Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : le blog brunomagniez par : bruno
  •   le blog brunomagniez par : bruno
  • : Blog pour tous les passionnés du Brésil : actualités économiques, sociales et politiques.
  • Contact

Profil

  • bruno magniez

CV

Bruno MAGNIEZ

 
Email : bmagniez@netcourrier.com

 

Docteur en Sciences Economiques

 

Thèse de doctorat Université de Picardie Jules Verne (octobre 2001) :

-          « La place du secteur informel dans l’économie brésilienne : une étude centrée sur le commerce de rue à João Pessoa »
- Thèse sous la direction de B.Lautier, Professeur Université de Paris-I, Panthéon-Sorbonne. Mention très honorable.

-          Jury de thèse : Philippe Hugon, Jaime Marques Pereira, Christian Azais, Bruno Lautier, Christian Palloix


 

Professeur de Sciences Economiques et Sociales


Recherche

16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 20:13

La forêt amazonienne, poumon de la planète, a perdu au mois d'août 756 kilomètres carrés de bois, en grande partie à cause de l'abattage et les incendies qui s'en suivent. Cela représente plus du double de la superficie disparue au mois de juillet (113%), ce qui fait craindre le pire pour l'avenir de cette forêt immense.

L'année 2008 aura été particulièrement destructrice puisque la disparition des arbres y a augmenté de 229% - en comparaison avec 2007. Ces chiffres proviennent de l'Institut brésilien pour l'Environnement et la Gestion de l'Espace (INPE).

 

deforestation-au-bresil_940x705.jpg

 

La déforestation dans l'Etat d'Amazonie a augmenté de 27 % en un an, d'après les données mêmes du ministère de l'Environnement, revèle A Folha de São Paulo. Les observations du satellite Deter montrent qu'entre août 2010 et avril 2011, 1848 km² de forêt ont été anéantis, là où un an avant, durant la même période, 1455 km² d'arbres avaient disparu. La ministre, Izabella Teixeira, juge la situation "préoccupante" et à convoquer une cellule de crise, mais elle refuse de lier cette tendance avec la discussion sur le Code Forestier, qui devrait faciliter le droit des propriétaires terriens à exploiter les terres agricoles, et donc à couper les arbres. Le quotidien laisse au contraire entendre que "de nombreux propriétaires, sachant que le Code les amnistierait, ont anticipé le vote et déjà commencé à détruire la forêt". La discussion devait avoir le 11 mai dernier, mais a été reportée  en raison de la forte opposition des écologistes. Ils l'accusent de faciliter la déforestation sous couvert de protection de l'environnement.

 

2005-bresil-R.jpg

A ce rythme, la forêt amazonienne aura disparu d'ici 2030. Ce territoire, d'une superficie de 6,7 millions de kilomètres carrés, est la plus grande forêt tropicale du monde et la majeure partie de celle-ci se trouve au Brésil (environ 65%). Une crise qui s'accélère puisque plus d'un demi million de kilomètres carrés (un territoire aussi grand que la France) ont disparu durant seulement les vingt dernières années.

 

Le lobby agricole brésilien marque des points contre les écologistes, au grand dam du gouvernement, supposé protéger au mieux l'environnement, mais lâché par une partie de sa base parlementaire. Au terme d'un débat débuté il y a plus d'un an, la Chambre des députés a approuvé, mardi 24 mai, par 410 voix contre 63 et 10 abstentions, un projet de réforme du code forestier qui assouplit la protection des immenses forêts du pays, notamment en Amazonie. La réforme concerne, pour l'essentiel, deux mécanismes de sauvegarde de la flore : la « réserve légale » et les zones de préservation permanentes (APP).

 

 

 

 

La « réserve légale » est le pourcentage de la superficie d'une propriété rurale qui doit conserver sa flore d'origine. Cette proportion varie selon les régions et les types de végétation. Elle atteint 80 % pour la forêt primaire d'Amazonie, n'est que de 35 % dans les savanes d'Amazonie et de 20 % dans le reste du pays. La réforme prévoit de ne plus obliger les « petits » agriculteurs (possédant entre 20 et 400 hectares) à reboiser la réserve illégalement détruite.

Les APP sont les zones sensibles (rives des fleuves, bords des plateaux, etc.), qui doivent êtres préservées pour protéger les cours d'eau, stabiliser les marais et éviter l'érosion des sols. Un fleuve d'une largeur supérieure à 600 mètres doit ainsi conserver sur chacune de ses rives une bande de végétation primaire, dite « forêt ciliaire », épaisse d'au moins 500 mètres.

 

Les petits exploitants déjà installés dans ces zones ciliaires ne seront plus tenus de reboiser qu'une partie de ce qu'ils ont défriché. Au long d'une rivière large de moins de 10 mètres, par exemple, ils devront replanter des arbres sur une largeur de 15 mètres, et non plus de 30 mètres comme actuellement. Les plantations de vignes, de pommiers et de caféiers continueront d'être autorisées sur les coteaux. Plus symbolique encore : toutes les amendes encourues jusqu'en juillet 2008 par les déboiseurs illégaux seront suspendues.

 

Les députés du lobby « ruraliste » (agriculteurs et éleveurs) ne cachent pas leur satisfaction devant la perspective de pouvoir repousser les frontières agricoles. Pour le rapporteur du projet, Aldo Rebelo, un élu communiste, son texte ne fait que refléter la réalité du terrain : plus de 90 % des propriétés rurales du pays ne respectent pas les quotas exigés par la loi ; 600 000 km2 de terres devraient être replantées et ne le sont pas.

 

Colère des écologistes


La sénatrice Katia Abreu, chef de file du lobby rural au Congrès, souligne que la réforme évitera une destruction d'une partie des plantations existantes. Elle rappelle que l'agriculture et l'élevage n'occupent que 27 % de la superficie du pays contre 62 % pour les forêts, et que cette superficie exploitée a baissé de 10 % depuis 1995. La réforme suscite inquiétude et colère chez les écologistes. Ils la jugent trop permissive. « C'est un passeport pour la déforestation », tonne Paulo Adario, de Greenpeace. Sur les zones APP, jusqu'à 400 000 km2 de forêts ne seraient pas reconstitués.

Les experts déplorent de ne pas avoir été assez consultés. Les députés hostiles à la réforme accusent les grands exploitants de s'être cachés sous la bannière des « petits » pour défendre leurs intérêts. Ils regrettent que ce texte menace l'avenir à long terme de la forêt. Dix anciens ministres de l'environnement ont effectué une démarche commune en dénonçant la réforme comme un « recul ».

 

Le vote des députés est une défaite politique pour la présidente brésilienne, Dilma Rousseff. Pour la première fois, les élus de sa base « alliée », notamment ceux du Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB), le grand parti centriste auquel appartient le vice-président de la République, Michel Temer, ont contrarié ses souhaits.

 

Mme Rousseff compte sur le Sénat pour atténuer la portée de la réforme. Par fidélité à ses promesses électorales, elle rejette un élément capital du texte : « l'amnistie » des déboiseurs illégaux, mesure qui ne ferait qu'encourager de nouveaux « crimes » écologiques. Elle opposera son veto, dit-elle, à ce chapitre du texte, comme la Constitution le lui autorise.

 

image8.jpg

 

 

Cette affaire donne un mauvais signal à un mauvais moment. Après avoir beaucoup ralenti ces dernières années, la déforestation en Amazonie a connu une hausse brutale en mars-avril. Les déboiseurs clandestins auraient redoublé d'ardeur en anticipant la réforme. Le jour du vote, un militant écologiste, Joao Claudio Ribeiro da Silva, et sa femme ont été assassinés. Le couple avait reçu des menaces de mort d'éleveurs et de bûcherons. Ce double meurtre rappelle, après beaucoup d'autres, que les intérêts en jeu en Amazonie peuvent pousser certains jusqu'au crime.

Partager cet article

Repost 0
Published by bruno magniez
commenter cet article

commentaires

enqueteurcsi 07/08/2017 16:50

Des escroqueries ont lieu sur le net, dont la provenance est difficile à déterminer, mais qui mettent notamment en cause des jeunes filles présumées russes. Le plus souvent, ces jeunes filles n’existent que dans l’imagerie que les escrocs mettent en ligne à partir de serveurs disséminés dans plusieurs pays. Pour répondre à deux questions récurrentes, sachez notamment qu’aucune réglementation n’exige la production par l’invitée à la frontière d’une somme d’argent pour un montant quotidien calculé en fonction du nombre de jours de voyage. Une escroquerie largement répandue consiste également pour l’invitée à faire croire qu’elle encourt une forte amende de la douane pour avoir tenté d’emporter avec elle une œuvre d’art destinée à être offerte en cadeau à son invitant. Si vous avez été contacté, et subi de préjudice, vous pouvez signaler auprès de l’Office Régionale de Répression Contre la Cybercriminalité. Pour tous types d’arnaque portez plainte uniquement si vous avez perdu de l’argent. Rien ne sert de porter plainte pour un simple courriel frauduleux auquel vous n’avez pas donné suite : vous ne feriez qu’embouteiller les services de police judiciaire. Notez cependant que les chances de récupérer la somme qu’on vous a volée sont très fortes si vous fournissez toutes les preuves fiables pour le bon déroulement de l’enquête et la constitution du dossier d’arnaque. Auprès de qui porter plainte ? En France, vous devez obligatoirement porter plainte auprès de l’Office Régionale de Répression Contre la Cybercriminalité (ORRCC). Demandez à parler à un Enquêteur Spécialisé Criminalité Informatique (ESCI), par e-mail à l’adresse suivante :

orrcc@outlook.fr / orrcc@net-c.fr

Attention : l’ORRCC traite tous les affaires courantes d’escroqueries par Internet. Aussi nos services sont entièrement gratuits.

Véronique 03/03/2017 18:28

Bonjour je me nomme Véronique Payet je me suis fait arnaquer par une personne sois disant habitant en Afrique .Je devais bénéficier d’un héritage de 400.000€ je lui et envoyer trois mandat western union l’un de 4500€ pour les dossier puis d’autres mandat au total j’ai perdus plus de 13500€ et une Cellule Régionale de Répression Contre la Cybercriminalité (CRRCC) basée en Afrique en Europe et au canada et je me suis faire aidé a récupéré mes fonds part le Lieutenant de Police DANIEL PONCE . Alors n’hésitez pas à les contacter si vous aviez été victime d’arnaque comme moi ou d’une arnaque aux sentiments, héritages, bancaires, de prêt entre particulier ou encore tout autre arnaque à leur adresse ils vous aideront à mettre la main sur votre escroc et engager les procédures pour votre remboursement ainsi qu’un dédommagement selon le cas

Voici sont contact Email:

lieutenant.daniel.ponce@outlook.fr

Contacter le a sont adresse Email si vous avez aussi perdu de l’argent avec ces escrocs il pourra vous aidez comme il m'a aidez moi Merci

aviceruais 12/12/2016 14:42

Madame,

Merci pour cette analyse précise dont j’ai hélas trop tard compris les mécanismes.
En effet, je sors de mon silence avec une phobie pour les ordinateurs puisque en mars 2015, j’ai été approché par un homme, puis par un autre (son ami) et durant 1 an j’ai versé l’équivalent de 80 000euros sans me rendre compte de l’escroquerie. C’est en recevant un chèque volé que j’ai tout découvert. J’ai porté plainte mais je n’ai
eu de honte et effondrement psychologique. Depuis je vois un psychiatre, je ne sors plus et je n’approche plus aucun site de rencontre. Cela m’aura couté une telle souffrance que je ne vis plus qu’au jour le jour. C’est ainsi que j’ai cherchait de l’aide sur les forums et j’ai vue l’adresse de la brigade de recherche en cybercriminalité. Cette
structure m’a beaucoup aidé. Etant donné que j’étais toujours en contact avec eux, ils ont eu à entamer des démarches pour faire arrêter les usurpateurs d’identité de … (censuré par l’administration du site – ne jamais citer de noms !)… J’ai reçu mon remboursement grâce à cette brigade. J’étais arrivé à un stade malheureux de ma vie ou tout était devenu difficile pour moi, même pour manger. On ne sait vraiment pas a quoi s’attendre sur internet donc je suis très méfiante a partir de ce moment, je crois
que l’amour virtuel n’existe pas.
E-mails : brig.cybercriminalite@gmail.com / brig.cybercriminalite@netc.eu
Merci de m’avoir lu.
Salutations.