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  • : Blog pour tous les passionnés du Brésil : actualités économiques, sociales et politiques.
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Bruno MAGNIEZ

 
Email : bmagniez@netcourrier.com

 

Docteur en Sciences Economiques

 

Thèse de doctorat Université de Picardie Jules Verne (octobre 2001) :

-          « La place du secteur informel dans l’économie brésilienne : une étude centrée sur le commerce de rue à João Pessoa »
- Thèse sous la direction de B.Lautier, Professeur Université de Paris-I, Panthéon-Sorbonne. Mention très honorable.

-          Jury de thèse : Philippe Hugon, Jaime Marques Pereira, Christian Azais, Bruno Lautier, Christian Palloix


 

Professeur de Sciences Economiques et Sociales


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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 15:10

Les autorités brésiliennes ont mis en concession les deux aéroports de Sao Paulo et celui de la capitale, Brasilia, pour près de 14 milliards de dollars.

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A deux ans de la Coupe du Monde de football qui va voir affluer des centaines de milliers de touristes au Brésil, le gouvernement fédéral a décidé de laisser des sociétés privées prendre en main la gestion de ses grands aéroports.


Au total, les concessions pour plus de vingt ans des trois principales plateformes aéroportuaires du pays - Guarulhos et Campinas à Sao Paulo et Brasilia - ont été cédées aux enchères à des consortiums différents pour la somme record de 14 milliards de dollars, selon les chiffres fournis ce lundi 6 février par la Bourse de Sao Paulo. 

L'entreprise française d'ingénierie Egis, détenue à 75% par la Caisse des dépôts, fait partie du consortium qui a remporté la concession de Viracopos, l'aéroport de Campinas à 120 km de Sao Paulo.

Viracopos a été concédé pour 30 ans au consortium formé par les Brésiliens Triunfo Participações, UTC Participações et le Français Egis, via sa filiale Egis Airport Operation, qui détient une part minoritaire du consortium.

Le groupement a offert pour cet aéroport 2,2 milliards de dollars. 

"Egis est déjà implanté dans le rail au Brésil. Avec cette concession, c'est une entrée très visible d'Egis sur le marché de l'exploitation aéroportuaire", s'est félicité le directeur d'Egis Avia, Cédric Barbier, interrogé par l'AFP.


Le trafic aérien au Brésil augmente de 15% par an, a souligné M. Barbier.

Egis Airport Operation, avec 170 salariés et 30 millions d'euros de chiffre d'affaires, exploite déjà une douzaine d'aéroports dans le monde, représentant 12 millions de passagers.

 

La concession de l'aéroport international de Guarulhos (Sao Paulo), le plus important du pays, a été remportée par le groupe formé par la société brésilienne d'investissement Invepar, le constructeur brésilien OAS et l'opérateur sud-africain ACSA (Airports company South Africa), avec une offre de plus de 9,4 milliards de dollars (7,17 milliards d'euros). La concession s'étend sur vingt ans.

 

L'aéroport de Brasilia a été concédé pour 25 ans au consortium Inframérica Aeroportos, comprenant le Brésilien Engevix et l'Argentin Corporación América pour 2,6 milliards de dollars.

En août, l'aéroport Sao Gonçalo d'Amarante, près de Natal (nord-est), avait été le premier du pays à être privatisé. Il était déjà allé au consortium Inframérica Aeroportos. 

 

Près d'un tiers du trafic passager au Brésil Une des principales exigences de l'appel d'offre était que "le concessionnaire de chaque aéroport devra conclure les travaux d'ici au Mondial de 2014". Les trois aéroports représentent 30% du trafic passager du Brésil.

 

aeroport_passagers_attente_belem_12-2006_orm.jpgLa concession de l'aéroport international de Guarulhos (Sao Paulo), le plus important du pays, a été remportée par le groupe formé par les sociétés Invepar, OAS et la sud-africaine ACSA, avec une offre de plus de 9,4 milliards de dollars. Un concessionnaire français choisi Viracopos, à Campinas à 120 kilomètres de Sao Paulo, a été remis au consortium formé par Triunfo Participações, UTC Participações et le français Egis qui a offert 2,2 milliards de dollars.

L'aéroport de Brasilia est allé au consortium comprenant Engevix et l'argentin Corporación América pour 2,6 milliards de dollars. Les offres ont été plus de quatre fois supérieures au minimum requis par l'Agence de l'aviation civile (Anac). 

 

Plusieurs groupes internationaux se disputent donc le contrôle de trois aéroports brésiliens. Une vente aux enchères inédite doit se dérouler lundi à la Bourse de São Paulo. Les vainqueurs des appels d'offres seront majoritaires à 51% dans chaque aéroport, et la part de l'Etat sera réduite à 49%. La construction de nouveaux terminaux est prévue dans les trois aéroports.

Le français Egis et plusieurs autres poids lourds du secteur sont en lice pour gérer et moderniser l'aéroport international de São Paulo (Guarulhos, le plus important du pays), l'aéroport de Campinas et celui de Brasilia. L'objectif est d'attirer les grands groupes internationaux afin de relancer les investissements et de répondre à l'explosion de la demande (+16% l'an dernier). Mission : moderniser les infrastructures et mettre fin à la saturation des aéroports. Le tout, à deux ans de la Coupe du monde de football.

Concessions de service public

Pudiquement, il n'est officiellement question que de concessions de service public, qui seront délivrées pour des périodes allant de 20 à 30 ans au plus offrant. Mais dans la pratique, c'est bien d'une révolution qu'il s'agit, car pour la première fois, le monopole d'Infraero est battu en brèche. L'entreprise publique administre actuellement une soixantaine d'aéroports au Brésil. Son inefficacité notoire est largement responsable des problèmes actuels, qui font régulièrement l'objet de critiques de l'IATA (l'association du transport aérien international) et des passagers.

Dans les starting-blocks pour cette première étape de la privatisation, une douzaine d'opérateurs internationaux. Le singapourien Changi s'est allié au géant du BTP local Odebrecht, alors que l'allemand Fraport et le suisse Flughafen Zurich ont fait cause commune avec des opérateurs d'autoroutes privatisées (Ecorodovias et CCR, respectivement). Egis est quant à lui allié au groupe brésilien Triunfo. Les Aéroports de Paris (ADP) ainsi que Vinci pourraient également prendre leur marque dans la perspective des concessions à venir. Une sorte de galop d'essai.

Un impératif avant la Coupe du monde et les JO

Dans la liste des prétendants, on trouve encore des concurrents américains, britanniques, espagnols, sud africains, argentins et mexicains... Seul le gouvernement portugais s'est opposé à la participation de l'entreprise publique ANA. Pour stimuler la concurrence, le gouvernement brésilien a stipulé que chaque groupe ne pourra remporter qu'une seule concession. Quitte à participer au prochain round, qui pourrait inclure l'aéroport de Rio de Janeiro.

Pour le Brésil, c'est une page qui se tourne non sans douleur. L'ancien président Lula avait commencé à l'évoquer il y a trois ans et demi. Il aura fallu surmonter la farouche opposition d'une aile de son propre parti, le PT (Parti des travailleurs) et le corporatisme de l'Infraero. Mais la succession de crises dans les aéroports brésiliens, et l'impératif de mettre les choses en ordre avant la Coupe du monde de 2014 et les jeux Olympiques de Rio en 2016, ont encouragé le gouvernement de Dilma Rousseff à passer à l'acte.

 


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Published by bruno magniez
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