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  • : Blog pour tous les passionnés du Brésil : actualités économiques, sociales et politiques.
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  • bruno magniez

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Bruno MAGNIEZ

 
Email : bmagniez@netcourrier.com

 

Docteur en Sciences Economiques

 

Thèse de doctorat Université de Picardie Jules Verne (octobre 2001) :

-          « La place du secteur informel dans l’économie brésilienne : une étude centrée sur le commerce de rue à João Pessoa »
- Thèse sous la direction de B.Lautier, Professeur Université de Paris-I, Panthéon-Sorbonne. Mention très honorable.

-          Jury de thèse : Philippe Hugon, Jaime Marques Pereira, Christian Azais, Bruno Lautier, Christian Palloix


 

Professeur de Sciences Economiques et Sociales


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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 10:43

 

A quoi sert le G20 agricole ?

 

Le Brésil se montre intéressé par la proposition française de lutte contre la spéculation sur les matières premières agricoles mais souhaiterait que le G20 se penche également sur les subventions des pays riches à leurs agriculteurs, a déclaré mardi le ministre brésilien de l'Agriculture, Wagner Rossi.

 

« Il est intéressant d'analyser la spéculation pour voir si nous avons les moyens d'agir sur les marchés pour que ce ne soit pas un instrument de hausse des prix », a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse.

 

Ces derniers mois, les pays émergents, dont le Brésil et l'Argentine, avaient mis la France en garde contre toute tentative de limiter les prix agricoles.

 

Le Brésil appuie également la création, proposée par la France, de la création de stocks pour une aide d'urgence à des pays en crise.

 

Ces initiatives seront examinées la semaine prochaine à Paris lors de la réunion des ministres de l'Agriculture du G20, réunissant les grands pays développés et émergents, présidé en 2011 par la France.

 

Néanmoins, selon le ministre brésilien, « un seul instrument suffit à contenir la volatilité des prix agricoles : l'augmentation de l'offre d'aliments ».

 

M. Rossi a critiqué le fait que la réunion du G20 n'abordera pas les subventions des pays riches à l'agriculture mais a dit que son pays n'aborderait pas ce thème ouvertement.

 

« Nous ne parlerons pas des subventions chez les Français mais nous estimons que c'est un facteur de contention de l'offre et donc, d'augmentation des prix », a-t-il dit.

 

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Hier, mardi 14 juin 2011, à Bruxelles, le président français, Nicolas Sarkozy, a dit qu'il faudrait réguler le marché des matières premières à l'instar de ce qui a été fait avec les marchés financiers.

 

Le G20 agricole des 22 et 23 juin à Paris va remettre l'agriculture à l'agenda des grands de ce monde.

Il est vrai que la situation céréalière mondiale illustre l'ampleur des problèmes.

 

La campagne 2010-2011 qui s'achève a été marquée par une baisse de 70 millions de tonnes de la production céréalière mondiale (hors riz), surtout de blé et d'orge, avec un net recul des productions en Russie, Ukraine et Kazakhstan, du fait de la canicule estivale, mais aussi en Europe danubienne ainsi qu'aux Etats-Unis pour le maïs.

 

La demande mondiale, elle, a continué d'augmenter, avec des importations de précaution de pays craignant d'être contaminés par le "printemps arabe", des besoins accrus de maïs aux Etats-Unis pour satisfaire la montée en puissance du programme éthanol, et l'apparition de besoins chinois en maïs et blés fourragers pour les besoins d'une alimentation animale en plein développement.

 

Le résultat a été une forte baisse des stocks de fin de campagne, notamment chez les grands exportateurs comme les Etats-Unis (- 40%), la Russie (- 53 %), l'Union européenne (- 36 %).

 

Fort logiquement, les prix mondiaux se sont appréciés dans un climat de grande volatilité. Les prix du blé ont été multipliés par deux en un an sur le marché européen, les tensions ont été encore plus fortes pour le maïs et l'orge.

 

 

 

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Pour y remédier, la France propose la création d'un nouveau système d'information, à l'image de ce qui existe déjà pour le pétrole, qui serait hébergé par la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture). "Je souhaite que nous nous engagions dans ce nouveau système dès la réunion des ministres de l'Agriculture du G20 qui aura lieu la semaine prochaine à Paris et que l'Europe rattrape son retard en matière de partage d'information", a déclaré Nicolas Sarkozy.
                                   
La France a fait de la lutte contre la volatilité des cours des matières premières, y compris les produits agricoles, une des priorités de sa présidence en cours du G20. Outre une plus grande transparence sur les marchés physiques, elle prône une régulation des marchés financiers dérivés où ces produits sont traités. Même s'il a reconnu que les causes de la volatilité des prix agricoles faisaient débat, Nicolas Sarkozy a souhaité que des mesures soient prises sans attendre que les experts se mettent d'accord. "Je soujaite que les engagements qui ont été pris par les pays du G20 pour améliorer le fonctionnement des marchés dérivés, et en particulier des marchés dérivés pétroliers, puissent être étendus aux marchés dérivés agricoles", a-t-il dit.

 

 

 

 

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Published by bruno magniez
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