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  • : Blog pour tous les passionnés du Brésil : actualités économiques, sociales et politiques.
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Bruno MAGNIEZ

 
Email : bmagniez@netcourrier.com

 

Docteur en Sciences Economiques

 

Thèse de doctorat Université de Picardie Jules Verne (octobre 2001) :

-          « La place du secteur informel dans l’économie brésilienne : une étude centrée sur le commerce de rue à João Pessoa »
- Thèse sous la direction de B.Lautier, Professeur Université de Paris-I, Panthéon-Sorbonne. Mention très honorable.

-          Jury de thèse : Philippe Hugon, Jaime Marques Pereira, Christian Azais, Bruno Lautier, Christian Palloix


 

Professeur de Sciences Economiques et Sociales


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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 17:00

Parmi les quatre fameux BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), deux d'entre eux, le Brésil et la Chine, ont des relations économiques et financières florissantes, à la fois complémentaires et asymétriques. Mutuellement dépendants, ces deux géants deviennent autant rivaux que partenaires. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. La Chine est le premier fournisseur et client du Brésil, dont elle alimente 14 % des échanges. En 2010, le Brésil a augmenté de 60 %, en valeur, ses achats en Chine et de 46 % ses ventes. La balance commerciale est favorable au Brésil, d'environ 5 milliards de dollars. La Chine est le premier acheteur de minerai de fer, de soja et de pétrole (+ 125 % en 2010) brésiliens.

 

La Chine ne se contente pas d'acheter au Brésil. Elle y est devenue le premier investisseur direct étranger. L'an dernier, ses entreprises d'Etat ont engagé 17 milliards de dollars (12 milliards d'euros) dans des acquisitions totales ou partielles, notamment dans l'énergie, comme l'achat de 40 % de Repsol Brésil par le premier raffineur chinois Sinopec. La Chine lorgne aussi sur les terres agricoles, dans un pays immense qui n'exploite qu'un huitième de ses surfaces cultivables.

 

Le courant d'échanges Chine-Brésil n'est pas un long fleuve tranquille. D'abord parce sa charge est déséquilibrée : le Brésil fournit à la Chine presque exclusivement des produits de base, alors que cette dernière lui vend des biens manufacturés. Le Brésil demande une correction de cette relation 'néocoloniale'. En investissant massivement au Brésil, la Chine commence à y créer de la richesse et de l'emploi.

 

Ensuite, parce que le Brésil subit, comme tout le monde, les effets de la sous-évaluation du yuan, conjuguée, dans son cas, à une surévaluation de sa propre monnaie, le real, par rapport au dollar auquel la monnaie chinoise est attelée. La valeur du yuan sera au menu du voyage à Pékin de Dilma Rousseff, à la mi-avril, sa première visite officielle en dehors de l'Amérique du Sud.

 

 

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Published by bruno magniez
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