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  • : Blog pour tous les passionnés du Brésil : actualités économiques, sociales et politiques.
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Bruno MAGNIEZ

 
Email : bmagniez@netcourrier.com

 

Docteur en Sciences Economiques

 

Thèse de doctorat Université de Picardie Jules Verne (octobre 2001) :

-          « La place du secteur informel dans l’économie brésilienne : une étude centrée sur le commerce de rue à João Pessoa »
- Thèse sous la direction de B.Lautier, Professeur Université de Paris-I, Panthéon-Sorbonne. Mention très honorable.

-          Jury de thèse : Philippe Hugon, Jaime Marques Pereira, Christian Azais, Bruno Lautier, Christian Palloix


 

Professeur de Sciences Economiques et Sociales


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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 15:03

Le pays le plus grand et le plus peuplé d'Amérique latine veut faciliter le processus d'attribution de visas pour les immigrants qualifiés et séduire ainsi ceux qui cherchent à échapper à la crise européenne.

 


Après les interminables files d'attente, le tapis rouge ! Selon le secrétariat aux Affaires stratégiques de la présidence de la République (SAS), chargé d'élaborer une politique nationale d'immigration, c'est ainsi que le gouvernement compte accueillir les professionnels étrangers hautement qualifiés intéressés par un poste au Brésil. En revanche, les files d'attente seront maintenues pour les immigrants sans qualification, comme la plupart des Haïtiens arrivés récemment par la frontière nord du pays (Etat d'Acre et Amazonie).

L'économiste Ricardo Paes de Barros, coordinateur du projet, affirme qu'en suivant de près cette question le gouvernement serait en mesure d'inaugurer un nouveau cycle d'immigration européenne vers le Brésil. Il faudra alors supprimer les obstacles qui freinent le processus d'attribution de visas. En dépit de nombreuses modifications au cours des dernières années, c'est toujours le statut des étrangers, une loi de 1980 – donc de l'époque du régime militaire [1964-1985] –, qui précise les règles en matière de permis de travail.

 

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De janvier à septembre 2011, le ministère du Travail a octroyé 51 353 permis de travail à des étrangers, soit une augmentation de 32 % par rapport à la même période de l'année précédente. Les demandeurs sont tenus, entre autres, d'attester de leurs qualifications à l'aide de documents authentifiés par un consulat brésilien. D'après certains spécialistes, ces règles sont trop rigoureuses et subjectives.

Javier Garcia-Ramos, un Espagnol de 41 ans, s'apprête à apporter sa contribution aux chiffres concernant la poussée de l'immigration. Dès l'obtention de son visa, il quittera Madrid pour tenter une nouvelle vie à São Paulo. En raison de la crise économique des quatre dernières années, le nombre d'Espagnols a augmenté de plus de 45 % au Brésil. Javier appartient à cette catégorie de professionnels qui quittent l'Espagne en crise, et intéressent désormais les entreprises brésiliennes, qui, non seulement, leur offrent de bons salaires, mais prennent aussi en charge les paperasseries administratives relatives aux demandes de visas.

"La bureaucratie est plus tatillonne que je ne pensais. Le consulat brésilien n'a pas servi à grand-chose", se plaint Garcia-Ramos. Pour accélérer le processus, celui-ci a alors décidé de faire appel à une entreprise brésilienne de conseil juridique en matière d'immigration, désignée par la Chambre de commerce Brésil - Espagne : "Je ne vais pas reporter mon voyage pour un problème de visa. Entre-temps, j'apprends le portugais, et je découvre le pays."

Le SAS veut installer un processus de sélection. La première version de son projet, élaborée par une équipe constituée d'économistes, de juristes, de démographes et de sociologues devrait être présentée dans deux mois. Les responsables admettent que l'objectif est de proposer ce que Paes de Barros appelle un processus d'immigration sélective, qui accorde la priorité à l'entrée de "cerveaux", tout en fixant des limites aux étrangers qui fuient la pauvreté dans leur pays.

Ricardo Paes de Barros explique que le projet s'inspire de la politique d'immigration adoptée par le Canada et l'Australie, des pays qui continuent à accueillir des professionnels étrangers : dans les années 1930, São Paulo a reçu beaucoup d'immigrants européens.

Pour Moreira Ranco, ministre qui couvre les activités du SAS, l'octroi de visas doit revenir à un transfert de technologie. "Ce transfert ne se fait pas en achetant des produits à l'étranger. Il faut faire venir des cerveaux. La technologie appartient à ceux qui l'inventent", ajoute-t-il, en considérant les cohortes de chômeurs nées de la crise en Europe.

Plutôt que de perdre du temps avec les tracasseries administratives imposées par les services de l'immigration, l'entreprise d'Ingénierie Technip a choisi d'ouvrir l'année dernière une filiale à Lisbonne. Elle a embauché 45 professionnels portugais qui se consacrent au développement de projets liés aux secteurs du pétrole et du gaz au Brésil, sans toutefois négliger ses activités au Portugal. Son directeur des ressources humaines, Nelson Prochet, affirme que l'entreprise peine à recruter des ingénieurs brésiliens : le marché est en pleine croissance et connaît une pénurie de main-d'œuvre.

 

 

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Published by bruno magniez
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