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  • : Blog pour tous les passionnés du Brésil : actualités économiques, sociales et politiques.
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  • bruno magniez

CV

Bruno MAGNIEZ

 
Email : bmagniez@netcourrier.com

 

Docteur en Sciences Economiques

 

Thèse de doctorat Université de Picardie Jules Verne (octobre 2001) :

-          « La place du secteur informel dans l’économie brésilienne : une étude centrée sur le commerce de rue à João Pessoa »
- Thèse sous la direction de B.Lautier, Professeur Université de Paris-I, Panthéon-Sorbonne. Mention très honorable.

-          Jury de thèse : Philippe Hugon, Jaime Marques Pereira, Christian Azais, Bruno Lautier, Christian Palloix


 

Professeur de Sciences Economiques et Sociales


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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 18:53

Salvador de Bahia (Agence Fides) – La quatrième Conférence nationale sur la Sécurité alimentaire vient de se conclure dans l’Etat de Bahia, Organisée par le Conselho Nacional de Segurança Alimentar e Nutricional (CONSEA), elle a rassemblée 2.000 participants afin de signer un accord global sur la sécurité alimentaire et la promotion du droit à une alimentation adaptée. Cette conférence est la première en son genre organisée par le gouvernement du Président Dilma Rousseff, qui a lancé le programme « Brésil sans pauvreté » s’adressant à 16 millions de personnes qui vivent encore dans des conditions d’extrême pauvreté. Parmi les thèmes discutés se trouvait également l’augmentation vertigineuse des prix des denrées alimentaires, qui ne permettra jamais l’éradication de la pauvreté, la production de farines transgéniques et l’obésité, grave problème nutritionnel pour le pays. 

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Au Brésil, en effet, grand producteur agricole, outre une utilisation d’herbicides, de fongicides et de pesticides plus intense que dans l’ensemble des autres pays du monde, 49% de la population est en état de surpoids alors que 16% est obèse. Au cours de ces dernières années, grâce à des programmes gouvernementaux de lutte contre la faim, sur une population totale de 192 millions d’habitants, 20 millions environ ont été sauvés de la pauvreté et la malnutrition infantile a été réduite de 61%. D’autres initiatives, comme la distribution de repas scolaires à 47 millions d’enfants et d’adolescents, ont stimulé les économies locales et amélioré les secteurs de la santé et de l’instruction. Toutefois, surtout parmi les groupes les plus vulnérables comme les indigènes et les communautés « quilombola » descendant des esclaves africains, le problème demeure très grave et l’insécurité alimentaire ne diminue pas. Il est nécessaire de stimuler la production de nourriture locale adaptée aux coutumes locales qui favoriserait également l’accès à une nourriture plus économique et plus nourrissante. 

 

Au niveau mondial, la terre peut-elle nourrir tous les hommes ?   Nourrir_les_hommes_cned.jpg

 

Il faut alors mettre l’accent sur certaines priorités qui revêtent, pour nous, une urgence particulière :

  1. Lutter contre la pauvreté et la faim, d’abord en réinvestissant massivement dans les agricultures de toutes les zones du monde, ensuite en luttant résolument contre les pertes à la récolte qui frappent pays les plus pauvres.
  2. Mettre en place les outils d’une nouvelle gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire :cela suppose d’abord de mettre fin à l’éclatement qui prévaut actuellement – l’OMS s’occupe d’obésité et la FAO, de sous-nutrition alors que les deux cohabitent désormais – Organiser au niveau international la transparence de l’information sur les disponibilités alimentaires et sécuriser les échanges de produits agricoles en sont des outils.
  3. Limiter la volatilité excessive des prix des denrées alimentaires de base :cette volatilité pénalise autant le producteur (quand les prix sont trop bas) que le consommateur (quand les prix sont trop élevés).
  4. Investir sur la recherche agronomique, notamment pour contribuer à mettre au point et à diffuser des innovations utiles aux paysans de tous les pays du monde. Pour répondre à un tel impératif, la recherche doit développer des réseaux, des banques de données, des modalités de partage du travail et des résultats.
  5. Manger mieux, autrement dit inciter au changement des régimes alimentaires qui conduisent à la surnutrition et au surpoids et réduire pertes les gaspillages qui touchent l’ensemble de la chaîne de production.

« Nourrir 9 milliards d’hommes » : derrière cet énoncé simple se cachent des enjeux colossaux et multiples. Être conscients des évolutions sur ces enjeux, c’est la première tâche qui nous incombe !!!

 

 

 

 

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Published by bruno magniez
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