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  • : Blog pour tous les passionnés du Brésil : actualités économiques, sociales et politiques.
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Bruno MAGNIEZ

 
Email : bmagniez@netcourrier.com

 

Docteur en Sciences Economiques

 

Thèse de doctorat Université de Picardie Jules Verne (octobre 2001) :

-          « La place du secteur informel dans l’économie brésilienne : une étude centrée sur le commerce de rue à João Pessoa »
- Thèse sous la direction de B.Lautier, Professeur Université de Paris-I, Panthéon-Sorbonne. Mention très honorable.

-          Jury de thèse : Philippe Hugon, Jaime Marques Pereira, Christian Azais, Bruno Lautier, Christian Palloix


 

Professeur de Sciences Economiques et Sociales


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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 18:52

Parmi les manifestants de tout âge qui sont descendus dans les rues de Fortaleza, dans l'état du Ceara au Brésil, au cours des manifestations qui ont secoué le Brésil ces derniers mois, il y avait quatre journalistes qui filmaient, caméra au poing. Le résultat : un documentaire indépendant intitulé “Le vandalisme” et qui porte la signature du Collectif Nigéria.

Les médias traditionnels brésiliens souffrent d'une crise de crédibilité auprès des manifestants, mais les mass medias ont du dernièrement consentir un espace à la “masse de médias” venus de la rue. Les vidéos en direct, les transmissions “en live” de Mídia Ninja, sont devenues la voix officielle des rues, du nord au sud du pays. Néanmoins, ils sont peu nombreux à avoir réussi comme le documentaire ” Com vandalismo” la synthèse des différentes atmosphères durant les manifestations.

Cartaz do documentário Com Vandalismo na página de Facebook do Coletivo Nigéria.

Affiche du documentaire  ” Avec vandalisme” sur la page  Facebook de Collectif Nigéria.

Au travers de photos peu éditées et des longues séquences vidéo, ce film critique le discours habituel des média traditionnels, qui classent les manifestants entre “pacifiques” et “vandales”. Il cherche au contraire à comprendre les causes des événements plus que leurs conséquences. Le ton est donné dès le début avec cette question : ” Quel peut-être la motivation d'une désobéissance civile” ?

En ne se limitant pas seulement à couvrir les événements survenus à Fortaleza en juin et juillet dernier, ce documentaire fait une analyse du climat général des manifestation dans tout le Brésil pendant cette période. Il accompagne l'évolution de ces manifestations qui ont commencé par des protestations contre le retard dans l'attribution de cartes d'étudiants puis se sont transformées ensuite en revendications liées à des questions majeures  concernant l'éducation, la santé publique et la politique. Comme c'est arrivé dans d'autres états, quand le nombre de participants s'est accru, les divisions et les malentendus entre eux ont fait de même.

A la presse et à la police qui accusent les “vandales”, les réalisateurs opposent l'autre versant des choses, résumé par les slogans des manifestants : “ Le vandale, c'est l'État”. Ce film propose un contrepoint pour faire prendre conscience de sujets tels que les expropriations pour faire place aux chantiers préparant la Coupe du monde et la violence de la police militaire, entre autres.

Voici l'opinion sur ce film de Agência Pública, une agence indépendante d'investigation  [en] qui a déjà travaillé avec Collectif Nigéria :

Ce film est un portrait analytique réalisé dans le “feu de l'action” dans lequel le respect de la chronologie des faits, la variété des points de vue et des interviews, la sobriété des journalistes, ont permis de créer une grande fresque des manifestations de Fortaleza, très instructive pour ceux qui cherchent à comprendre qui est et ce que souhaite cette jeunesse qui est descendue dans les rues des capitales brésiliennes.

On peut visionner le documentaire sous-titré ci-dessous :

 

 

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Published by bruno magniez
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