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  • : Blog pour tous les passionnés du Brésil : actualités économiques, sociales et politiques.
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Bruno MAGNIEZ

 
Email : bmagniez@netcourrier.com

 

Docteur en Sciences Economiques

 

Thèse de doctorat Université de Picardie Jules Verne (octobre 2001) :

-          « La place du secteur informel dans l’économie brésilienne : une étude centrée sur le commerce de rue à João Pessoa »
- Thèse sous la direction de B.Lautier, Professeur Université de Paris-I, Panthéon-Sorbonne. Mention très honorable.

-          Jury de thèse : Philippe Hugon, Jaime Marques Pereira, Christian Azais, Bruno Lautier, Christian Palloix


 

Professeur de Sciences Economiques et Sociales


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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 16:18

Les mesures annoncées par le Brésil pour se protéger de la crise internationale en encourageant la consommation ne suffiront pas à relancer la croissance et l'industrie, selon des experts pour qui le principal problème du pays reste son manque de compétitivité.

 

Sixième économie du monde, le Brésil ne pourra pas atteindre le taux de croissance de 4,5% prévu par le gouvernement en début d'année, a admis lundi soir le ministre des Finances Guido Mantega qui a diffusé un document mardi dans lequel il abaisse la prévision officielle à 4%. index-copie-1.jpg

 

"Les perspectives pour cette année baissent. Même si l'économie suit une trajectoire de croissance, c'est une croissance assez faible et le principal symptôme est la chute de l'industrie" de 3% au premier trimestre, a expliqué à l'AFP l'économiste Juan Jensen du cabinet-conseil Tendencias de Sao Paulo.

 

Tendencias vient de ramener de 3,2% à 2,5% sa prévision de croissance du PIB pour 2012. D'autre part, le rapport hebdomadaire de la Banque centrale a montré lundi que les marchés tablaient maintenant sur une croissance de 3,09% contre 3,2% il y a seulement une semaine.

 

Dans l'industrie, les coûts sont très élevés, surtout ceux du travail en raison de la hausse des salaires et il n'y a pas suffisamment de productivité pour compenser cette hausse. De plus, il y a des réductions de recettes", a dit M. Jensen.

Le gouvernement, néanmoins, persiste dans sa stratégie de réduire les impôts et de faire pression sur les banques privées pour qu'elles baissent leurs taux d'intérêt afin de stimuler la consommation dans ce pays de 191 millions d'habitants et qui, en 2010, a enregistré une croissance de 7,5% (+2,7% en 2011).

 

De son côté, la Banque centrale a déjà ramené son taux directeur à 9%.

"On m'a demandé si nous étions préparés à ce qui pourrait arriver en Europe. Je peux vous assurer que nous sommes prêts à 100%, voire 200% et même 300%", a affirmé lundi la présidente brésilienne Dilma Rousseff.

 

"Nous allons résister à la crise en créant des emplois, en investissant dans des infrastructures et des activités sociales pour permettre au pays de croître", a assuré Mme Rousseff qui s'oppose aux mesures d'austérités européennes comme seul moyen de sortir de la crise.

 

Mais, en raison de la crise, ces économistes alertent sur le fait que les investisseurs pourraient être plus timides sur les marchés émergents, que la demande chinoise pour les matières premières chute et que le real se déprécie, ce qui pourrait faire grimper l'inflation.

 

"Si le Brésil n'a pas une forte croissance et ne bénéficie plus du prix des matières premières, il ne sera plus aussi attirant pour les investisseurs étrangers", a prévenu M. Jensen.

 

Mme Zeina Latif, docteur en économie, a relevé que "la consommation est remplacée par les importations et non plus par la production", c'est pourquoi les nouvelles mesures annoncées comme la baisse des impôts à la fabrication de voitures ou les crédits plus faciles pour ce secteur ne suffiront pas.

 

"Il faut s'attaquer aux problèmes structurels comme les coûts du transport, de l'énergie ou de la main d'oeuvre. Les taux d'intérêt ne vont pas résoudre ça et le problème est que si l'industrie est fragile, cela peut contaminer d'autres secteurs" en raison d'une chute des investissements, a-t-elle dit.

 

Les banques peuvent devenir plus réticentes à octroyer des crédits, en raison des taux d'intérêt plus bas et il y a de plus en plus de mauvais payeurs parmi les familles brésiliennes endettées, ont prévenus ces analystes.

 

 

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Published by bruno magniez
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