour.

A 56 ans, Marina Silva est admirée par de nombreux Brésiliens. D'une part pour son parcours personnel impressionnant, d'autre part pour son engagement politique. Issue d'une famille de paysans pauvre de 11 enfants, Marina Silva n'apprend à lire et à écrire qu'à l'âge de 16 ans. Dix ans plus tard, elle est diplômée en histoire et s'engage très vite au sein du Parti des travailleurs. Son cheval de bataille : la protection de l'environnement et surtout la défense de la forêt amazonienne.

A 36 ans, elle devient la plus jeune sénatrice du Brésil, à 42 ans, ministre de l'Environnement sous le président Lula da Silva. Un poste qu'elle quitte en 2008, mécontente du manque de l'engagement du chef d'Etat dans la lutte contre la déforestation.

Marina, l'évangélique

Avec son parcours atypique, Marina Silva séduit notamment les jeunes électeurs qui ont cessé de croire en l'élite politique traditionnelle tout comme les Brésiliens de la classe moyenne, frustrés par l'insuffisance des services publics et inquiets des effets du changement climatique. Et la nouvelle candidate du Parti socialiste a une autre carte à jouer : les 25% de Brésiliens qui sont comme elle des chrétiens évangéliques. Des appuis précieux qui lui permettront peut-être de créer la surprise au premier tour de l'élection présidentielle, le 5 octobre prochain.

Brésil: Marina Silva, pasionaria écologiste et menace pour Rousseff ?
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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 11:33
Au Brésil, les candidats à la sucession de Dilma Rousseff affinent leurs stratégies

La réélection de la présidente Dilma Rousseff est-elle compromise par l'effondrement de l'équipe brésilienne au Mondial ? Évidemment, tous ses partisans, qui étaient prêts à capitaliser sur une victoire, s'empressent désormais de préciser que les Brésiliens ne confondent pas le sport national et la vraie vie. Et d'ajouter que les résultats des précédents championnats n'ont pas eu d'influence sur les élections présidentielles.

La question n'est donc pas de savoir si après la trêve sportive les manifestations de rue vont reprendre. L'échéance électorale d'octobre offre un exutoire. Mais le mécontentement exprimé par la fronde sociale de juin 2013 n'a pas été résorbé. Les transports publics, l'éducation, la santé publique, ne se sont pas améliorés.

La corruption n'a pas disparu. Au contraire, un scandale à Petrobras (l'entreprise nationale de pétrole) a débouché sur une commission parlementaire d'enquête, dont les auditions vont ponctuer la campagne électorale. Avec son caractère de chien et ses engueulades avec tous ses collaborateurs, Dilma Rousseff s'est tiré une balle dans le pied. Ses divergences avec l'ancien patron de Petrobras, José Sérgio Gabrielli, pourtant un bon serviteur du Parti des travailleurs (PT, gauche), la formation présidentielle, ont précipité l'affaire.

L'usure du pouvoir

A tous ces facteurs, il faut ajouter l'usure du pouvoir. En comptant les deux mandats présidentiels de Luiz Inacio Lula da Silva, le PT est au pouvoir depuis douze ans. Sa dauphine, qui manque de charisme – c'est un euphémisme – a été élue parce qu'elle avait été désignée par Lula (et ensuite seulement avalisée par le PT) et parce qu'elle était censée être une bonne gestionnaire. En effet, avec une attention tatillonne, Dilma s'est occupé de l'économie et a remisé tout le reste, la politique aussi bien que la diplomatie, dans un placard. Or, la gestion économique ne produit pas les résultats escomptés.

Quant au PT, devenu une machine électorale de par son implantation nationale et le nombre d'élus, il arrive aussi qu'il ne fasse pas partie de la solution mais du problème. Ses dirigeants continuent à défendre becs et ongles les condamnés du scandale du « mensalão » (grosses mensualités), alors que pour la majorité des Brésiliens la sentence qui les a envoyés en prison représente un tournant, après des décennies d'impunité pour la corruption politique.

Le premier tour des élections est fixé au 5 octobre. Tous les sondages prédisaient, avant même la débâcle face à l'Allemagne, un second tour, le 26 octobre. Dilma a récupéré une partie de l'opinion qui s'était éloignée d'elle en juin 2013. Elle reste en tête des intentions de vote, mais la campagne électorale, avec les programmes télévisés obligatoires, commence seulement après le Mondial. Les principaux challengers sont Aécio Neves, candidat du Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB, centre gauche), et Eduardo Campos, du Parti socialiste brésilien (PSB, gauche).

Deux « héritiers » pour un second tour

Aécio Neves (au centre) et José Serra (à droite) avec Geraldo Alckmin, candidat PDSB à la présidentielle d'octobre 2006. PHOTO: AFP/MAURICIO LIMA

Aécio Neves est plus jeune et sympathique que José Serra, deux fois candidat malheureux du PSDB à la présidentielle (2002 et 2010). Lula a longtemps essayé d'attirer Aécio, d'autant que celui-ci, gouverneur du Minas Gerais, cohabitait en toute cordialité avec le maire PT de Belo Horizonte, la capitale de ce puissant État. Alors que la propagande du PT accuse le PSDB de s'être allié avec la droite – exactement comme la coalition gouvernementale de Lula et Dilma – Aécio Neves a choisi comme coéquipier le sénateur Aloysio Nunes du PSDB. Ce ticket pur jus remet ainsi à plus tard la question des alliances. Aloysio Nunes a été choisi car il représente l’État de São Paulo, le principal bassin électoral du pays, avec le Minas Gerais. Sous la dictature militaire, il s'était engagé dans l'organisation de Carlos Marighella, l'ancien dirigeant communiste devenu un des théoriciens de la guérilla urbaine – qui fait d'ailleurs l'objet d'un certain culte, avec biographie et film à la clé.

Dilma et Lula ont choisi, eux, de reprendre le vice-président Michel Temer, qui représente tous les défauts du Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB, centre), une fédération opportuniste d'élus locaux et régionaux.

Eduardo Campos a obtenu le ralliement de Marina Silva, icône de l'écologie qui avait créé la surprise au premier tour de la présidentielle de 2010, avec 20 millions de voix. Marina a été empêchée de former son propre parti, ce qui n'est pas à l'honneur de Brasilia, dans un pays qui compte une trentaine de formations reconnues.

Campos et Marina sont des dissidents de la coalition gouvernementale, contrairement au PSDB, qui est dans l'opposition depuis que Lula a succédé au président Fernando Henrique Cardoso (1995-2003). Campos a été gouverneur du Pernambouc, Etat natal de Lula, qui a vainement essayé de le dissuader de se lancer dans la course en lui proposant la vice-présidence et le soutien à la présidentielle de 2018. Campos a décidé de tenter sa chance, car il a besoin d'une campagne nationale pour se faire connaître en dehors du Nordeste. L'électorat de Marina étant concentré dans le Sud (malgré ses origines amazoniennes), le ticket semblait assez complémentaire, mais l'alchimie tarde à se voir dans les sondages.

Le jeu semblait assez ouvert avant l'échec de la Seleção. Désormais, il n'a jamais été aussi incertain pour la présidente sortante. Lors d'un second tour, le ras-le-bol peut se transformer en « tout sauf Dilma, tout sauf le PT ».

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