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  • : Blog pour tous les passionnés du Brésil : actualités économiques, sociales et politiques.
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Bruno MAGNIEZ

 
Email : bmagniez@netcourrier.com

 

Docteur en Sciences Economiques

 

Thèse de doctorat Université de Picardie Jules Verne (octobre 2001) :

-          « La place du secteur informel dans l’économie brésilienne : une étude centrée sur le commerce de rue à João Pessoa »
- Thèse sous la direction de B.Lautier, Professeur Université de Paris-I, Panthéon-Sorbonne. Mention très honorable.

-          Jury de thèse : Philippe Hugon, Jaime Marques Pereira, Christian Azais, Bruno Lautier, Christian Palloix


 

Professeur de Sciences Economiques et Sociales


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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 17:22

Au Brésil, les trois principaux partis ont montré la force de leur implantation locale. Le Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB, centre), formation charnière de la coalition gouvernementale, reste le premier parti en nombre d'élus (1.031 mairies). Le Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB, opposition) conserve son deuxième rang (702 mairies), malgré la défaite de José Serra à São Paulo. Le triomphe du candidat de Lula à São Paulo, Fernando Haddad, et la progression du Parti des travailleurs (PT, gauche) en nombre de municipalités (636), dissimulent les difficultés de la formation présidentielle dans les autres grandes villes.

 

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La bataille de São Paulo a pris une dimension nationale, avec la participation de l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva et l’engagement de son successeur, Dilma Rousseff. La victoire du candidat de Lula, son ancien ministre Fernando Haddad, à la tête de la principale mégapole sud-américaine, est une divine surprise. C’est une performance, à la fois pour le candidat, qui n’avait jamais brigué un mandat électif, et pour son mentor Lula, dont l’implication et les alliances ont suscité beaucoup de critiques.

Malgré son cancer, Lula confirme sa stature de grand électeur, de faiseur de rois. Il a renouvelé au profit de Fernando Haddad le transfert de popularité qu’il avait déjà effectué pour faire élire Dilma Rousseff à la présidence en 2010.

Comme Haddad, Dilma ne s’était jamais présentée à des élections auparavant.

Le triomphe de la formation présidentielle, le Parti des travailleurs (PT, gauche), à São Paulo, aura l’avantage de dissimuler un bilan mitigé à l’échelle nationale, et franchement médiocre dans les grandes villes. Le succès de Lula aura l’inconvénient de relancer au PT la course souterraine entre les partisans d’une réélection de Dilma et ceux qui lui préfèrent un retour de l’ancien président, dont le charisme reste intact.

La dispute interne au PT minera la coalition de centre-gauche, qui sort assez secouée des municipales. Rien de tel que les appétits de pouvoir locaux pour ébranler les accords au sommet entre les partis ! Le Parti socialiste brésilien (PSB), qui a enregistré des progrès spectaculaires au premier tour, se prend à rêver d’un destin présidentiel et de l’éventuel intérêt à quitter la coalition gouvernementale.

Le progrès du Parti socialiste brésilien (PSB, gauche) est spectaculaire, sans égal en pourcentage, puisqu'il passe de 310 à 443 mairies, mais le PSB reste encore loin des trois grandes formations. Son dirigeant Eduardo Campos, gouverneur du Pernambouc, devra juger de l'opportunité de rester dans la coalition gouvernementale ou de la quitter, en vue de la présidentielle de 2014. Même si ses chances sont réduites face à une réélection de Dilma Rousseff ou à un retour de l'ancien président Lula, Eduardo Campos a encore besoin d'étendre la notoriété du PSB à l'échelle nationale.

Outre Recife et Fortaleza dans le Nord-Est, la victoire du PSB à Belo Horizonte (capitale du Minas Gerais), Campinas (Etat de São Paulo) ou Petropolis (Etat de Rio de Janeiro), constitue une première percée dans l'électorat du Sud, mais reste insuffisante pour disputer la présidence. A moins de prendre date avec une candidature en 2014 et d'envisager sérieusement de se lancer en 2018.

A défaut d'avoir menacé à Rio de Janeiro le maire Eduardo Paes (PMDB), malgré le soutien de l'intelligentsia carioca à son candidat Marcelo Freixo, le petit Parti socialisme et liberté (PSOL, extrême gauche), remporte une première capitale d'Etat, Macapa, en Amazonie.

 

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Published by bruno magniez
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