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Jeudi 31 décembre 2009 4 31 /12 /2009 14:17

        Fin janvier 2010 se tiendra à Porto Alegre, Brésil, un nouveau Forum Social dont le thème central de discussion portera sur les alternatives possibles face à la crise.


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Il y a dix ans, dans cette ville, des organisations et des citoyens du monde entier se sont retrouvés pour la première fois afin de dénoncer les dérives de la marchandisation croissante de nos activités. Depuis, le Forum Social s'est décliné à plusieurs niveaux : du global aux niveaux européen, national et local. Et le mouvement altermondialiste s'est socialement et géographiquement élargi.

En janvier 2009, à Belem, le dernier Forum Social Mondial a réuni près de 130 000 participants pour débatre. Une grande marche de dizaines de milliers de militants altermondialistes et d'Indiens ont donné le coup d'envoi au Forum Social Mondial de Belém (nord du Brésil), plus que jamais en quête d'alternatives au capitalisme en crise.

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Environ 130.000 militants syndicalistes, étudiants, membres d'organisations non-gouvernementales, pacifistes sont présents au Forum qui se pose depuis 2001 en alternative au Forum économique de Davos qui réunit en même temps les décideurs économiques et politiques dans les Alpes suisses.
"C'est ce forum qui donnera la réponse mondiale des mouvements sociaux (syndicalistes, ONG, étudiants) à la crise", a estimé Raffaella Bolini, coordinatrice du FSM européen.



En effet, les Forums sociaux sont des espaces où se dessinent des formes plurielles de dépassement du système économique, social et politique actuel. Ils sont également des espaces de construction d'actions communes.

 



Le Forum Social Mondial est un espace de débat démocratique d’idées, d’approfondisse-ment de la réflexion, de formulation de propositions, d’échange d’expériences et d’articulation de mouvements sociaux, réseaux, ONGs et d'autres organisations de la société civile qui s’opposent au néo-libéralisme et à la domination du monde par le capital et par toute forme d’impérialisme.



Durant ces dix années, ce mouvement n'a cessé de dénoncer les racines des problèmes qui ont conduit la mondialisation dans l'impasse et à la crise actuelle.  L'objectif du FSM en 2010 est de recueillir des évaluations, des propositions et des expériences des mouvements et organisations sociaux pour faire face aux différentes crises. L'espace de convergence de tout cela sera le Forum Social Mondial Dakar 2011, le prochain événement centralisé du processus FSM.




Forum Social 10 ans Grande Porto Alegre
Quand : du 25 au 29 Janvier
Où : à Porto Alegre, Canoas, Sapucaia do Sul, São Leopoldo, Novo Hamburgo, Campo Bom et Sapiranga – RS – Brésil
Contact: fsm2010@yahoo.com.br
Site web : http://www.fsm10.org

Par bruno magniez
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Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /2009 17:28

Le numéro 991 du magazine hebdomadaire "Courrier International" consacre un dossier de cinq pages au Brésil, "un pays qui a tout d'une grande puissance".

Au travers de plusieurs articles de presse d'Amérique du Sud, l'hebdomadaire revient sur la croissance brésilienne, les atouts et les défauts de cette nouvelle puissance économique.
Le magazine revient également sur le Président brésilien, Luiz Ignacio Lula Da Silva, "Lula", issu d'une famille ouvrière qui après trois tentatives infructueuses, accède à la présidence du Brésil, en 2002. Réélu en 2006, son mandat s'achèvera en 2010.


Il a refusé de réformer la Constitution pour pouvoir briguer un troisième mandat. "Le Brésil a suffisamment tardé à consolider sa démocratie. Je ne veux pas être celui qui l'aura mis en danger. Je partirai en 2010" déclara ainsi Lula.

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D'un point de vue industriel, le Brésil sera en 2010, après les Etats-Unis et la Chine, le troisième marché mondial d'ordinateurs !

Au niveau de la croissance économique, là aussi les chiffres peuvent faire pâlir les puissances occidentales : "les économistes prévoient une croissance de 4 % pour 2009 et des chiffres encore meilleurs pour 2010".
Globalement, Lula a, par ses mesures sociales, réussi à relever le Brésil, l'économie étant aujourd'hui "dopée par la consommation".

"EPOCA", journal de Sao Paulo revient sur le bilan économique de Lula : "Le revenu global de la population a augmenté de 20 % par rapport à 2008" [...]. "Le taux d'investissement représente 17,6 % du PIB, le chiffre le plus important depuis 1996". La croissance économique est toujours selon le journal, "également due aux politiques sociales du gouvernement, tel le programme Bolsa-Familia [sorte de revenu minimal garanti aux familles les plus pauvres]". Sur le plan des inégalités, là aussi, Lula a réussi le pari de réduire de manière importante le taux de pauvreté :
"Si, en 2001, 35 % de la population vivait au-dessous du seuil de pauvreté, ce pourcentage est passé de 24,1 % en 2008".

"EPOCA"
met toutefois un bémol au bilan économique brésilien : "Ces chiffres mettent cependant aussi l'accent sur tout ce qu'il reste à faire en matière d'inégalités, d'insécurité, de pollution ou de corruption".



Par bruno magniez
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Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /2009 17:03

En 2009, le rêve olympique du Brésil s'est réalisé



 

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    Rio de Janeiro a fait la fête le 2 octobre quand le Comité international olympique (CIO) luia attribué les JO de 2016, mais la "Ville merveilleuse" a vite retrouvé le sens des réalités face au défi monumental qui l'attend, en matière d'infrastructure et de sécurité.



  "Pour le Brésil, les jeux Olympiques vont redonner confiance au peuple", affirmait le président Luiz Inacio Lula da Silva résumant le sentiment du pays avant le vote du CIO à Copenhague.


Ces Jeux sont en effet les premiers jamais organisés en Amérique latine, et les autorités du géant continental ont promis qu'ils seront "les meilleurs de l'Histoire".


Le gouvernement fédéral s'est engagé à apporter un soutien financier à Rio, métropole de six millions d'habitants qui connaît des problèmes récurrents de pauvreté, de violence, d'insécurité, en plus de transports vétustes et d'infrastructures dépassées.


On estime les besoins à quelque 15 milliards de dollars (10,24 milliards d'euros), essentiellement destinés à l'amélioration, voire la création, de transports, aux installations sportives et à l'hôtellerie. La ville ne compte actuellement que la moitié de chambres nécessaires à un évènement comme les Jeux selon les normes du CIO.


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De toutes façons, le Brésil, et Rio, pourront déjà tester leur capacité d'organisation en recevant, en 2014, la Coupe du Monde de football.


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Quoi qu'il en soit, Lula partira en 2010 avec deux victoires plus que symboliques : sous ses mandats, le Brésil a obtenu l'organisation de la Coupe du Monde de football 2014 et les Jeux Olympiques 2016, une première en Amérique du Sud.

"Je suis très fier de représenter ici les espoirs et les rêves de plus de 190 millions de Brésiliens. Nous sommes un peuple que le sport passionne. Quand j'observe les cinq anneaux du drapeau olympique, j'y vois mon pays. Nous ne sommes pas un peuple mélangé, mais un peuple qui aime le métissage" avait déclaré Lula, lors de la présentation de la Candidature de Rio de Janeiro, devant le Comité International Olympique (CIO), réuni à Copenhague, début octobre.

Nul doute que les deux événements planétaires, auront un rôle de tremplin exceptionnel pour l'économie et la société brésilienne.

Un classement des vingt premières économies mondiales (2008) place le Brésil au 9e rang avec un PIB à parité de pouvoir d'achat estimé à 1 993 milliards de dollars
... la France était dans le même temps, à la 8e place mondiale.

 

Par bruno magniez
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Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /2009 16:54



   Le gouvernement brésilien a donné hier un nouveau coup de pouce au salaire minimum, de l'ordre de 6 % en termes réels. Le salaire minimum brésilien devrait franchir la barre des 500 Reals au début de l'année 2010.

 

                   L'année se termine donc en beauté au Brésil. Après avoir su juguler la crise internationale, le gouvernement de Luiz Inácio Lula da Silva a donné hier un nouveau coup de pouce au salaire minimum, de l'ordre de 6 % en termes réels, qui entrera en vigueur au 1er janvier prochain. Depuis son entrée en fonction en 2003, Lula aura donc relevé le salaire minimum mensuel de 200 reals à 510 reals (environ 200 euros), soit une revalorisation de 50 % hors inflation. Sa politique pour augmenter les bas salaires s'accompagne également d'un coup de pouce aux retraites, de l'ordre de 2 %, et à l'élargissement du programme d'allocations familiales aux plus démunis, Bolsa Familia.


   Une politique sociale assortie d'une série de mesures d'exemption fiscale pour soutenir la demande. Automobile, électroménager, construction civile… Les consommateurs ont répondu présent. Le grand marché intérieur a permis au Brésil de rebondir et de sortir d'une brève récession dès le mois de juin. « Le Brésil, de par la structure de son économie, passe beaucoup mieux au travers de la crise [que d'autres pays émergents comme la Russie]. Et avec des mesures extrêmement simples et efficaces qui ont été adoptées par le gouvernement, le marché brésilien de l'automobile va même être en croissance d'environ 8 % cette année par rapport à l'an dernier », explique Jean-Michel Jalinier, président de la filiale brésilienne de Renault.

   De fait, le Brésil tourne résolument le dos à la crise et amorce 2010 avec une perspective de 5 % de croissance (après un résultat proche de 0 cette année). « Désormais, l'accent sera mis sur l'investissement pour faire tourner la roue de l'économie de manière équilibrée », garantit Lula. La plupart des chefs d'entreprise se préparent déjà à augmenter leurs investissements, selon une enquête de la Confédération nationale de l'industrie.


Programme d'investissements

   
     Mais 2010 sera aussi une année électorale. Lula, pour la première fois en vingt ans, ne pourra pas se présenter à la présidentielle d'octobre, en vertu de la Constitution qui lui interdit plus de deux mandats consécutifs. Il défend les couleurs de Dilma Rousseff, sa dauphine, en charge du programme d'infrastructures, qui devrait recevoir l'année prochaine un montant record d'investissements. Pour l'instant, c'est toujours le candidat de l'opposition, José Serra, qui caracole en tête des sondages. Mais, grâce à la popularité record de Lula (plus de 80 %), Dilma Rousseff comble petit à petit son retard. L'augmentation du salaire minimum et la bonne santé de l'économie joueront également en sa faveur.

 

 

Par bruno magniez
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Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /2009 16:33

La nouvelle géographie de la croissance mondiale en 2010



     En Chine, l'objectif officiel de 8 % de hausse de l'activité sera probablement dépassé · Le Brésil et l'Inde voient leur reprise se consolider · Selon les économistes, les Etats-Unis ne devraient connaître qu'une croissance modérée.



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    Les bonnes nouvelles s'accumulent chez les économistes qui révisent à la hausse leurs perspectives de croissance. En Chine, les prévisions font état d'une hausse du produit intérieur brut qui dépassera l'objectif de 8 % du gouvernement pour l'année prochaine. Certains experts avancent déjà 12 %. La croissance de l'Inde atteindra quant à elle de 7,5 % à 8 % pour l'année budgétaire 2009-2010, a indiqué, hier, le ministre indien des Finances, Pranab Mukherjee, contre 6,7 % l'année précédente.

   Au Brésil, l'activité économique repart de l'avant. Les prévisions font état de 5 % de hausse du PIB l'an prochain.  Face à ces augures favorables, le président Lula a annoncé, hier, une revalorisation du salaire minimum ainsi que des pensions de retraite. Partout, la croissance repart. Même aux Etats-Unis, qui sortiront de leur plus grave récession de l'après-guerre. Cependant, les pronostics sont plus mesurés pour la première puissance économique mondiale, dont la croissance ne sera pas du même ordre que dans les pays émergents. La fin du plan de relance ainsi que la persistance d'un chômage élevé et de surcapacités de production limiteront le rebond. Dans ce contexte, les pays émergents devraient prendre, en partie, le relais des Etats-Unis comme locomotive de la croissance mondiale.

 

 

 

Par bruno magniez
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Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /2009 12:42


        Pour la première fois dans son histoire, Le Monde a décidé de désigner la personnalité de l'année. "Sa" personnalité de l'année. L'exercice pourrait paraître hasardeux ou galvaudé. Qui distinguer ? Selon quels critères ? Au nom de quelles valeurs ? Comment se différencier de grands et prestigieux confrères étrangers, tel l'hebdomadaire américain Time, qui nous a depuis longtemps devancés sur ce chemin en élisant sa "person of the year" ?

 

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Depuis sa création, Le Monde, marqué par l'esprit d'analyse de son fondateur, Hubert Beuve-Méry, se veut un journal de (re)construction, sinon d'espoir; il véhicule à sa manière une part du positivisme d'Auguste Comte, prend fait et cause pour les hommes de bonne volonté. C'est pourquoi, pour cette première désignation, que nous souhaitons désormais renouveler chaque année, notre choix de raison et de cœur s'est porté sur le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, plus connu sous le simple nom de Lula.



Il nous a paru que par son parcours singulier d'ancien syndicaliste, par sa réussite à la tête d'un pays aussi complexe que le Brésil, par son souci du développement économique, de la lutte contre les inégalités et de la défense de l'environnement, Lula avait bien mérité ce titre de personnalité de l'année 2009.



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       Ce n’est pas Lula, c’est le Brésil. Qu’un quotidien français prenne conscience que la politique mondiale ne dépend plus seulement des cinq membres du conseil de sécurité, et que l’homme politique le plus populaire du monde n’est pas Obama, mais Lula, est un changement qu’il faut saluer. En espérant qu’il contamine le reste de la presse française, mais aussi la rédaction du Monde.


     Ces dernières années, à mesure que le Brésil montait en puissance ou du moins la révélait, à mesure que l’Amérique Latine en général s’affichait comme l’un des laboratoires politiques les plus intéressants du monde, en tous cas les plus progressistes, la presse française continuait, pour des raisons économiques, à diminuer le nombre de pages dédiées à l’international, à devenir de plus en plus nombriliste, et dans les meilleurs des cas, européennes. Cela frustre journalistes et lecteurs curieux de l’étranger, et c’est surtout dangereux, en cultivant une vision du monde désormais dépassée, tant sur le terrain politique qu’économique.


      Les grands groupes de demain ne sont pas seulement américains, français ou allemands. Ils viennent désormais d’Inde, du Brésil et de Chine. Choisir Lula est bon signe : ce n’est pas le politique aux accents paternalistes qu’on applaudit, mais le syndicaliste qui avec le temps, se fait véritable humaniste.


Et ne boudons pas notre plaisir de voir la presse et l’élite brésilienne trépigner en découvrant que Le Monde, qu’ils tiennent en si haute estime sans même le lire, a choisi celui qu’ils méprisent comme homme de l’année.


Par bruno magniez
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Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /2009 11:47

 

     Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a promis mardi à ses compatriotes une "excellente" année 2010 avec la création de "millions" d'emplois, dans son allocution de fin d'année retransmise sur les radios et télévisions du pays.
"Je vous l'assure, nous aurons un 2010 excellent, avec une forte croissance de l'économie et la création de millions d'emplois", a affirmé Lula dont l'anneé prochaine sera la dernière de son deuxième mandat de quatre ans.

 

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Le chef de l'Etat a rappelé qu'il y a exactement un an, en pleine crise mondiale, il avait demandé aux Brésiliens de l'aider à maintenir l'économie en consommant de manière responsable mais que maintenant il avait de bonnes nouvelles.
"J'ai de bonnes nouvelles. La première c'est l'assurance de pouvoir dire que le pire est passé. La seconde, que notre économie sortira de la crise plus saine que quand elle y est entrée. La troisième c'est l'engagement du gouvernement de continuer à agir au bon moment et de façon adéquate", a-t-il souligné.

 

 

 

En 2010, la priorité du gouvernement sera de "renforcer les investissements pour que les rouages de l'économie tournent de façon saine et durable", a ajouté le président.


La croissance du Brésil devrait se renforcer en 2010 pour s'établir à 5,8%, soutenue par la demande interne, a estimé mardi la Banque centrale (BC) dans son rapport trimestriel.

 

Grâce à des réductions d'impôts massives, le Brésil a traversé de façon plus douce que bien d'autres pays les temps les plus difficiles de la crise malgré les problèmes de secteurs clés comme l'automobile ou les appareils ménagers, mais Lula a souligné que l'Etat devait maintenant changer de politique.

 

"Désormais notre effort se porte sur l'augmentation de l'investissement afin de faire tourner les rouages de l'économie de façon saine et durable", a dit le président brésilien dans un discours retransmis à la télévision.

"Lorsque l'investissement augmente, la production augmente, l'emploi et la consommation augmentent et l'économie a besoin de plus d'investissements pour continuer à tourner", a-t-il dit.

 

Il a cité plusieurs mesures déjà annoncées pour relancer l'investissement, dont une augmentation de 80 milliards de reais (44,9 milliards de dollars) des fonds de la banque nationale de développement BNDES et des prêts à taux réduits pour les banques privées pour faciliter le crédit aux particuliers.

 

Il a en outre évoqué une enveloppe de 15 milliards de reais pour la construction navale et le maintien jusqu'en 2014 des aides fiscales pour les fabricants d'ordinateurs.

 

Le gouvernement Lula a lancé en 2007 un vaste programme pour rénover des infrastructures vieillissantes, dont les entreprises locales déploraient les effets néfastes sur leurs activités.

 

La gestion assez conservatrice qui prévaut dans l'économie brésilienne, même pendant ses périodes de forte croissance, a été mise en lumière par la crise que le pays a ainsi subie de façon bien moins violente que ses voisins.

Le Brésil n'est entré qu'en légère récession sur deux trimestres et le consensus des prévisionnistes table sur une croissance d'au moins 5% pour 2010.

 

"Le même modèle qui a vaincu la crise a permis, en seulement sept ans, la création de 12 millions d'emplois, a fait entrer 20 millions de Brésiliens dans la classe moyenne et en a sorti 31 millions d'autre d'une pauvreté abjecte", s'est félicité Lula.

 

 

Par bruno magniez
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Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /2009 18:19

 

 

         Le programme "la lumière pour tous" fait partie des programmes sociaux que le président Brésilien Lula a multiplié. Des initiatives qui ont permis au pays de traverser la crise. Mais à quelques mois des prochaines élections présidentielles, doit-on y voir une stratégie électorale ?

 

 

 

 

Lors de la première année de son premier mandat, le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, fait une promesse aux Brésiliens : en finir avec "l´exclusion électrique". Il prend alors l´engagement d´apporter la lumière à deux millions de familles - soit plus de dix millions de personnes - vivant en milieu rural. Et il se fixe une date limite pour réaliser son projet : 2008.
 
En 2007, le gouvernement est bien obligé de constater que l´objectif annoncé ne pourra pas être atteint. Le délai du programme social - intitulé "Luz para Todos", la lumière pour tous - est donc allongé jusqu´à fin 2010. A cette occasion, un million de nouvelles familles sont ajoutées au programme : selon les autorités, des besoins supplémentaires sont apparus.
 
L´objectif d´origine est aujourd´hui atteint : le seuil des deux millions de familles bénéficiant du programme a été dépassé il y a six mois. Mais la presse brésilienne prophétise déjà l´échec de Lula : à la fin de son second mandat, il n´aura pas réussi à "universaliser" l´accès à l´électricité au Brésil. Selon les estimations officielles, quelque 600 000 familles supplémentaires doivent recevoir la lumière en 2010. Un chiffre peu réaliste : il n´a jamais été atteint en six ans, et les foyers qui restent à traiter sont les plus difficiles d´accès. Nombre d´entre eux se situent notamment en Amazonie.
 
Malgré tout, le Brésil aura fait un grand pas en avant en huit ans de gouvernement Lula. Dans des communautés rurales qui continuent de s´éclairer à la bougie le soir et qui ne peuvent pas conserver leurs aliments dans un réfrigérateur, l´arrivée de l´électricité constitue une petite révolution. Pour le gouvernement, elle doit aussi permettre aux communautés concernés - pauvres dans la majorité des cas - d´améliorer leurs revenus.
 
Lors de la campagne pour la prochaine élection présidentielle, qui se tiendra en octobre 2010, les résultats des programmes sociaux actuels occuperont sans aucun doute une grande place dans le discours de la future candidate Dilma Roussef, le bras droit de Lula au sein du gouvernement, en qui le président voit sa dauphine. Depuis quelques mois, elle est systématiquement mise en avant à chaque nouveau coup de pouce donné aux programmes sociaux.
 
Par bruno magniez
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Vendredi 25 décembre 2009 5 25 /12 /2009 18:48
Par bruno magniez
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /2009 12:52

En ce dernier jour de négociation sur les changements du climat à Copenhague, les négociateurs attendaient deux discours, celui du président brésilien Luiz Inacio da Silva, et celui de son homologue américain, Barack Obama. Et à raison. Obama, qui continue une nouvelle fois de décevoir, a fait un discours arrogant, refusant de négocier, et de reconnaître que les Etats-Unis avaient été les principaux responsables historiques de l’accumulation des gaz à effet de serre. Il est arrivé au dernier moment à Copenhague, n’est resté dans la séance plénière que le temps de son discours, n’écoutant aucun autre chef d’Etat. Durant les quelques heures qu’il a accepté de dédier à des négociations parallèles, le président américain avait les yeux rivés sur sa montre, expliquant à ses interlocuteurs, notamment brésiliens, qu’il devait rentrer aux Etats-Unis au plus vite.

 

 




 



Cet aveu d’impuissance contraste avec le discours volontariste d’un Lula brillant, interrompu à quatre reprises par les applaudissements alors qu’il démontrait la volonté du Brésil de sauver la conférence. Sans note, avec un discours improvisé – les meilleurs – il a même surpris sa délégation en annonçant que le Brésil était prêt à contribuer à un fonds destinés à aider les pays les plus pauvres à combattre le réchauffement climatique, sans pour autant en finir avec leurs perspectives de développement. « C'est quelque chose que je n'ai jamais dit dans mon pays, ni à mon peuple, ni devant mon Parlement, ni même à mon équipe ici: mais s'il est nécessaire de faire un sacrifice, le Brésil est disposé à mettre de l'argent sur la table pour venir en aide aux autres pays », a déclaré Lula, démontrant que le Brésil est définitivement entré dans la Cour des grands, en prenant les responsabilités qui lui correspondent et en cessant de se défausser sur les pays les plus riches.

 

 



C’est une métamorphose d’autant plus remarquable que Lula n’est pas une personne passionnée par les questions de l’environnement. Ces derniers mois, ses revirements sur la question – passant d’une position inflexible des pays émergents au rôle de porte-parole des environnementalistes – pouvaient être interprétés comme un geste électoral. L’environnement sera un thème important de l’élection de 2010, à laquelle Lula ne peut se présenter (le Brésil interdit plus de deux mandats consécutifs). Sa candidate préférée, la chef de la Maison Civile (équivalent de premier ministre) Dilma Roussef devra probablement affronter, outre la droite, la candidature de Marina Silva, l’ex-ministre de l’environnement de Lula, qui a quitté le parti des travailleurs pour se présenter au nom du Parti vert.

 

 

Hier, pourtant, le discours de Lula a démontré que le président brésilien a désormais compris que préservation de l’environnement et développement étaient intimement liés, et que pour sauver l’Amérique Latine et l’Afrique de la misère, les pays les plus riches devaient s’obliger à des réductions d’émissions de carbone drastique, et devaient mettre la main à la poche.

 

 


La Conférence
de Copenhague est un échec qui renvoie à la réunion de Mexico, l’année prochaine. Mais le Brésil en est sorti grandi, s’affirmant comme une puissance responsable, au contraire des Etats-Unis

 

Par bruno magniez
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