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  • : Blog pour tous les passionnés du Brésil : actualités économiques, sociales et politiques.
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Bruno MAGNIEZ

 
Email : bmagniez@netcourrier.com

 

Docteur en Sciences Economiques

 

Thèse de doctorat Université de Picardie Jules Verne (octobre 2001) :

-          « La place du secteur informel dans l’économie brésilienne : une étude centrée sur le commerce de rue à João Pessoa »
- Thèse sous la direction de B.Lautier, Professeur Université de Paris-I, Panthéon-Sorbonne. Mention très honorable.

-          Jury de thèse : Philippe Hugon, Jaime Marques Pereira, Christian Azais, Bruno Lautier, Christian Palloix


 

Professeur de Sciences Economiques et Sociales


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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 17:53
1couv bresil
Le Brésil a un taux de chômage de moins de 10 % et a mieux résisté à la crise. En 2009, les étrangers y ont investi plus de 25 milliards de dollars.

 

En parcourant quelques villes et régions du Brésil, notamment Sao Paulo, Rio de Janeiro ou encore Belo Horizonte, un constat domine : l’un des plus grands pays d’Amérique latine est en effervescence, animé par une farouche volonté de réussir son développement. Et même s’il subsiste encore des poches de pauvreté et que la violence n’est pas encore totalement enrayée, le pays de l'ex-président Luiz Inàcio Lula da Silva est en marche et plus rien ne peut l’arrêter.

 

Après avoir connu une longue période d’hyper-inflation qui a culminé à un taux mensuel de 80 % au milieu des années 80, le Brésil est désormais un pays qui compte. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’il fait partie du bloc des pays émergents du "BRIC" (Brésil, Russie, Inde, Chine) dont l’essor suscite un sentiment mélangé d’admiration, d’envie et de crainte de la part des pays développés. Il faut dire que le pays affiche une bonne santé économique et des réserves de développement qui en font un géant à part entière. Sans oublier que la perspective de la Coupe du monde et des Jeux olympiques qui s’y dérouleront respectivement en 2014 et 2016 ont donné lieu à de grands travaux d’infrastructures avec à la clé, des millions d’euros d’investissements. "La Coupe du monde laissera un héritage permanent avec des améliorations dans le domaine du transport, de la santé, des égouts, de l’épuration des eaux ainsi que de la sécurité", a déclaré en 2009, Ricardo Teixera, président de la confédération brésilienne de football. "Il faut désormais traiter d’égal à égal avec le Brésil si on veut promouvoir une coopération qui profitera à nos deux pays. Il a d’importantes ressources naturelles. Mais il a des besoins dans des secteurs où le savoir-faire des Belges peut intéresser (biotechnologie, chimie, recherche nucléaire, etc.). De plus, de tous les pays du BRIC, c’est le Brésil qui a la situation la plus équilibrée pour l’avenir. Il jouit d’une stabilité politique et d’une économie bien gérée".

 

En effet, avec une population de près de 192 millions d’habitants, le Brésil a déjà l’avantage d’avoir un marché intérieur important. Et comme la politique de réduction des inégalités du président Lula da Silva a permis l’émergence d’une classe moyenne de poids avec un réel pouvoir d’achat (lire ci-contre), la consommation intérieure est donc assurée.

 

Le pays présente de bonnes performances au niveau des cultures et de l’élevage. Il est le premier producteur de café (sa production d’arabica constitue 36 % du total mondial) et d’oranges (il fournit 50 % des livraisons mondiales de jus d’orange). Il est le troisième producteur de maïs, d’ananas, de poivre et de noix de cajou. Le pays pointe aussi à la deuxième place sur la liste des producteurs mondiaux de sucre, de soja, de viande (il a exporté en 2008 environ 1,3 million de tonnes de viande bovine, 0,5 million de tonnes de viande porcine et 3,6 millions de tonnes de poulet). Il abrite 14 % des réserves d’eau mondiales. Son secteur agroalimentaire affiche près de 17 millions d’employés, soit 37 % de la population active. D’après les chiffres de l’Agence (belge) pour le commerce extérieur (ACE), le Brésil affichait un taux de chômage de 7,9 % en 2008 et reste en-dessous de 10 % jusqu’à présent.

 

Le pays est bien doté en matière de ressources naturelles : minerai de fer, zinc, diamant, etc. Il dispose aussi d’importants gisements de pétrole. L’activité pétrolière représente d’ailleurs quelque 10 % de son PIB. Le Brésil produit autant de pétrole que le Koweït. Sa production pétrolière quotidienne est estimée à 1,9 million de barils. Mais les réserves de pétrole brésiliennes sont estimées à 33 milliards de barils. En novembre 2007, des gisements gigantesques ont été découverts en mer et d’après les chiffres, ils représenteraient des réserves d’au moins 100 milliards de barils. Actuellement, 8e puissance mondiale en matière de PIB, le Brésil pourrait prétendre à la 4e ou 5e place d’ici 5 à 10 ans.

 

Contrairement aux pays européens, le Brésil a mieux résisté à la crise dans laquelle il est d’ailleurs entré tardivement. Les premiers signes de récession ont été enregistrés lors du premier trimestre 2009, alors que la plupart des pays ont subi la crise de plein fouet dès fin 2008. Il n’a connu que deux trimestres de recul avec un PIB à peine négatif (- 0,2 %) en 2009, alors que les pays de l’OCDE affichaient des taux de croissance négatifs de l’ordre de 6 à 8 %. Le Plan d’accélération de la croissance (PAC) initié en 2007 par le président Lula da Silva et les bons fondements macroéconomiques du pays expliquent la résistance du pays à la crise. Ses mesures anti-crise ont été rapidement prises : augmentation des liquidités des banques, accès facile aux crédits via notamment une baisse des taux, stimulation de la demande interne grâce à une diminution des taxes sur les autos, les appareils électroménagers et les matériaux de construction ainsi qu’une majoration du salaire minimum, etc.

 

Grâce à ses atouts, le Brésil attire de plus en plus de capitaux étrangers. Les Investissements directs étrangers (IDE) étaient de près de 45 milliards de dollars en 2008, ils ont chuté à un peu plus de 25 milliards en 2009, mais les prévisions annoncent environ 35 milliards d’IDE pour cette année 2010 et presque 38 milliards en 2011. "En Amérique latine, le pays arrive en tête de classement devant le Mexique et, pour l’ensemble des pays émergents (NDLR : BRIC), il occupe la 2e position derrière la Chine. Sur le sous-continent latino-américain, il attire 48 % du total des investissements étrangers (résultats pour 2007)", lit-on dans un rapport de l’Agence pour le commerce extérieur.

 

 

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Published by bruno magniez
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