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  • : Blog pour tous les passionnés du Brésil : actualités économiques, sociales et politiques.
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Bruno MAGNIEZ

 
Email : bmagniez@netcourrier.com

 

Docteur en Sciences Economiques

 

Thèse de doctorat Université de Picardie Jules Verne (octobre 2001) :

-          « La place du secteur informel dans l’économie brésilienne : une étude centrée sur le commerce de rue à João Pessoa »
- Thèse sous la direction de B.Lautier, Professeur Université de Paris-I, Panthéon-Sorbonne. Mention très honorable.

-          Jury de thèse : Philippe Hugon, Jaime Marques Pereira, Christian Azais, Bruno Lautier, Christian Palloix


 

Professeur de Sciences Economiques et Sociales


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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 11:00

Des milliers d'agriculteurs brésiliens ont manifesté mardi devant le parlement à Brasilia, réclamant un assouplissement de la loi sur la protection des forêts. Une demande à laquelle s'opposent fermement les défenseurs de l'environnement qui craignent l'impact que pourrait avoir cet assouplissement sur la déforestation de l'Amazonie.bresil-des-milliers-d-agriculteurs-reclament-un-code-forest.jpg

 

Luis Carlos Heinz, député du groupe parlementaire défendant les intérêts des propriétaires terriens, réclame comme des milliers d'agriculteurs une révision du code forestier en vigueur au Brésil. Une loi adoptée en 1965, et durcie au fil des années, qui vise à limier la déforestation pratiquée au profit de la progression des terres agricoles. Comme l'explique Romandie, le code forestier brésilien contraint les propriétaires de forêts à en préserver une partie intacte. Un part qui doit atteindre 80% en Amazonie. La loi préserve en outre des zones sensibles telles que les rives de fleuves.

 

"Le monde veut une Amazonie gratuite et que ce soient les agriculteurs brésiliens qui payent pour préserver l'environnement. Personne ne paye sa part, ni la population, ni les grandes entreprises", s'insurge Luis Carlos Heinze. "Pour le Brésil, qui est devenu le second exportateur d'aliments du monde, cette loi est devenue obsolète", estime de son côté la Confédération nationale de l'agriculture.

 

Mardi, plus de 10.000 agriculteurs ont manifesté devant le parlement à Brasilia pour réclamer un assouplissement du Code forestier. Une revendication qui inquiète les écologistes, car ce sont quelque 690.000 kilomètres carrés de végétation qui seraient privés de protection si la réforme demandée était adoptée. Le Brésil ne pourrait alors pas atteindre son objectif de réduction de la déforestation fixée à 80%, alerte l'association Observatoire du climat.

 

Le lobby agricole vient de remporter une importante victoire au Brésil, au détriment de la lutte contre la déforestation mise en place par le pays. Les députés ont approuvé une modification du code forestier qui assouplit les mesures de protection de l'Amazonie.


Le Brésil fait un pas en arrière dans la lutte contre la déforestation de l'Amazonie. Après deux ans de débats houleux, les députés ont approuvé la révision du code forestier de 1965, rapporte le site Sciences et Avenir. Une modification qui doit désormais être examinée par le Sénat. Jusqu'alors, le code forestier limitait l'usage agricole des terres, contraignant les propriétaires de forêts à en préserver une partie pouvant aller jusqu'à 80% en Amazonie. Le texte vise également à protéger des zones considérées comme sensibles, telles que les rives des fleuves, les sommets ou les coteaux des collines.

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La révision du code forestier légalise les zones illégalement déboisées jusqu'en juillet 2008, de même qu'elle autorise l'activité agricole dans certaines zones sensibles. Il s'agit d'un véritable "passeport pour la déforestation et l'expansion débridée de l'agriculture et de l'élevage", s'insurge l'association écologiste Greenpeace quand les agriculteurs et éleveurs "célèbrent les progrès obtenus", se réjouit la présidente de la Confédération nationale de l'Agriculture, Katia Abreu. "Ce qui est en jeu, c'est la production d'aliments au Brésil, qui soutient l'économie nationale", affirme-t-elle.

Alors que le Brésil abrite aujourd'hui 5,3 millions de kilomètres carrés de forêts, il est à la fois l'un des principaux producteurs et exportateurs du monde de soja, de céréales et de viande, et le cinquième plus grand émetteur de gaz à effet de serre. Alors que le vote des députés est considéré comme la première défaite de Dilma Rousseff au parlement, sa ministre de l'Environnement, Izabella Teixeira, a tenu à souligner que la présidente envisage de faire valoir son droit de veto sur certains points de la loi.

 

 

 

 

 

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Published by bruno magniez
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