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Bruno MAGNIEZ

 
Email : bmagniez@netcourrier.com

 

Docteur en Sciences Economiques

 

Thèse de doctorat Université de Picardie Jules Verne (octobre 2001) :

-          « La place du secteur informel dans l’économie brésilienne : une étude centrée sur le commerce de rue à João Pessoa »
- Thèse sous la direction de B.Lautier, Professeur Université de Paris-I, Panthéon-Sorbonne. Mention très honorable.

-          Jury de thèse : Philippe Hugon, Jaime Marques Pereira, Christian Azais, Bruno Lautier, Christian Palloix


 

Professeur de Sciences Economiques et Sociales

Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 18:25

Si le but pour la Chine est avant tout de s'assurer, au Brésil, une base pour son approvisionnement en ressources naturelles, une analyse plus détaillée montre la volonté des entreprises chinoises de s’implanter dans le tissu industriel brésilien.

 

 

 

Le Brésil, un marché prioritaire pour la Chine

 

 

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Selon l’étude "China Global Investment Tracker", réalisée par la fondation américaine Heritage Foundation, le Brésil est devenu, l’année dernière, le premier marché mondial pour les investissements directs chinois.

 

La Chine a investi, début 2011, plus de 30 milliards de dollars, dont 13,7 milliards pour la seule année 2010. Ce montant englobe 12,9 milliards de dollars (44%) d'investissements concrétisés, 8 milliards de dollars (27%) d'investissements annoncés, et 8,6 milliards de dollars (29%) en cours de négociation.

 

Destinés avant tout à assurer à la Chine une base pour son approvisionnement en ressources naturelle, ces investissements se concentrent principalement dans les secteurs de l’énergie, pétrole et gaz (54,7%), des minerais (22,3%), de la sidérurgie (11,8%), des Ports (3,4%), de l’énergie électrique (3,3%) et récemment le secteur de l’agrobusiness (achats de terres pour la production de soja destiné au marché chinois).

 

La récente visite en Chine de la présidente Dilma Rousseff, devra renforcer ce mouvement d’investissements chinois vers le Brésil. Cependant, une des priorités de la mission brésilienne a été de demander à la Chine d’investir plus lourdement dans le secteur des infrastructures, l’organisation de la Coupe du monde de Football et des Jeux Olympiques.

 

La volonté des entreprises chinoises de s’implanter dans le secteur industriel brésilien


En 2010, 3% des investissements effectivement concrétisés au Brésil ont été réalisés dans le secteur automobile, la production de machines, les secteurs de la banque et de la communication.

 

A ce titre, on peut saluer l’arrivée de Huawei, entreprise des télécommunications, qui détient aujourd’hui 50% du marché national brésilien des modems 3G et de Sany, spécialiste de la fabrication de machines industrielles.

 

Les trois principaux constructeurs automobiles chinois, Jac Motors, Cherry et Dongfeng ont annoncé récemment leur intention d’investir au Brésil dans des unités de production. Dès 2013, Cherry devra commencer à produire 50.000 voitures par an, dans son usine de Jacareí, Etat de São Paulo, pour atteindre les 150.000 unités dans le futur (investissement de plus de 420 millions de dollars).

 

L'entreprise taïwanaise du secteur de la technologie de l’information Foxconn, s’est engagée, lors de la visite de Dilma Rousseff en Chine, à injecter 12 milliards de dollars ces six prochaines années, pour l’implantation d’unités de production de tablets et autres équipements électroniques au Brésil.

 

« fusions/acquisitions », modalité d’investissement privilégiée des entreprises chinoises


Elles représentent environ 83% de l’entrée des capitaux chinois dans le pays. L’achat de 40% des actions de Repsol Brésil par Sinopec, géant chinois du secteur du pétrole et du gaz, pour un montant de 7,1 milliards de dollars en est un bon exemple.

 

Les "joint ventures" correspondent à 11,5% du total des investissements chinois au Brésil. Un exemple significatif est l’apport financier réalisé par China Development Bank, d’un montant de un milliard de dollars, auprès de l’entreprise de logistique LLX (acquisition d’équipements pour le Projet Superporto Sudeste).

 

Les opérations d’investissements dans des projets "greenfield"s (investissements dans des actifs d’infrastructures nouvelles), quant à elles, représentent 5,2% des opérations réalisées.

Par bruno magniez
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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 17:50

La crise alimentaire des années 2007-2008, le landgrabbing, l’incertitude radicale des prix des principaux produits agricoles, la montée en puissance de nouveaux acteurs (Chine, grande importatrice, et Brésil, important producteur, en tête), le repli généralisé et le protectionnisme des agricultures européennes et américaine laissent présager d’une nouvelle ère de conflits géoéconomiques. Peut-être même de nouvelles guerres.

 

Se reporter à l'ouvrage suivant :

 

La Guerre des Terres. Stratégies agricoles et mondialisation.

Dans le domaine agricole, le libre-échange est un échec, l’OMC une usine à gaz.
De crises alimentaires en émeutes de la faim, d’achats agressifs de millions d’hectares de terres cultivables en manipulation concertée des prix des produits agricoles, l’agriculture provoque d’intenses débats et l’avenir s’annonce encore plus sombre. L’avènement de batailles commerciales et de conflits agraires de grande ampleur est proche. La paix par le commerce est un idéal révolu, l’agriculture entre désormais dans l’âge impitoyable de la guerre économique mondiale.Sur le front, les puissances historiques – l’Europe et les États-Unis – font face aux puissances émergentes comme le Brésil.
La solution ? Un retour à la souveraineté alimentaire des États.
 

Thierry POUCH, économiste, spécialiste d'économie agricole.
Thierry Pouch est reponsable du service des études économiques de l'Assemblée permanente des Chambres d'Agriculture et chercheur associé à l'Université de Reims Champagne-Ardenne, laboratoire Organisations marchandes et Institutions.

 

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Ce questionnement primordial se pose donc aujourd'hui pour le Brésil.

 

En cette saison, dite de « la petite récolte », le sorgho et le millet poussent dru dans les champs qui entourent Uruaçu, petite ville du nord de l'Etat de Goias.

 

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Ils offrent, pendant quelques semaines, un spectacle trompeur, car, sur ces mêmes terres, pendant le reste de l'année, il n'y a qu'un roi : le soja. D'allure certes moins majestueuse que ces deux belles céréales, mais bien plus courtisé.

 

Le soja d'ici, la Chine le désire au plus haut point. D'où la signature, en avril, d'un accord inédit entre la Fédération agricole de l'Etat de Goias et la compagnie paraétatique chinoise Sanhe Hopefull.

 

Celle-ci s'engage à investir pendant dix ans l'équivalent de 3 milliards d'euros pour développer et moderniser la culture dans cette région. En contrepartie, elle pourra acheter 6 millions de tonnes de soja aux producteurs locaux. Les Chinois sont déjà très actifs dans le sud de Goias, qui leur a vendu, en 2010, les trois quarts de ses exportations. Ils se sont intéressés au nord de l'Etat lors d'un voyage en Chine du président Luiz Inacio Lula da Silva en 2009. Après quatre visites sur place, ambassadeur de Chine en tête, ils ont conclu l'affaire, à la grande satisfaction des deux parties.

 

Pour les Chinois, un tel contrat présente plusieurs avantages. Il leur garantit une sécurité d'approvisionnement et les rend moins vulnérables aux variations des cours du marché. Il leur permet de faire miroiter aux Brésiliens la possibilité de court-circuiter en partie les géants américains de l'agro-industrie, comme Cargill ou Archer Daniels Midland, dont on voit les silos et les entrepôts dans les champs de la région.

 

D'ici à 2018, l'Etat de Goias prévoit, avec l'aide des Chinois, de doubler sa production actuelle. Comment ? En convertissant au soja 3 millions d'hectares de pâturages dégradés - sur les 8 millions existants dans la région - qui ne sont plus cultivés depuis plusieurs décennies. La restauration de ces terres a déjà commencé, pour permettre une relance de la production dès la prochaine saison.

 

Secrétaire municipal à l'agriculture d'Uruaçu, Beto Ribeiro, 40 ans, montre, au milieu des champs, les amas de calcaire dont l'épandage enrichira les sols. Grâce à l'argent chinois, des producteurs traditionnels de soja loueront une partie de ces pâturages aux fermiers.

 

Les Chinois financeront, avec des prêts très avantageux, l'achat de moissonneuses performantes. Ces machines peuvent coûter jusqu'à 250 000 euros. « En acheter une dans des conditions favorables, c'est une occasion à saisir », explique Gilbran Campos Alves, un agriculteur rencontré dans les locaux du syndicat rural d'Uruaçu. « Cela va doper notre productivité », renchérit le président du syndicat, Alarico Fernandes Junior.

 

La compagnie chinoise veut aussi intervenir dans le transport de la production. Uruaçu l'intéresse du fait de sa position clé sur la longue « Voie ferrée nord-sud » (FNS) en phase d'extension. Le soja sera acheminé par wagons jusqu'au port d'Itaqui, près de Sao Luis, la capitale de l'Etat du Maranhao, au nord du Brésil, où les Chinois ont l'intention d'investir. Le délai d'écoulement du soja sera ramené à dix jours, et les coûts de production réduits par rapport à l'actuelle voie d'exportation vers le sud, jusqu'au port de Santos.

 

En avril, la compagnie Chongqing Grains a signé, dans l'Etat de Bahia, un autre accord direct avec des producteurs locaux, prévoyant la construction d'une usine, de silos, et d'un « port à sec », terminal terrestre relié aux voies de communication régionales. Montant du contrat : 1,8 milliard d'euros.

 

La Chine a initié ce genre d'accord direct depuis qu'elle sait ne plus pouvoir acheter de terres au Brésil. « Hopefull ne nous a fait aucune offre d'achat », souligne M. Fernandes Junior. Et pour cause, une telle proposition aurait forcément été rejetée.

 

En août 2010, le procureur général du Brésil, Luis Inacio Adams, a « réinterprété », en la durcissant, une loi de 1971 sur l'achat de terres par des étrangers, dont une brèche avait permis à ces derniers, Chinois inclus, de la contourner. En 2007, la filiale brésilienne d'une entreprise chinoise (Zhejiang Fu Di) avait acquis 16 000 hectares dans l'Etat du Tocantins, et quelques autres milliers au sud du pays. Le retour à une application stricte du texte interdit aux compagnies étrangères d'acheter plus de 5 000 hectares de terres agricoles. Selon l'Institut national de la colonisation et de la réforme agraire (Incra), plus de 4 millions d'hectares étaient passés en 2008 (dernier chiffre connu) dans des mains étrangères. Un chiffre qui reste modeste pour un pays de la taille du Brésil.

 

Les Chinois mangent de plus en plus de viande. Le tourteau de soja, sous-produit de la trituration des graines, est la principale source de protéines dans l'alimentation des porcs et des volailles. L'appétit de la Chine pour le soja ne cessera donc de s'attiser. Selon le département américain de l'agriculture, elle devrait accroître de plus de 50 % ses importations de soja d'ici à 2020.

 

 

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Premier partenaire commercial du Brésil, la Chine lui achète surtout trois matières premières, le minerai de fer, le pétrole et le soja, qui représente un quart de ses importations. Les Brésiliens s'inquiètent de ce déséquilibre des échanges, de type « néocolonial », où Pékin ne leur vend, en retour, que des produits industrialisés.

 

Ce risque accru de dépendance envers la Chine explique, parmi d'autres raisons, que la présidente Dilma Rousseff cherche à se rapprocher des Etats-Unis, qui furent, jusqu'à il y a peu, le premier partenaire du Brésil. Mais, pour ce dernier, la voie est étroite. « La Chine est à la fois une chance et une menace, résume Sergio Amaral, président du conseil patronal Brésil-Chine. Nous devrons être précautionneux, sans devenir protectionnistes. »

Par bruno magniez
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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 11:55

Du 13 au 19 juin 2011, Autres Brésils présente à l’Espace Confluences (190 Bd de Charonne, Paris 20), la 7ème édition du Festival Brésil en Mouvements, le principal événement dédié au documentaire social brésilien en Europe : sept jours de projections et de débats pour renforcer les liens entre la France et le Brésil et proposer une autre manière d’envisager notre rapport au Brésil et aux problématiques sociales et environnementales.

 

 

Cette année, le festival s’articule autour de 7 thématiques :

 

• Mardi 14 juin
Changement climatique : défis et alternatives


• Mercredi 15 juin
Indiens et medias


• Jeudi 16 juin
Travail et société


• Vendredi 17 juin
Pour une autre mondialisation : hommage à Milton Santos


• Samedi 18 juin
Cultures locales : regards croisés autour du Court
Brésil : laboratoire social ?


• Dimanche 19 juin
Economie sociale et initiatives locales.

 

 

 

 

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Par bruno magniez
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Mardi 14 juin 2011 2 14 /06 /Juin /2011 17:21

 

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The 2nd Brazil Business Summit

  • Par : Development Institute International
  • Type d'évènement : Conférence d'Affaires
  • Ville : Paris
  • Date de début : jeudi 7 juillet 2011
  • Pays : France
  • Date de fin : jeudi 7 juillet 2011
  • Description : la conférence se concentra sur l'essor du Brésil : défis, risques et opportunités

 

 

Le Brésil, longtemps considéré comme un « pays d’avenir » qui décevait ses plus chauds partisans, a commencé
à réellement s’affirmer à la face du monde dans les toutes dernières années.


Le pays était miné par une économie fragile et très dépendante des marchés du Nord. Faute de marché intérieur suffisant, l’industrie connaissait souvent des périodes de crise prononcée et sur le plan social les inégalités étaient très visibles. Le cinéma novo avait montré les plaies du Nordeste et les chancres des favelas. L’état économique et financier du Brésil inspirait plus la défiance que le respect. Pour que l’émancipation géopolitique soit possible, il fallait que le pays s’assure de bases économiques solides et que la société se rassérène par la stabilisation de la démocratie. Nous tenterons de montrer dans cet article que l’État brésilien du début du 21e siècle, rompant avec les mauvais présages, assure les bases d’une croissance plus équitable.

 

Du même coup, il se présente sur la scène internationale avec tout son potentiel et revendique une place qui lui revient, ranimant ainsi de façon saine les débats sur l’ordre international contemporain.

 

Le Brésil est le premier partenaire commercial de la France en Amérique Latine et il a confirmé, au milieu de la crise, son potentiel de développement considérable.

Parmi ses atouts, une importante population, un marché actif et puissant, une main d’œuvre de qualité et à moindre coût, une puissance industrielle ou encore, de nombreux projets d’infrastructures énergétiques, ferroviaires, routières et portuaires

 

 

 

Le Brésil est donc en plein essor. En 2010 son économie a eu un taux de croissance de 7,5% qui devrait se maintenir à 5% au cours des cinq prochaines années, soutenue par les investissements et la consommation des ménages. Les entreprises brésiliennes se développent très rapidement levant sans peine des fonds dans leur pays et acquérant de nouveaux actifs à l’étranger. Les importantes nouvelles réserves offshores vont transformer le Brésil en un exportateur majeur de pétrole.

 

Malgré l’attractivité du pays, tout investisseur doit maîtriser certaines questions clés encore en suspens : La Présidente Rousseff pourra-t-elle poursuivre les progrès réalisés par son prédécesseur le Président Lula ? Sera-t-elle en mesure de contrôler les dépenses budgétaires et de faire baisser les taux d’intérêt et le réal tout en maintenant la croissance et en contrôlant l’inflation ?

 

 

 

Par bruno magniez
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Lundi 13 juin 2011 1 13 /06 /Juin /2011 14:04

Le ministre brésilien des Finances Guido Mantega a annoncé lundi que le Brésil n'avait pas encore choisi le candidat qu'il soutenait pour prendre la tête du Fonds monétaire international (FMI).

Le Brésil est en train d'évaluer les propositions des candidats et prendra une décision "au bon moment", a indiqué le ministre.

"Pour l'instant, il n'y a aucune décision. Je suis en train de discuter avec les autres ministres pour que nous puissions avoir une position collective", a précisé M. Mantega, ajoutant que les candidats devaient faire des commentaires sur les réformes du FMI s'ils voulaient obtenir le soutien du Brésil.

Le Brésil a confiance dans la structure du FMI, qui est favorable non seulement au développement économique global, mais aussi aux réformes de l'organisation, afin d'accorder davantage de droits de décision aux pays émergents dans le cadre du FMI.

"Au cours des dernières années, les pays en développement se sont développé mieux que les pays développés, avec une meilleure croissance économique et davantage de responsabilités fiscales", a révélé le ministre.

Christine Lagarde de France et Agustin Carstens du Mexique sont les candidats en finale pour la position de directeur du FMI. La décision finale sera prise d'ici le 30 juin, selon des sources au FMI.

 

 

La ministre française de l'économie, Christine Lagarde, s'est engagée lundi 30 mai à Brasilia à "approfondir" la réforme du Fonds monétaire international pour donner plus de poids aux pays émergents, dans une conférence de presse au côté de son homologue brésilien. "La grande priorité à venir est la poursuite de la réforme de la gouvernance et son approfondissement", a-t-elle dit à l'issue d'un entretien avec le ministre brésilien des Finances, Guido Mantega.

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La visite de Mme Lagarde au Brésil est la première étape d'une tournée des grands pays émergents visant à défendre sa candidature à tête du FMI.

 

La ministre française des Finances Christine Lagarde s'est rendue lundi au Brésil dans l'espoir de décrocher le soutien de l'une des plus influentes économies émergentes pour sa candidature à la direction du Fonds monétaire international (FMI).

L'appui de la première économie d'Amérique latine, qui semble désormais probable, pourrait renverser la tendance dans le pays émergents, pour le moment plutôt en défaveur d'une candidature européen.
Le Brésil est la première étape d'un voyage organisé dans l'urgence et qui conduira Christine Lagarde en Inde, en Chine, en Russie et en Arabie saoudite.
"Je viens évidemment ici pour expliquer ma candidature (...) et je suis également ici pour entendre ce que les dirigeants brésiliens attendent du fonds et de son directeur général", a déclaré Christine Lagarde à son arrivée au Brésil.

 

 

LE SOUTIEN BRÉSILIEN RESTE À CONQUÉRIR

 

 

Mme Lagarde fait figure de grande favorite pour succéder à Dominique Strauss-Kahn, inculpé à New York pour crime sexuel, qui a démissionné le 19 mai de son poste de directeur du FMI. La candidature de la ministre française ea été  renforcée au sommet du G8 de Deauville, en France, où elle a engrangé les soutiens. Après être officiellement entrée en campagne, elle peut déjà se prévaloir du front uni des Européens en sa faveur et du soutien plus ou moins affiché des Etats-Unis et de la Russie.

 

 

Ministre de l'économie depuis 2007, actuelle présidente du G8 et G20 finances, la Française peut faire valoir qu'elle a pris part à toutes les décisions depuis que la crise financière internationale a éclaté en 2008, qu'il s'agisse de la réforme de la gouvernance économique mondiale ou de la crise de la dette en zone euro.

Par bruno magniez
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Vendredi 10 juin 2011 5 10 /06 /Juin /2011 17:57

L'objectif est aussi clair qu'ambitieux : "Un Brésil sans misère". Tel est le nom du plan lancé en grande pompe jeudi 2 juin à Brasilia par la présidente Dilma Rousseff et qui ne vise pas moins qu'à éradiquer de son pays la "pauvreté extrême" d'ici 2014.

16, 2 millions de Brésiliens – 8,5 % de la population - vivent en situation d'extrême pauvreté, avec moins de 70 Reais – 30 euros – par mois. La moitié d'entre eux ont moins de 19 ans, et 40 % moins de 14 ans. 60 % d'entre eux habitent le Nord Est du pays. 22 % sont analphabètes. Sur les 30 millions de Brésiliens vivant en milieu rural, un sur quatre est " très pauvre ". En finir avec la misère était une promesse électorale de la candidate Dilma Rousseff. En annonçant son plan, la présidente l'a présenté comme la priorité de son mandat.

 

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Combattre "la pauvreté chronique" enracinée depuis des siècles, et trop longtemps tenue pour une "fatalité" est, a-t-elle dit, "le défi le plus difficile à relever, le problème le plus grand et le plus angoissant de ce pays". Ce combat, le gouvernement entend le mener sur tous les fronts : allocations sociales, éducation, emploi, santé, accès aux services publics, amélioration des infrastructures, développement rural. Son plan recycle, améliore, amplifie des politiques existantes et comporte de nouvelles mesures. Il s'articule sur trois axes.

 

"C'EST À L'ETAT D'ALLER VERS LES PAUVRES"


Il s'agit d'abord de donner un peu plus d'argent aux miséreux en élargissant le champ d'application de la "bourse famille" ("bolsa familia"), ce programme de transfert de revenus créé sous le règne de l'ex-président Lula da Silva, et dont bénéficient 12 millions de familles pauvres et très pauvres. Désormais, jusqu'à cinq enfants par famille – et non plus trois seulement – pourront avoir droit à l'allocation, soit 1,3 million d'enfants supplémentaires. La somme mensuelle versée à la mère de famille, en hausse, variera entre 14 et 136 euros.

 

Surtout, l'objectif est d'attribuer la bourse famille d'ici décembre 2013, à 800 000 nouvelles familles qui pourraient y prétendre, mais qui ne la perçoivent pas parce qu'elles sont géographiquement isolées, démunies d'information et oubliées par les services de l'Etat. " Il faut en finir avec cette mentalité selon laquelle les pauvres devraient aller solliciter l'Etat. C'est à l'Etat d'aller vers les pauvres " soulignait cette semaine la ministre du développement social, Tereza Campello, dans un entretien au Monde, à la BBC et à El Pais. " Les fonctionnaires devront changer de culture, identifier les familles misérables, se rendre à leur domicile et agir ".

 

Depuis sa création en 2003, la bourse famille a permis à plusieurs dizaines de millions de Brésiliens de manger à leur faim, de vivre un peu moins mal et même de découvrir les joies de la consommation et du crédit. Mais elle ne suffit pas. "Un Brésil en pleine croissance ne peut se contenter de développer un grand programme d'aide sociale", observe Mme Campello.

 

 FORMATION ET MICROCRÉDIT


D'où le deuxième axe du plan gouvernemental : assurer aux plus pauvres l'accès aux services publics : éducation, santé, eau, électricité, tout-à-l'égout. Près d'une famille rurale très pauvre sur deux ne dispose ni d'eau courante ni d'un puits ; plus d'une sur deux ne possède ni égout, ni fosse septique.

 

Le troisième axe du plan – l'"inclusion productive" – vise à donner aux "très pauvres" les moyens économiques d'échapper définitivement à la misère. Par l'emploi, la formation professionnelle, le microcrédit. Le Brésil manque de main-d'œuvre pour des emplois de faible qualification : l'objectif est de former 1,7 millions de personnes en milieu urbain d'ici 2014. Autre objectif : quadrupler le nombre de petits agriculteurs pauvres aidés financièrement par l'Etat et conseillés par des techniciens agronomes. Ces familles recevront des semences et des plants. Une "bourse verte" les encouragera à protéger l'environnement.
 

"Si le Brésil accomplit d'ici 2014 ce qu'il a programmé, conclut la ministre,il sera le premier pays en développement à atteindre le principal objectif du millénaire fixé en 2000 par l'ONU : réduire la misère extrême".

 

 

Par bruno magniez
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Jeudi 26 mai 2011 4 26 /05 /Mai /2011 17:38

L'Institut brésilien de l'environnement (Ibama) a donné, mercredi 1er juin, son feu vert définitif à la construction du barrage controversé de Belo Monte, en Amazonie, le troisième du monde par la taille.

 

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L'Ibama a octroyé (au consortium d'entreprises brésiliennes à dominante publique) Norte Energia la licence formelle qui autorise la construction du barrage Belo Monte, sur le Xingu", a indiqué l'organisme gouvernemental dans un communiqué.

 

16 000 PERSONNES SERAIENT DÉPLACÉES


Les communautés indigènes de la région et les écologistes ont lancé une campagne contre ce barrage, qui inondera une zone de 500 km2 sur les berges du Xingu, dans l'ouest de l'Etat amazonien du Para, et entraînera le déplacement de seize mille personnes, selon les chiffres officiels.

 

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Mais, selon les partisans de l'ouvrage, la réalisation de ce complexe hydroélectrique est essentielle pour accompagner la croissance économique du pays, Belo Monte devant assurer 11 % de la production électrique du Brésil en 2019. D'une capacité de production de 11 233 mégawatts (MW), ce sera le troisième plus grand barrage au monde après ceux des Trois-Gorges (18 000 MW) en Chine, et d'Itaipu, qui alimente le Brésil et le Paraguay (14 000 MW),

 

Depuis 2001, dix actions en justice ont été menées contre la construction du barrage, et les procédures sont toujours en cours.

 

Ce sera, promet-on à Brasilia, le premier barrage géant écologiquement irréprochable. Le gouvernement brésilien a donné son feu vert, début février, à la construction du complexe hydroélectrique de Belo Monte, sur la rivière Xingu, dans l'Etat amazonien du Para. Les militants du développement durable dénoncent ce projet et les tribus indiennes riveraines menacent d'y faire obstacle.

L'aval gouvernemental marque l'épilogue d'une longue histoire. Le projet remonte au milieu des années 1970. Il prévoit initialement la mise en service de six usines. En 1989, les indigènes, soutenus alors, comme aujourd'hui, par le chanteur anglais Sting, mènent une campagne mondiale qui oblige l'Etat à battre en retraite.

 

L'image, cette année-là, du cacique Tuira brandissant un couteau au visage d'un ingénieur nourrira la légende de la "résistance" indienne au programme hydroélectrique. Une scène semblable se reproduira en 2008, lorsque le coordonnateur du projet, venu s'expliquer devant les Indiens, sera poignardé au bras.

 

Entre-temps, le projet a été rebaptisé et modifié en tenant compte de nouvelles contraintes environnementales et des craintes de la population. Il ne comporte plus qu'une usine. La surface des terres inondées sera réduite de 1 200 km2 à 516 km2. Avec ses 29 turbines, le complexe comprendra deux barrages et un lac de retenue reliés par deux canaux de dérivation des eaux du Xingu. La centrale sera "au fil de l'eau", réduisant ainsi l'impact environnemental.

 

Les Indiens hostiles

Avec 11 200 mégawatts en puissance installée, Belo Monte sera le troisième plus grand barrage du monde, après celui des Trois Gorges, en Chine (18 000 MW) et celui d'Itaipu, exploité en commun par le Brésil et le Paraguay (14 000 MW). Il possédera 11 % de la capacité de production du Brésil. L'usine entrera en service en 2015. L'Etat fédéral évalue le coût du projet à 11 milliards de dollars (8 milliards d'euros). L'appel d'offres sera lancé en avril. Deux consortiums brésiliens sont déjà en lice. Soucieux d'ouvrir plus amplement la concurrence, le gouvernement incite un troisième industriel, le groupe GDF Suez, à se joindre à la course.

 

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Le vainqueur, quel qu'il soit - et c'est l'essentiel -, devra s'engager par avance à honorer un strict cahier des charges assorti de "quarante contraintes environnementales et socio-économiques". Faute de quoi, le projet ne pourrait être mis en oeuvre. Le ministre de l'environnement, Carlos Minc, évalue à 800 millions de dollars (587 millions d'euros) le montant de ces "compensations" : "C'est, dit-il, la licence environnementale la plus exigeante de l'Histoire."


Il s'agira, notamment, de créer deux zones de préservation des terres indigènes et de financer un réseau d'assainissement public, et d'un programme de construction d'écoles et de dispensaires. "Toutes ces exigences sont réalisables, même si certaines sont lourdes", observe Roberto Massias, chef de l'agence gouvernementale pour l'environnement (Ibama). Le projet affectera 12 000 familles rurales, dont beaucoup seront déplacées et à qui on promet de meilleures conditions de vie. "Mais, assure M. Minc, pas un Indien ne devra quitter sa terre."


Les promoteurs du projet arguent qu'il générera 18 000 emplois directs et 80 000 emplois indirects dans une région qui se plaint d'être économiquement délaissée, et qu'il fera tomber, chaque année, des dizaines de millions de dollars dans l'escarcelle de l'Etat de Para et de la ville la plus proche, Altamira. Les militants écologistes restent sceptiques, et les Indiens hostiles. Ils déplorent que l'étude environnementale n'ait pas levé leurs doutes. Ils soulignent que le creusement des deux canaux de dérivation entraînera des excavations équivalentes aux travaux du canal de Panama.

 

Ils évoquent les risques d'émission de gaz méthane, les menaces sur la forêt, sur le cours du fleuve et sur la pêche traditionnelle, et les désordres liés à l'arrivée prévisible de 100 000 nouveaux habitants. "Ce sera le chaos", prédit l'évêque de Xingu, Erwin Kräutler. Les Indiens accusent la Funai, la fondation fédérale qui défend leurs intérêts, de "trahison", car elle a donné son accord au projet. Plusieurs associations ont déclenché des actions en justice contre l'Etat.

 

Belo Monte est crucial, rétorquent les partisans du barrage, pour assurer l'autosuffisance du Brésil en électricité. D'ici à 2017, le pays aura besoin chaque année de produire 4 000 MW supplémentaires pour soutenir une croissance économique autour de 5 %. L'hydroélectricité, qui assure 85 % de la fourniture d'énergie au Brésil, est "propre et renouvelable", mettent-ils avant. 65 % du potentiel hydroélectrique est en Amazonie. "Il serait insensé de renoncer à une telle ressource", dit Mauricio Tolmasquim, président de l'entreprise publique de recherches énergétiques.

 

 

Par bruno magniez
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Vendredi 20 mai 2011 5 20 /05 /Mai /2011 17:20

La présidente brésilienne, Dilma Rousseff, a affirmé que son pays portera secours au Portugal, en proie à une sévère crise financière.

 

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"Le Brésil pourra aider le Portugal", qui traverse de graves difficultés économiques et financières, a déclaré mardi la présidente brésilienne Dilma Rousseff à son arrivée à Coimbra, dans le centre du pays, citée par l'agence Lusa.

 

"Oui, le Brésil pourra aider le Portugal, tout comme le Portugal a aidé le Brésil économiquement", a répondu la présidente brésilienne interrogée par un journaliste à son arrivée à son hôtel, sans ajouter d'autres précisions.

 

Dilma Roussef doit assister mercredi matin à une cérémonie d'hommage à son prédécesseur Luiz Inacio Lula da Silva par l'université de Coimbra, avant de rencontrer dans l'après-midi à Lisbonne son homologue portugais Anibal Cavaco Silva et le Premier ministre démissionnaire José Socrates.

 

Le Premier ministre portugais a présenté sa démission mercredi dernier à la suite du rejet par le parlement de son nouveau plan d'austérité censé éviter au pays un recours à un plan de sauvetage financier, à l'instar de la Grèce et de l'Irlande.

 

 

Par bruno magniez
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Mercredi 18 mai 2011 3 18 /05 /Mai /2011 17:29

Les discussions du Forum économique mondial pour l'Amérique latine commencent jeudi à Rio de Janeiro, au Brésil, avec des débats visant à bâtir les fondations économiques de la région pour la prochaine décennie.

 

La conciliation de la croissance économique et de l'inclusion sociale dans cette région marquée par de très fortes inégalités sera un sujet majeur au cours de cette réunion régionale du Forum économique mondial, basé à Genève.

 

La création d'emplois et la production agricole seront aussi abordées, ainsi que le « nouveau chemin du Brésil », une puissance régionale en pleine expansion qui organisera la Coupe du monde de football en 2014 et les Jeux olympiques en 2016.

 

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« L'Amérique latine est une région prospère de 600 millions de personnes et a devant elle une décennie prometteuse », ont déclaré les organisateurs.

 

Contrairement à ce qui avait été annoncé, la présidente brésilienne Dilma Rousseff n'assistera pas à la cérémonie d'ouverture, mais elle pourrait se rendre au forum vendredi, dernière journée de la réunion.

 

L'ex-premier ministre britannique Tony Blair, le secrétaire général de l'Organisation des États américains, José Miguel Insulza, et le président dominicain, Leonel Fernandez, assistent aussi à l'événement.

 

 

Par bruno magniez
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Mercredi 20 avril 2011 3 20 /04 /Avr /2011 19:02

 

Le directeur général du Fonds Monétaire International (FMI), Dominique Strauss Kahn, a rencontré aujourd'hui la présidente Dilma Rousseff ainsi que le président de la Banque Centrale, Alexandre Tombini et le ministre des Finances, Guido Mantega.Une visite qui coÎncide avec l'annonce, par l'IBGE, des résultats de la croissance économique du Brésil pour l'année 2010 (+7,5%).

 

 

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DSK a précisé que dans un environnement mondial marqué par une reprise inégale, bien avancée en Amérique latine et en Asie mais encore "fragile" en Europe et incertaine aux Etats-Unis, le principal risque pour les pays émergents est une surchauffe économique.

 

Il a approuvé la politique de réduction des dépenses budgétaires (30 milliards de dollars, soit 22 milliards d'euros) ainsi que les récentes mesures monétaires et fiscales adoptées par le Brésil pour contrer ce risque.

 

Pour lui, le Brésil doit trouver un rythme de développement durable tout en continuant à combattre la pauvreté et les inégalités sociales."Le programme de la Bolsa Familia est un excellent exemple à suivre dans le monde".

 

Il a noté qu'il était important que les pays émergents, dont le Brésil, continuent à jouer un rôle important sur la scène international et en particulier dans le G-20.

 

Enfin il a souligné l'importance de la coopération internationale pour résoudre les déséquilibres mondiaux, prévenir les crises futures et éviter aux pays de prendre des mesures individuelles qui pourraient remettre en cause la reprise mondiale.

 

Il a précisé qu'il "est particulièrement important de résister aux mesures protectionnistes".

 

 

 

Par bruno magniez
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