Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : le blog brunomagniez par : bruno
  •   le blog brunomagniez par : bruno
  • : Blog pour tous les passionnés du Brésil : actualités économiques, sociales et politiques.
  • Contact

Profil

  • bruno magniez

CV

Bruno MAGNIEZ

 
Email : bmagniez@netcourrier.com

 

Docteur en Sciences Economiques

 

Thèse de doctorat Université de Picardie Jules Verne (octobre 2001) :

-          « La place du secteur informel dans l’économie brésilienne : une étude centrée sur le commerce de rue à João Pessoa »
- Thèse sous la direction de B.Lautier, Professeur Université de Paris-I, Panthéon-Sorbonne. Mention très honorable.

-          Jury de thèse : Philippe Hugon, Jaime Marques Pereira, Christian Azais, Bruno Lautier, Christian Palloix


 

Professeur de Sciences Economiques et Sociales


Recherche

27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 12:59

Dilma Rousseff aux couleurs de Rio 2016, le 2 août 2010.

Dilma Rousseff aux couleurs de Rio 2016, le 2 août 2010. REUTERS/© Bruno Domingos / Reuters

Le Brésil est devenu en 2011 la sixième puissance économique mondiale, se classant désormais devant le Royaume-Uni, d'après le dernier bilan du Centre for Economics and Business Research (CEBR), un institut de recherche basé à Londres. Les Etats-Unis conservent la première place, suivis par la Chine (2e), le Japon (3e), l'Allemagne (4e) et la France (5e).

Cette montée en puissance du Brésil observée par le CEBR vient confirmer des projections du Fonds monétaire international (FMI) corroborées par la société d'analyse Economist Intelligence Unit (EIU) et le Business Monitor International (BMI). Le produit intérieur brut (PIB) du géant sud-américain atteindrait, selon leurs calculs, repris par le quotidien Folha de S. Paulo, 2 440 milliards de dollars, contre 2 410 milliards de dollars pour l'économie britannique.

 

Le Brésil avait déjà gagné l'année passée une place au classement des économies mondiales en dépassant l'Italie, aujourd'hui huitième. Son économie a connu une croissance de 7,5 % en 2010 mais le gouvernement a revu ses prévisions  à 3,5 % pour cette année après un fort ralentissement de l'activité, plombée par la crise européenne de la dette et le ralentissement de la croissance mondiale. photo_1324915136637-1-0.jpg


Dans une interview à la radio BBC, le directeur du CEBR, Douglas McWilliams, a souligné que ce classement montrait le poids croissant de l'Asie dans l'économie mondiale, au détriment des pays occidentaux. Par ailleurs, "des pays qui produisent des biens de première nécessité, comme les aliments et l'énergie, s'en sortent très bien et montent progressivement", a-t-il ajouté.

 

Toujours d'après le CEBR, la France sera dépassée par le Royaume-Uni en 2016. Paris ne pointerait plus qu'à la 9e place en 2020, tandis que la Russie et l'Inde devraient se hisser respectivement aux 4e et 5e rangs.

 

 

Déjà, en 2010, le Brésil avait gagné une place au classement des économies mondiales en dépassant l'Italie, aujourd'hui huitième.

 

Après 4 % de croissance annuelle moyenne depuis 2003 et malgré une révision à la baisse (de 4,5 % à moins de 3,5 %) des prévisions pour cette année, le Brésil semble récupérer les fruits de la mutation éclair de son économie.

 

Hausse des salaires

La croissance est tirée par un secteur industriel en plein essor et soutenu par une politique volontariste, suivi par l'agriculture, le commerce et les services.presidente-Dilma-Rousseff-nov2011-size-598-copie-1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'emploi est en hausse, le chômage inférieur aux taux de la plupart des pays développés (de l'ordre de 6 %) et la consommation des ménages, dans ce pays de près de 200 millions d'habitants, n'en finit pas de progresser pour la septième année consécutive.

 

Le cocktail de politiques sociales et de hausse des salaires a permis à plus de 30 millions de Brésiliens de quitter la pauvreté. Ils sont venus grossir la classe moyenne, qui rassemble aujourd'hui près de 100 millions de personnes, et concentre la moitié du revenu national.

Même si le taux d'inflation, qui atteint 7 %, commence à s'éloigner sérieusement de sa cible de 4,5 %, le président de la banque centrale, Alexandre Tombini, a annoncé un recul de la hausse des prix dans les prochains mois.

 

La baisse des taxes sur les carburants, décidée la semaine dernière par la présidente, va dans ce sens et pourrait atténuer les risques de surchauffe de l'économie brésilienne.

Déjà en début d'année, la banque centrale brésilienne avait resserré sa politique monétaire. Elle vient de réduire, début septembre, d'un demi-point son taux de base, désormais fixé à 12 % (qui reste l'un des plus élevés au monde).

 

Pour justifier une telle décision, ses dirigeants avaient invoqué "une détérioration importante de l'économie mondiale", qu'ils estimaient profonde et durable. L'objectif de la manoeuvre étant également d'enrayer la flambée du real, qui pénalise les exportations de l'industrie nationale. mi_3265050795258518.jpg

 

De fait, le pays attire de plus en plus de capitaux et d'investissements étrangers, et les entreprises brésiliennes se lancent désormais dans les acquisitions au-delà des frontières.

 

Les récentes découvertes d'immenses gisements de pétrole et de gaz dans ses eaux très profondes de l'Atlantique entraînent un regain de confiance chez les autorités brésiliennes et suscitent d'ores et déjà la convoitise des principaux acteurs mondiaux du secteur.

 

A ce rythme, et face à un ralentissement généralisé de la zone euro, le Brésil pourrait, dès 2014, année où le pays organise la Coupe du monde de football, dépasser la France, selon les projections de l'EIU. D'après les estimations de la société londonienne, le pays pourrait aussi doubler l'Allemagne en 2020.

 

On est loin des prévisions de la banque américaine Goldman Sachs qui avait, en 2003, estimé que le Brésil dépasserait la France et le Royaume-Uni à partir de... 2035 !!!!!!

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by bruno magniez
commenter cet article

commentaires