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  • : Blog pour tous les passionnés du Brésil : actualités économiques, sociales et politiques.
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Bruno MAGNIEZ

 
Email : bmagniez@netcourrier.com

 

Docteur en Sciences Economiques

 

Thèse de doctorat Université de Picardie Jules Verne (octobre 2001) :

-          « La place du secteur informel dans l’économie brésilienne : une étude centrée sur le commerce de rue à João Pessoa »
- Thèse sous la direction de B.Lautier, Professeur Université de Paris-I, Panthéon-Sorbonne. Mention très honorable.

-          Jury de thèse : Philippe Hugon, Jaime Marques Pereira, Christian Azais, Bruno Lautier, Christian Palloix


 

Professeur de Sciences Economiques et Sociales


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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 13:02

Le gouvernement brésilien envisage un plan de relance à base de travaux publics, prévoyant un clair volet protectionniste puisque les firmes nationales y seraient avantagées. Il s'agit de relancer une croissance brésilienne devenue molle.

 

Dans le peloton de tête de la croissance mondiale, le Brésil a décroché. Ses homologues des BRICS et autres pays émergents caracolent devant lui, mais le géant latino-américain est retombé dans une période de « croissance molle », bien loin des objectifs de 5 % affichés en début d'année. La banque centrale prévoit désormais 2,5 % pour 2012, soit guère mieux que les piètres 2,7 % enregistrés en 2011. 339574_0202149159583_web.jpg

 

Face aux performances décevantes de son économie, le ministre brésilien des Finances Guido Mantega multiplie les initiatives pour relancer la machine. Handicapé par la crise de l'Union européenne, son premier partenaire commercial, et par le ralentissement de l'économie chinoise, le Brésil se tourne ainsi résolument vers la consommation intérieure et les marchés publics, à travers les commandes de l'Etat.

Des mesures anti crise

Dilma Rousseff assure d'un ton grave qu'il ne faut pas «  plaisanter au bord du précipice » ou se lancer dans «  des aventures budgétaires ». Mais la présidente brésilienne a bien lancé en moyenne un ensemble de mesures par mois depuis le début de l'année pour conjurer la crise. Au chapitre des achats gouvernementaux, le Brésil va ainsi dépenser 8,4 milliards de reals (3,3 milliards d'euros environ) lors du second semestre, soit quatre fois plus que prévu originellement. La liste des articles, allant de cars scolaires à trente lance-missiles, ressemble à un inventaire à la Prévert. Pour mieux stimuler l'industrie locale, la préférence a été accordée aux produits nationaux pour les fournitures destinées au service public, même s'ils coûtent 25 % plus chers que leurs concurrents étrangers.

Taux bonifiés à « taux zéro » pour les investissements

Dans le même temps, le gouvernement a décidé de poursuivre la baisse des taux d'intérêt. La Banque nationale de développement économique et sociale (BNDES) a vu son taux de base ramené à 5,5 % par an. De l'aveu du président du patronat Robson Braga de Andrade, cela revient pratiquement à financer les investissements à « taux zéro ». Par ailleurs, les taux de base de la banque centrale, qui ont déjà été ramenés de 12,5 % à 8,5 % par an depuis août dernier, devraient continuer à baisser. Mais, paradoxalement, leur chute prononcée n'a pas encore eu un impact décisif sur l'activité économique. La reprise tarde à se dessiner, et l'impatience devient perceptible. Face aux prévisions pessimistes de Credit Suisse, qui tablait récemment sur une croissance de 1,5 % en 2012, Guido Mantega, qui a dû revoir à la baisse ses propres projections, a réagi vertement en estimant qu'il s'agissait d'une « plaisanterie ».

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Published by bruno magniez
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